07 février 2021

L'homme qui ne vécut que pour aimer (Koshoku ichidai otoko) (1961) de Yasuzô Masumura

Casanova, on ne le sait pas assez, serait en fait japonais. Yonosuke est un homme qui aimait les femmes et l'on suit ici, façon road-movie, ses aventures au gré des villes et de la pléthore de femmes qu'il rencontre. Déshérité par son père plus avare en thune qu'un muet l'est en parole, Yonosuke sait parfaitement que pour être heureux, il suffit de vivre d'amour et de chair fraîche. Sa méthode : le dévouement total auprès d'une femme, la séduction câline et, au besoin, le sacrifice de toutes ses économies (souvent maigres) pour leur... [Lire la suite]
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24 novembre 2020

Le Dossier noir (Kuro no hôkokusho) (1963) de Yasuzô Masumura

On aime ce genre d'enquêtes policières nippones, une enquête ici mené par l'ourson Ken Utsui sous l'oeil précis et redoutable de Masumura. Ce procureur, qui bosse en ligne directe avec les flics, n'a plus le choix : après deux échecs durs à encaisser pour son supérieur, il faut absolument trouver le coupable de ce dernier meurtre et le faire condamner. Au départ, tout se passe pour le mieux : un patron d'une cinquantaine d'années à eu le crâne fracassé par un vase (lourd le vase, et solide) dans son propre intérieur : il y a des... [Lire la suite]
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31 mars 2020

Courant chaud (Danryû) (1957) de Yasuzô Masumura

Gloire à nos infirmières (il est bon de passer de la pommade) en ces temps chaotiques : des infirmières jouent au ballon sur un toit en ouverture, une est à l'écart, une amie vient la voir, pam elle tombe raide morte... Pourquoi ? Masumura n'est point un devin, la pauvrette s'est juste empoisonnée à cause d’une sombre histoire dans cet hôpital qui cache de nombreux secret… C'est ce que le nouveau gestionnaire des lieux devra éclaircir en plus de la gabegie : personnel dilettante, branle-mannette à la pelle, détournement de... [Lire la suite]
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11 novembre 2015

Le Géant et les Jouets (Kyojin to Gangu) (1958) de Yasuzô Masumura

Au Japon, la guerre du caramel mou fait rage. Qui des Giants, de World ou d'Apollo va réussir à infester le marché des dents cariés ? Masumura, toujours aussi visionnaire, nous propose un Mad Men de son temps, une critique au vitriol du capitalisme et du petit monde de la publicité alors que la société japonaise réapprend tout juste à marcher. Créer de la starlette pour ces cons de consommateurs, envahir leurs cerveaux la(r)vés de slogans à la con, profiter de chaque opportunité pour tenter de flinguer son concurrent direct... [Lire la suite]
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27 septembre 2015

Confessions d'une Epouse (Tsuma wa kokuhaku suru) (1961) de Yasuzô Masumura

On aime décidément cet ami Masumura qui sait à la perfection se jouer du triangle amoureux ; trois de cordée : une femme, son mari, son "amant" (c'est en tout cas ce que le mari peut supposer vu les affinités entre les deux) ; ils partent à la montagne, l'un d'eux tombe dans le ravin : il s'agit du mari qui laisse au passage une assurance-vie meuh-meuh. Que s'est-il passé réellement ? Ils ont dévissé, le mari s'est retrouvé le dernier de cordée et sa femme, au milieu, a coupé la corde : l'a-t-elle parce que sa position était... [Lire la suite]
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03 mars 2014

Jeune Fille sous le Ciel bleu (Aozora Musume) de Masumura Yasuzo - 1957

Nous voilà en plein cinéma sentimental de la fin des 50's au Japon, autrement dit dans le film lumineux aux couleurs chaudes, et c'est bien agréable. On est encore loin du soufre d'un Oshima, on n'est plus vraiment dans la mélancolie d'un Ozu, mais dans un entre-deux entre ces tendances, et le fait est qu'on passe un moment chaleureux dans ce roman-photo amoureux. Rien n'est grave dans Jeune Fille sous le ciel bleu : ni l'échec d'un amour, ni la perte d'une mère, ni la dégringolade dans l'échelle sociale. Les personnages abordent tout... [Lire la suite]
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12 février 2014

La Bête aveugle (Môjû) (1969) de Yasuzô Masumara

Il y a vraiment des choses très intéressantes dans ce film de Masumura qui s'ouvre comme une ode à la beauté du corps féminin, à l'art de la sculpture, au plaisir esthétique et sensoriel donc en un sens, et qui s'achève dans la recherche de plaisirs extrêmes (un genre d'empire des sens sado-nippon s'il fallait trouver une formule), dans la destruction, l'auto-destruction, l'horreur brute. Vaste programme. La première partie de l'œuvre nous offre un kidnapping « classique » (un sculpteur aveugle jette son dévolu sur un... [Lire la suite]
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14 janvier 2014

L'Ange rouge (Akai tenshi) (1966) de Yasuzô Masumura

Revenant de France avec quelques films nippons dans ma besace, je pense bien encore pouvoir découvrir et vous faire partager deux trois petits trucs de derrière les fagots. Cet ange rouge n’a rien à voir avec un quelconque ange bleu puisque l’action du film a lieu dans un hôpital japonais en territoire chinois. La guerre fait rage et les blessés s’accumulent à la pelle ; on suit les pas de la belle infirmière Nishi (sublime Ayako Wakao) qui, après un contact relativement frontal avec ce monde d’hommes réduits au rang de... [Lire la suite]
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10 février 2012

La Femme de Seisaku (Seisaku no tsuma) (1965) de Yasuzo Masumura

Jusqu'où peut-on aller par amour ? Quelles sont les limites ? Okane (la magnifique Ayaka Wakao) semble repousser les limites au maximum : parce que sans lui, elle ne peut vivre, parce que s'il part à la guerre, il va mourir... D'où ? Une des séquences les plus affreuses que j'ai vu depuis longtemps... Mais le pire, c'est que cela est vraiment pour la bonne cause... Mais bon, je commence par la fin. Avant d'en arriver à ce point crucial, on avait fait la connaissance avec Okane (mariée très jeune à un vieux qui a clamsé et qui lui a... [Lire la suite]
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23 février 2008

Tatouage (Irezumi) (1966) de Yasuzo Masumura

Film historique, puisqu'il fut regardé, ce 19 février, de concert par les deux rédacteurs de ce blog, en l'honneur des deux ans d'icelui, ce qui, vous le reconnaitrez, lui confère le statut de film quasi-culte pour 7x77 générations au moins. En plus, c'est un super film. En tout cas, d'une grande beauté : Masumura utilise l'écran large en esthète, mettant son point d'honneur à coucher ses acteurs pour qu'ils utilisent au maximum l'horizontalité des cadres, qui s'emplissent du coup de couleurs et de formes magnifiques. Tout est... [Lire la suite]
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