01 octobre 2021

Anne Boleyn (Anna Boleyn) d'Ernst Lubitsch - 1920

Moui, on ne peut pas faire que des chefs d’œuvre, et Lubitsch a dû en passer par pas mal de films moyens avant de trouver sa "touch". Preuve en est avec ce Anna Boleyn qui n'a guère d'intérêt. Lubitsch s'y intéresse à la cour royale d'Angleterre au XVIème siècle, bon, et tente de nous plonger dans les ors et le velours de ce petit monde fermé, ainsi que dans les secrets d'alcôve. Surtout dans les secrets d'alcôve, même, puisque tous ces rois et princesses semblent n'occuper leur temps qu'en ripailles gargantuesques, tournois... [Lire la suite]
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29 juin 2021

Carmen d'Ernst Lubitsch - 1918

Personne n'a été génial dès le départ, et avant de devenir l'inventeur officiel de la comédie moderne, Lubitsch a bien dû faire ses armes quelque part. C'est donc dans cette adaptation pas géniale du roman de Mérimée qu'on le retrouve à ses débuts (il n'avait après tout qu'une trentaine de films à son actif à cette époque). Rien de honteux non plus : Lubitsch fait le job proprement, et raconte cette éternelle histoire en professionnel, ne se permettant que quelques pointes de style ici ou là, très rares et timides : un gars qui en... [Lire la suite]
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15 février 2020

Haute Pègre (Trouble in Paradise) (1932) de Ernst Lubitsch

On évoque souvent la fameuse "touch" lubitschienne : en fait, c'est juste qu'il a la classe ; classe dans la direction d'acteurs (les deux donzelles, Kay Francis et Myriam Hopkins et leur jeu tout en finesse ; le londonien Herbert Marshall compose quant à lui une sorte de gentleman-cambrioleur à la Charles Boyer mais en beaucoup plus finaud, forcément), classe dans les situations dites éventuellement "scabreuses" (Marshall est avec Hopkins ; lorsqu'il flirte dangereusement avec Kay Francis, Lubitsch filme simplement... un réveil,... [Lire la suite]
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22 janvier 2020

To be or not to be (1942) de Ernst Lubitsch

Delightful ! Delightful ! On aura beau essayer de tourner la chose dans tous les sens, le fait est, Lubitsch a la classe et l'intelligence... Ce qui me fascine encore le plus en revoyant pour la énième fois To be or not be, avant même de s'attarder sur le fond, c'est la perfection de la production ; chaque décor (même lorsqu'il apparaît deux secondes à l'écran) semble avoir été soigneusement pensé et dessiné (même si la plupart du temps cela sent le studio à plein nez, tout est beau, même la neige) ; chaque figurant semble avoir... [Lire la suite]
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20 novembre 2019

La Dame au Manteau d'Hermine (That Lady in Ermine) (1948) de Ernst Lubitsch et Otto Preminger

Voilà un film un peu mal aimé du pauvre Lubitsch (mort après huit jours de tournage...) repris par la main de fer dans un gant de fer par Preminger. Un film pour lequel il est difficile de parler pour le coup de Lubitsch touch, voire de Lubitsch finger - à peine pourrait-on évoquer un Lubitsch nail. Quant à Betty Grable (Betty Grable, nom d'une pipe !), ce film était à ses yeux celui qu'elle aimait le moins - ce qui ne permet guère de rendre la chose plus populaire… Eh bien, je vais peut-être vous étonner, et ce n'est pas forcément... [Lire la suite]
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22 mai 2018

Le Ciel peut attendre (Heaven can Wait) (1943) de Ernst Lubitsch

Voilà ce qu'on pourrait nommer un grand petit film apaisé. Grand parce que Lubitsch sait diriger proprement ses acteurs, des acteurs qui ne disparaissent jamais sous les ors d'un décor kitsch, grand parce que la mise en scène est sage tout en restant somptueuse (chaque mouvement de caméra est aussi doux qu'un pas de valse). Petit, oui, bon, il ne se passe pas énormément de chose, la drôlerie n'explose jamais, on est plus à jouer sur du velours qu'à chercher l'originalité des grands soirs. Apaisé, enfin, car c'est d'un romantisme... [Lire la suite]
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21 février 2018

L'Homme que j'ai tué (The man I killed / Broken Lullaby) (1931) d'Ernst Lubitsch

Pas facile de découvrir ce film sans avoir en tête le spectre du Frantz de Ozon (un de ses derniers films les plus tenus, pour ne pas dire le seul) ; on cherche donc malgré tout à le sortir de notre esprit, tentant d'apprécier à sa juste valeur ce drame du roi de la comédie, ce bon Ernest. On pourrait découper le film en trois volets très inégaux par leur longueur : la confession terrible du héros, Paul, à ce curé un peu trop débonnaire (oui, ben mon gars, tu as tué un type pendant la guerre, je te donne l'absolution et oublie... [Lire la suite]
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02 novembre 2016

Rosita, Chanteuse des Rues (Rosita) (1923) d'Ernst Lubitsch & Raoul Walsh (non crédité)

On est content de savoir que cette version à été rénovée en 1997 tant la copie garde encore des traces évidentes des années... On ne va pas se plaindre outre mesure, non, car avoir tout de même Lubitsch et Walsh au générique d'un film, c'est pas non plus tous les jours. Adaptée d'une pièce de théâtre intitulée Don Cesar de Bazan, l'histoire est censée se passer à Séville lors du fameux (?) carnaval. Alors que certains religieux voient d'un mauvais œil ces journées de débauche, le roi (Holbrook Blinn, très digne dans son imitation de... [Lire la suite]
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28 janvier 2016

Je ne voudrais pas être un Homme (Ich möchte kein Mann sein) (1918) d'Ernst Lubitsch

On en a pour notre argent avec cette oeuvre lubitschienne des premiers temps. Tous les acteurs jouent de façon extatique comme s'ils venaient de gagner la coupe du monde (alors qu'ils sortent de la guerre pourtant, si je ne m'abuse... se reprennent vite les bougres), la palme revenant à l'actrice fidèle de Lubitsch, Ossi Oswalda, qui s'éclate totalement dans ce rôle de transformiste... Faut dire qu'elle fait preuve d'un sacré tempérament, la cocotte : elle joue au poker avec deux hommes lors d'une séquence-clin d'oeil aux Lumière,... [Lire la suite]
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02 janvier 2012

Sérénade à trois (Design for Living) (1933) d'Ernst Lubitsch

Il y a des choses terrrrriblement osées dans Design for Living qui ne peut que ravir le petit canaillou qui sommeille en moi : une main masculine (celle du Cooper) posée sur le tibia (...) dénudée d'une femme allongée (celle de Miriam Hopkins), celui-là, décidément en verve, embrassant à quatre pattes celle-ci alanguie, ou encore les baisers de la Miriam sur le front et surtout sur les lèvres de Fredrich March puis, dans la seconde suivante, sur celles de Cooper... Mon Dieu me voilà tout émoustillé (je me fais sûrement plus prude... [Lire la suite]
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