01 mai 2012

Bob le Flambeur (1956) de Jean-Pierre Melville

Roger Duchesne (notre Leslie Nielsen à nous, qui rit quand il se brûle) est un sacré joueur mais qui a bon coeur. Il écume les tables de jeu du soir jusqu'au petit matin (qu'il perde ou qu'il gagne, il demeure aussi jouasse que Gai-Luron) mais se montre toujours prêt tendre la main à une chtite blonde qui traîne (Isabelle Corey, premier film et malheureusement pas le dernier) ; le Bob n'est po du genre à demander quoique ce soit en échange d'un toit, il est même plutôt du genre partageur vu qu'il refile la gamine à son jeune poteau... [Lire la suite]
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27 décembre 2011

Léon Morin, Prêtre (1961) de Jean-Pierre Melville

« Quand vous aimez quelqu’un, vous l’aimez sans preuve. La foi, c’est pareil, une certitude morale. S’il y avait des preuves, tout le monde croirait. Plus besoin même de croire. On comprendrait, on saurait, on verrait. Cela ne serait déjà plus ici-bas. Ce serait… le Ciel » Sur les treize longs-métrages de Jean-Pierre Melville, trois se passent pendant la seconde guerre mondiale : Le Silence de la Mer, où il se focalise sur les relations entre un occupant allemand et une famille française, L’Armée des Ombres, où il... [Lire la suite]
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16 novembre 2009

Le Samouraï (1967) de Jean-Pierre Melville

La quintessence de l'oeuvre de Melville. Le Samouraï, que j'ai vu et revu ces dernières années, demeure en tout cas un véritable objet d'art au croisement du cinéma américain dans le fond (les contrats d'un tueur solitaire, les arrestations (cette façon typique de faire s'aligner les présumés coupables devant des lignes indiquant leur hauteur, les filatures au taquet de la police)) et du cinéma japonais dans la forme (chaque cadre est millimétré, le montage de chaque séquence est parfaitement découpé à la microseconde près... Ok,... [Lire la suite]
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28 mai 2008

L'armée des Ombres (1969) de Jean-Pierre Melville

Quel sens de la sobriété et de l'efficacité, qui pourrait rappeler un autre Jean-Pierre dans un autre domaine. Chez Melville, pas la peine de grands discours: des actes, des consciences au service d'un seul but, sans fanfaronnades, sans arrière-penseés, avec pragmatie et détermination. Ventura incarne parfaitement le héros melvillien, une lourde carcasse quasi-muette qui suit son petit bonhomme de chemin. S'engager dans la Résistance signifie pour lui obéir aux ordres d'en haut quoiqu'il en coûte: qu'il faille étrangler à la main... [Lire la suite]
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17 octobre 2007

Le Silence de la Mer (1949) de Jean-Pierre Melville

On comprend à la vision de ce premier film du grand Melville, en quoi il a pu apparaître comme un "parrain" pour les réalisateurs de la nouvelle vague: d'une part parce que pratiquement sans expérience, il fait montre d'une rigueur admirable qui prouve que le métier de cinéaste n'est pas réservé à une "classe", à une élite formée pendant 20 ans dans des studios... On n'est artiste ou on ne l'est pas, on naît artiste quoi... De plus parce qu'il ne travaille qu'avec des débutants comédiens et chef op (Monsieur... [Lire la suite]
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22 août 2007

Le Cercle Rouge de Jean-Pierre Melville - 1970

C'est pas si mal, la télé française en été : ça permet de revoir des vieux machins qu'on pensait connaître par coeur, et de se rendre compte qu'on en avait retenu que quelques plans, qu'une vague idée. Pour moi, Le Cercle Rouge, c'était le "polar métaphysique", quelques cadres sur le visage fermé de Bourvil, et Delon en prison. Point. Avouez que ça aurait été bête de rester sur cette impression floue. Car c'est un très beau film. Le style de Melville, définitivement en place (trop, peut-être ? les tics ne sont pas... [Lire la suite]
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10 juin 2006

Deux Hommes dans Manhattan (1959) de Jean-Pierre Melville

Une trame ultra-simplifiée -deux hommes partent à la recherche d'un diplomate français absent lors d'une séance à l'ONU- et tout ce qui fait le charme de Melville est là en essence: l'impression qu'il est simple de faire du cinéma... Dans une ambiance plus que jamais jazzy -boîte, studio d'enregistrement- l'on suit le parcours de ces deux hommes (un journaliste de l'agence France Presse et un photographe de France-Match (sic)) dans la nuit américaine: de blondes platines aux bombes latines (Michèle Bailly -oui je sais, quand je dis... [Lire la suite]
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28 février 2006

Le doulos (1962) de Jean-Pierre Melville

Si le Doulos (toujours cru que c’était un apero grec, je suis con parfois) n’atteint pas la perfection melvillienne du Samouraï, on a quand même à faire à du lourd. J’en veux pour preuve ces longues scènes où la caméra suit Belmondo comme un vautour qui volerait super bas, cette noirceur définitive où l’homme est un loup pour l’homme, où encore cette scène léonienne (là j’ai bon je crois) lors de la seule confrontation entre Piccoli et Belmondo. Un Piccoli au sommet de son art (comme finalement toujours…) avec une finesse de ton, une... [Lire la suite]
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