02 avril 2020

Place de la République (1974) de Louis Malle

Malle accompagné d'un autre caméraman et d'un preneur de son balade sa caméra le temps de quelques jours, Place de la République. Contrairement à Jean Rouch qui pensait la méthode improductive, il chope du passant à la volée pour les faire parler... d'eux. Oui, pas vraiment de thèmes, de débat ici, juste l'envie de donner la parole aux badauds. Bien. Alors oui, forcément, au départ, la chose n'est pas vraiment productive : les gens se demandent ce que le gars scrute sur leur visage, n'ont pas franchement grand-chose à dire face à... [Lire la suite]
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04 mars 2020

... And the Pursuit of Happiness (1986) de Louis Malle

Voilà un doc pré-Trump qu'il serait bon parfois de ressortir puisqu'il concerne les diverses populations qui ont migré aux States, leur intégration culturelle, professionnelle, leur réussite, leur échec, leur effort pour apprendre la langue (et nous revoilà dans la linguistique, youpi), etc... Sans tabou, sans gêne, Malle interroge les Cubains de Miami, les personnes des ghettos blacko-asiatiques, les Russes de Little Odessa, les Ritals, les Ethiopiens, les Costa-Ricains, les Mexicains, les "Arabes" (oui, c'est moins précis pour... [Lire la suite]
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13 février 2020

Black Moon (1975) de Louis Malle

Parcours initiatique de la jeune Lily (Cathryn Harrisson jeune nymphette de quinze ans) dans un monde chaotique (guerre des sexes, littéralement, puisque des groupes d'hommes et de femmes s’entre-tuent) comme une version d'Alice au Pays des Merveilles rédigée en écriture automatique et made in seventies. Si les images signées du grand Sven Nykvist impriment immédiatement la pupille (qu'il s'agisse pour lui de filmer le monde "microcosmique" des insectes ou de teinter tout le film d'une sorte d'ombre menaçante (on est dans le Lot, on... [Lire la suite]
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03 février 2020

Humain, trop humain (1974) de Louis Malle

Le travail à la chaîne dans l'industrie automobile en général et chez Citroën en particulier : vaste sujet. Ou pas. Malle prend sa petite caméra dans ces années 70 où le poil était dru et les blouses des travailleuses d'un goût contestable et nous montre ce que ces pauvres ouvrier(e)s font, chaque jour pratiquement que Dieu fait : ça assemble, ça martèle, ça soude, ça coud, ça peint, ça tortille des fils, ça pose du pare-brise... Bref ça bosse de façon mécanique, chacun ayant sa micro tâche à effectuer. Les hommes, eux, c'est... [Lire la suite]
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01 février 2020

Vive le Tour (1962) de Louis Malle

« Le pire c’est que dès qu’ils voient un vélo, faut qu’ils remontent dessus. » Ah le tour de France et ses bonnes sœurs et curés qui applaudissent à tout rompre la caravane qui passe comme si les rois mages s’y dissimulaient, ses cyclistes assoiffées (jusqu’à 4 litres de sueur que tu peux perdre en une étape, rends-toi compte, autant que Gols quand il fait la vaisselle) qui s’arrêtent sauvagement dans les bars pour piller des bières (putain, 1962, tu te rends compte, c’était une autre époque !), ses athlètes déchiquetés qui... [Lire la suite]
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13 janvier 2018

La Petite (Pretty Baby) (1978) de Louis Malle

Sujet hautement explosif à notre époque macro(n)puritaniste (les amours entre un photographe et une fille de douze ans dans un bordel de la Nouvelle Orléans en 1917 - Morano avale de travers, Boutin s'étrange : deux de moins) traité de façon très sobre par Louis Malle la Tendresse ; s'il y a un plan ou deux un rien dommageable (montrer subrepticement l'enfant Brooke Shields nue qui prend la pause - on pouvait s'en passer), l'ensemble reste d'une grande pudeur, Malle ne donnant jamais l'impression de mettre le spectateur en position... [Lire la suite]
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23 avril 2010

Lacombe Lucien de Louis Malle - 1974

C'est réjouissant de constater que 35 ans après, Lacombe Lucien n'a rien perdu de sa subversion, et que Malle arrive encore à déranger sur ce sujet pourtant maintenant accepté : la collaboration ordinaire. C'est Modiano qui co-signe le scénario, et il fallait au moins cet écrivain-là pour parvenir à une telle subtilité, à une telle nuance vis-à-vis de cette histoire casse-gueule. Sans lui, on serait tombé dans la lourdeur explicative, dans le film à thèse ; avec lui, on a droit à un film secret, opaque, délicat. Les... [Lire la suite]
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08 février 2010

Vie privée (1962) de Louis Malle

Brigitte Bardot, Marcello Mastroianni, Henri Decae à la photo, Rappeneau au scénar, Malle à la caméra, pour sûrement l'un des plus beaux ratages de cette belle année 62. Malle surfe sur le phénomène Bardot pour montrer que la vie privée d'une star, c'est po facile tous les jours, et nous sert un film creux comme la mort et aussi mal monté que la choucroute blonde sur la tête de son égérie. On sent bien que Malle se plaît à filmer celle-ci sous toutes les coutures et dans toutes les postures - on devine l'oeil coquin de Louis... [Lire la suite]
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04 décembre 2009

Vanya 42ème Rue (Vanya on 42nd Street) (1994) de Louis Malle

Tchekhov adapté par Mamet mis en scène par André Gregory filmé par Louis Malle... Pfiou! Ce qui pourrait faire craindre au départ une "mise à distance" de la pièce à force de passer par autant de filtres est une impression très vite estompée, tant le jeu des acteurs nous plonge très rapidement et avec une très grande finesse dans ce bal des sentiments. Un sublime de décor de théâtre totalement décati en toile de fond - comme un monde partant ou parti en lambeaux -, une pauvre table, un banc et quelques chaises comme tout... [Lire la suite]
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07 octobre 2009

Le Voleur (1967) de Louis Malle

Ce n'est pas pour être caustique, mais ce voleur-là sent terriblement le camphre. A voir ce bon Belmondo arborer fièrement sa moustache et rester toujours droit comme un piquet, on ne peut s'empêcher de penser aux séries télé de l'époque comme si flottait constamment dans l'air un petit parfum de naphtaline. Qu'est-ce qui a pu vraiment motiver Malle et Belmondo dans ce scénario terriblement linéaire et absolument sans surprise ? Rien de vraiment passionnant dans l'histoire de ce voleur qui a choppé le virus très tôt : "éventrer... [Lire la suite]
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