24 août 2018

To be or not to be (1942) de Ernst Lubitsch

Delightful ! Delightful ! On aura beau essayer de tourner la chose dans tous les sens, le fait est, Lubitsch a la classe et l'intelligence... Ce qui me fascine encore le plus en revoyant pour la énième fois To be or not be, avant même de s'attarder sur le fond, c'est la perfection de la production ; chaque décor (même lorsqu'il apparaît deux secondes à l'écran) semble avoir été soigneusement pensé et dessiné (même si la plupart du temps cela sent le studio à plein nez, tout est beau, même la neige) ; chaque figurant semble avoir... [Lire la suite]
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30 juin 2018

Haute Pègre (Trouble in Paradise) (1932) de Ernst Lubitsch

On évoque souvent la fameuse "touch" lubitschienne : en fait, c'est juste qu'il a la classe ; classe dans la direction d'acteurs (les deux donzelles, Kay Francis et Myriam Hopkins et leur jeu tout en finesse ; le londonien Herbert Marshall compose quant à lui une sorte de gentleman-cambrioleur à la Charles Boyer mais en beaucoup plus finaud, forcément), classe dans les situations dites éventuellement "scabreuses" (Marshall est avec Hopkins ; lorsqu'il flirte dangereusement avec Kay Francis, Lubitsch filme simplement... un réveil,... [Lire la suite]
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22 mai 2018

Le Ciel peut attendre (Heaven can Wait) (1943) de Ernst Lubitsch

Voilà ce qu'on pourrait nommer un grand petit film apaisé. Grand parce que Lubitsch sait diriger proprement ses acteurs, des acteurs qui ne disparaissent jamais sous les ors d'un décor kitsch, grand parce que la mise en scène est sage tout en restant somptueuse (chaque mouvement de caméra est aussi doux qu'un pas de valse). Petit, oui, bon, il ne se passe pas énormément de chose, la drôlerie n'explose jamais, on est plus à jouer sur du velours qu'à chercher l'originalité des grands soirs. Apaisé, enfin, car c'est d'un romantisme... [Lire la suite]
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21 février 2018

L'Homme que j'ai tué (The man I killed / Broken Lullaby) (1931) d'Ernst Lubitsch

Pas facile de découvrir ce film sans avoir en tête le spectre du Frantz de Ozon (un de ses derniers films les plus tenus, pour ne pas dire le seul) ; on cherche donc malgré tout à le sortir de notre esprit, tentant d'apprécier à sa juste valeur ce drame du roi de la comédie, ce bon Ernest. On pourrait découper le film en trois volets très inégaux par leur longueur : la confession terrible du héros, Paul, à ce curé un peu trop débonnaire (oui, ben mon gars, tu as tué un type pendant la guerre, je te donne l'absolution et oublie... [Lire la suite]
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02 novembre 2016

Rosita, Chanteuse des Rues (Rosita) (1923) d'Ernst Lubitsch & Raoul Walsh (non crédité)

On est content de savoir que cette version à été rénovée en 1997 tant la copie garde encore des traces évidentes des années... On ne va pas se plaindre outre mesure, non, car avoir tout de même Lubitsch et Walsh au générique d'un film, c'est pas non plus tous les jours. Adaptée d'une pièce de théâtre intitulée Don Cesar de Bazan, l'histoire est censée se passer à Séville lors du fameux (?) carnaval. Alors que certains religieux voient d'un mauvais œil ces journées de débauche, le roi (Holbrook Blinn, très digne dans son imitation de... [Lire la suite]
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28 janvier 2016

Je ne voudrais pas être un Homme (Ich möchte kein Mann sein) (1918) d'Ernst Lubitsch

On en a pour notre argent avec cette oeuvre lubitschienne des premiers temps. Tous les acteurs jouent de façon extatique comme s'ils venaient de gagner la coupe du monde (alors qu'ils sortent de la guerre pourtant, si je ne m'abuse... se reprennent vite les bougres), la palme revenant à l'actrice fidèle de Lubitsch, Ossi Oswalda, qui s'éclate totalement dans ce rôle de transformiste... Faut dire qu'elle fait preuve d'un sacré tempérament, la cocotte : elle joue au poker avec deux hommes lors d'une séquence-clin d'oeil aux Lumière,... [Lire la suite]
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02 janvier 2012

Sérénade à trois (Design for Living) (1933) d'Ernst Lubitsch

Il y a des choses terrrrriblement osées dans Design for Living qui ne peut que ravir le petit canaillou qui sommeille en moi : une main masculine (celle du Cooper) posée sur le tibia (...) dénudée d'une femme allongée (celle de Miriam Hopkins), celui-là, décidément en verve, embrassant à quatre pattes celle-ci alanguie, ou encore les baisers de la Miriam sur le front et surtout sur les lèvres de Fredrich March puis, dans la seconde suivante, sur celles de Cooper... Mon Dieu me voilà tout émoustillé (je me fais sûrement plus prude... [Lire la suite]
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19 décembre 2011

Ange (Angel) (1937) d'Ernst Lubitsch

"It's the privilege of the women not to make sense" Ouh là là, terrrrrrible déception que ce Lubitsch qui malgré quelques jolies idées de mise en scène (de l'art du hors champ, un domaine généralement réservé à mon ami Gols) manque terriblement de punch. On a l'impression du début à la fin que les acteurs sont au ralenti comme s'ils avaient tous été victimes pendant le tournage d'une gastro : ils semblent attendre patiemment dix secondes avant de lâcher chaque réplique et comme ils ne sont pas, qui plus est, particulièrement... [Lire la suite]
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27 janvier 2011

La Folle ingénue (Cluny Brown) (1946) d'Ernst Lubitsch

On est sûrement un ton au-dessous de Bluebeard's eight Wife au niveau de la comédie pure et des situations délirantes, mais le petit couple, destiné forcément à finir ensemble, formé par Charles Boyer et Jennifer Jones tient tout de même bien son rang : lui en gentil pique-assiette se plaisant à jouer au confesseur et au psy de fortune, elle délicieusement spontanée et légère - la parfaite ingénue, quoi - souvent un peu lente au démarrage (son premier flirt amoureux fait tout de même franchement peine...). Charles et Jennifer font... [Lire la suite]
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12 janvier 2011

La huitième Femme de Barbe bleue (Bluebeard's Eighth Wife) (1938) d'Ernst Lubitsch

Je me suis vraiment fendu la pipe de bout en bout à la vision de cette comédie subliment écrite par Brackett et Wilder, interprétée par un Gary Cooper de haute volée et une Claudette Colbert en pleine bourre et mise en scène par le magicien Lubitsch. Ce n'est peut-être point au niveau du rythme que le film ensorcelle, mais plutôt au niveau de la finesse des dialogues et du comique des situations. Lubitsch prend son temps pour développer certains gags - la scène d'ouverture est un modèle du genre avec un Gary qui insiste pour... [Lire la suite]
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