02 janvier 2012

Sérénade à trois (Design for Living) (1933) d'Ernst Lubitsch

Il y a des choses terrrrriblement osées dans Design for Living qui ne peut que ravir le petit canaillou qui sommeille en moi : une main masculine (celle du Cooper) posée sur le tibia (...) dénudée d'une femme allongée (celle de Miriam Hopkins), celui-là, décidément en verve, embrassant à quatre pattes celle-ci alanguie, ou encore les baisers de la Miriam sur le front et surtout sur les lèvres de Fredrich March puis, dans la seconde suivante, sur celles de Cooper... Mon Dieu me voilà tout émoustillé (je me fais sûrement plus prude... [Lire la suite]
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19 décembre 2011

Ange (Angel) (1937) d'Ernst Lubitsch

"It's the privilege of the women not to make sense" Ouh là là, terrrrrrible déception que ce Lubitsch qui malgré quelques jolies idées de mise en scène (de l'art du hors champ, un domaine généralement réservé à mon ami Gols) manque terriblement de punch. On a l'impression du début à la fin que les acteurs sont au ralenti comme s'ils avaient tous été victimes pendant le tournage d'une gastro : ils semblent attendre patiemment dix secondes avant de lâcher chaque réplique et comme ils ne sont pas, qui plus est, particulièrement... [Lire la suite]
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27 janvier 2011

La Folle ingénue (Cluny Brown) (1946) d'Ernst Lubitsch

On est sûrement un ton au-dessous de Bluebeard's eight Wife au niveau de la comédie pure et des situations délirantes, mais le petit couple, destiné forcément à finir ensemble, formé par Charles Boyer et Jennifer Jones tient tout de même bien son rang : lui en gentil pique-assiette se plaisant à jouer au confesseur et au psy de fortune, elle délicieusement spontanée et légère - la parfaite ingénue, quoi - souvent un peu lente au démarrage (son premier flirt amoureux fait tout de même franchement peine...). Charles et Jennifer font... [Lire la suite]
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12 janvier 2011

La huitième Femme de Barbe bleue (Bluebeard's Eighth Wife) (1938) d'Ernst Lubitsch

Je me suis vraiment fendu la pipe de bout en bout à la vision de cette comédie subliment écrite par Brackett et Wilder, interprétée par un Gary Cooper de haute volée et une Claudette Colbert en pleine bourre et mise en scène par le magicien Lubitsch. Ce n'est peut-être point au niveau du rythme que le film ensorcelle, mais plutôt au niveau de la finesse des dialogues et du comique des situations. Lubitsch prend son temps pour développer certains gags - la scène d'ouverture est un modèle du genre avec un Gary qui insiste pour... [Lire la suite]
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30 octobre 2010

L'Eventail de Lady Windermere (Lady Windermere's Fan) d'Ernst Lubitsch - 1925

Envie de me payer une petite récréation : je me suis donc tourné tout naturellement vers un Lubitsch, ça semblait être le meilleur choix pour se changer les idées. Ma foi, ce choix s'est avéré moyen, puisque je suis tombé sur un film un peu mi-fique mi-raisin, soit comédie qui manque de tonus, soit tragédie qui manque d'ampleur. Lubitsch adapte un roman d'Oscar Wilde, mais prisonnier du muet, il ne peut en rendre la sève caustique, la langue précieuse : il reste donc concentré sur la trame, et le moins qu'on puisse dire c'est que ça... [Lire la suite]
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30 avril 2010

La Chatte des Montagnes (Die Bergkatze) (1921) d'Ernst Lubitsch

Chassé-croisé amoureux filmé sur un rythme endiablé, avouons qu'on ne s'ennuie pas une minute dans ce muet très speed voire parfois totalement déjanté - on reconnaît certains membres des Monty Python, bien maquillés (si, si) - et qui bénéficie d'un décor naturel somptueux - ces grandes plaines neigeuses immaculées - et surtout de décors en studio classieux : toute en rondeur et en volume, l'architecture de cette forteresse des montagnes est absolument mirifique, chaque détail, chaque sculpture, chaque bougeoir semblant avoir été... [Lire la suite]
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19 avril 2010

La Poupée (Die Puppe) (1919) d'Ernst Lubitsch

Petite chose diablement rigolote et coquine du gars Lubitsch que cette Poupée à croquer. Ernst Lubitsch met en place lui-même le décor en miniature de ce conte avant "de l'animer" littéralement avec l'entrée de personnages réels : l'illusion est parfaite, et nous voilà projetés dans cette histoire où il sera justement question de faux-semblant. Adaptée d'un récit d'Hoffmann, l'histoire peut sembler un peu tirée par les cheveux mais ne manque point d'imagination : un baron sur le point de mourir veut marier son neveu,... [Lire la suite]
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26 février 2010

Sumurun (1920) d'Ernst Lubitsch

Véritable déception que cette évocation lubitschienne qui baigne dans l'atmosphère des Contes des mille et une Nuits et qui m'a ennuyé, disons-le tout de go, à cent sous de l'heure. Une fois qu'on a fait le tour des décors et des costumes, il nous reste une intrigue bien mince terriblement tirée en longueur : on assiste donc aux amours interdites de Sumurun avec un vendeur d'étoffes - il faut attendre le sixième et dernier acte pour qu'ils aient enfin trente secondes à eux (dans le magasin ils se font des papouilles, puis le... [Lire la suite]
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11 juin 2009

La Princesse aux Huîtres (Die Austernprinzessin) (1919) d'Ernst Lubitsch

Autre comédie burlesque dans laquelle Lubitsch s'en donne à coeur joie au niveau de la mise en scène. On sent bien qu'il met un point d'honneur à réaliser ces véritables tableaux où une foultitude de figurants se trémoussent sur un rythme endiablé (la scène du fox-trot, la danse la plus décadente avec le pogo) ou agissent à l'unisson (la vingtaine de secrétaires qui tapent sur leur machine, les trois-cent-cinquante  serveurs répartis sur plusieurs lignes qui servent le repas de noces). Au niveau du scénario, cela ne va pas... [Lire la suite]
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06 juin 2009

Je ne voudrais pas être un Homme (Ich möchte kein Mann sein) (1918) d'Ernst Lubitsch

On en a pour notre argent avec cette oeuvre lubitschienne des premiers temps. Tous les acteurs jouent de façon extatique comme s'ils venaient de gagner la coupe du monde (alors qu'ils sortent de la guerre pourtant, si je ne m'abuse... se reprennent vite les bougres), la palme revenant à l'actrice fidèle de Lubitsch, Ossi Oswalda, qui s'éclate totalement dans ce rôle de transformiste... Faut dire qu'elle fait preuve d'un sacré tempérament, la cocotte : elle joue au poker avec deux hommes lors d'une séquence-clin d'oeil aux Lumière,... [Lire la suite]
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