06 juillet 2011

Black Moon (1975) de Louis Malle

Parcours initiatique de la jeune Lily (Cathryn Harrisson jeune nymphette de quinze ans) dans un monde chaotique (guerre des sexes, littéralement, puisque des groupes d'hommes et de femmes s’entre-tuent) comme une version d'Alice au Pays des Merveilles rédigée en écriture automatique et made in seventies. Si les images signées du grand Sven Nykvist impriment immédiatement la pupille (qu'il s'agisse pour lui de filmer le monde "microcosmique" des insectes ou de teinter tout le film d'une sorte d'ombre menaçante (on est dans le Lot, on... [Lire la suite]
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23 avril 2010

Lacombe Lucien de Louis Malle - 1974

C'est réjouissant de constater que 35 ans après, Lacombe Lucien n'a rien perdu de sa subversion, et que Malle arrive encore à déranger sur ce sujet pourtant maintenant accepté : la collaboration ordinaire. C'est Modiano qui co-signe le scénario, et il fallait au moins cet écrivain-là pour parvenir à une telle subtilité, à une telle nuance vis-à-vis de cette histoire casse-gueule. Sans lui, on serait tombé dans la lourdeur explicative, dans le film à thèse ; avec lui, on a droit à un film secret, opaque, délicat. Les... [Lire la suite]
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08 février 2010

Vie privée (1962) de Louis Malle

Brigitte Bardot, Marcello Mastroianni, Henri Decae à la photo, Rappeneau au scénar, Malle à la caméra, pour sûrement l'un des plus beaux ratages de cette belle année 62. Malle surfe sur le phénomène Bardot pour montrer que la vie privée d'une star, c'est po facile tous les jours, et nous sert un film creux comme la mort et aussi mal monté que la choucroute blonde sur la tête de son égérie. On sent bien que Malle se plaît à filmer celle-ci sous toutes les coutures et dans toutes les postures - on devine l'oeil coquin de Louis... [Lire la suite]
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04 décembre 2009

Vanya 42ème Rue (Vanya on 42nd Street) (1994) de Louis Malle

Tchekhov adapté par Mamet mis en scène par André Gregory filmé par Louis Malle... Pfiou! Ce qui pourrait faire craindre au départ une "mise à distance" de la pièce à force de passer par autant de filtres est une impression très vite estompée, tant le jeu des acteurs nous plonge très rapidement et avec une très grande finesse dans ce bal des sentiments. Un sublime de décor de théâtre totalement décati en toile de fond - comme un monde partant ou parti en lambeaux -, une pauvre table, un banc et quelques chaises comme tout... [Lire la suite]
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07 octobre 2009

Le Voleur (1967) de Louis Malle

Ce n'est pas pour être caustique, mais ce voleur-là sent terriblement le camphre. A voir ce bon Belmondo arborer fièrement sa moustache et rester toujours droit comme un piquet, on ne peut s'empêcher de penser aux séries télé de l'époque comme si flottait constamment dans l'air un petit parfum de naphtaline. Qu'est-ce qui a pu vraiment motiver Malle et Belmondo dans ce scénario terriblement linéaire et absolument sans surprise ? Rien de vraiment passionnant dans l'histoire de ce voleur qui a choppé le virus très tôt : "éventrer... [Lire la suite]
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01 octobre 2009

Zazie dans le Métro (1960) de Louis Malle

Entreprise plutôt ambitieuse de substituer un langage cinématographique délirant à celui décapant de Queneau. On sent dès le départ que Louis Malle s'éclate comme un petit fou sur sa table de montage pour accélérer dans tous les sens et faire correspondre tant bien que mal les dialogues du livres avec les lèvres de ses acteurs. C'est un peu approximatif, ça se barre un peu dans tous les sens, mais le côté totalement foldingue du bazar semble totalement assumé. Les accélérés nous replongent dans le rythme des gags burlesques... [Lire la suite]
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21 juin 2009

My Dinner with André (1981) de Louis Malle

Voilà longtemps que je guettais la sortie dans la collection Criterion de ce film que je n'avais point encore eu l'opportunité de découvrir. Malgré la fatigue accumulée ces derniers temps (rassurez-vous dans 15 jours, je fais un gros break) et le ciel ultra lourd de Shanghai, le film qui repose au niveau de la mise en scène sur apparemment presque rien (une longue conversation à table entre deux hommes - mais mise en scène, il y a, forcément) est définitivement captivant. Certes, "l'entrée" en matière lorsqu'André... [Lire la suite]
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26 avril 2007

Le Feu Follet (1963) de Louis Malle

Maurice Ronet capte l'attention dans ce sombre drame, celui d'un homme qui à défaut de pouvoir s'accrocher à quoi que ce soit a décidé de se tirer une balle au petit matin du lendemain. Il a beau tenter de faire un tour d'horizon de ses anciennes connaissances, de ses anciens flirts, après 4 mois passés dans un hôpital pour faire une cure d'alcoolisme, Alain Leroy a du mal à achopper et personne ne se rend compte que son malaise est beaucoup plus profond qu'il n'en a l'air. Qu'il croise un ancien compagnon d'armée, maintenant marié... [Lire la suite]
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13 avril 2007

Ascenseur pour l'échafaud (1958) de Louis Malle

Que du bon monde pour ce classique du noir français, Decae à la photo, l'incontournable musique de Miles Davis, l'adaptation signée Roger Nimier, Ventura et Denner en éternels commissaires et la blonde Jeanne qui arpente la nuit les trottoirs mouillés parisiens comme elle seule sait le faire: pleine d'une mélancolie et d'un vague à l'âme qu'on soupçonne immense... Un crime presque trop parfait qui vire à la débandade pour une corde bêtement oubliée et un ascenseur plus turpide (ouais, je sais pas, c'est histoire de varier un... [Lire la suite]
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11 janvier 2007

Les Amants (1958) de Louis Malle

Oulàlà que ce film a mal vieilli ! Peut-être plus encore que Jeanne Moreau. Il est clair que lorsqu’on ne compare que 30 secondes de ce film avec Jules et Jim, il y a vraiment un monde (de silence, grave) qui les sépare. Certes Henri-Pierre Roché est un poil plus moderne que Louise de Vilmorin, mais tout de même, Louis Malle semble avoir paradoxalement un métro de retard sur Truffaut (oui, je sais, le jeu de mot est plus fin qu'il en a l'air). Bon, Jeanne Moreau a un mari qui s’occupe de son journal à Dijon (Dijonnais, Moulinois... [Lire la suite]
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