10 septembre 2016

Pour l'Exemple (King and Country) (1964) de Joseph Losey

Encore un film assez surprenant et des plus prenants de l'ami Losey. On se retrouve cette fois-ci quasiment dans les conditions d'un huis-clos avec ce soldat (on est en 1917) accusé de désertion : le drame se joue en trois actes de part égale ; il y a tout d'abord le face-à-face entre Tom Courteney - soldat un brin naïf et perdu - et son avocat "commis d'office", le toujours impressionnant Dirk Bogarde tout en moustache et en fougue résolue. Puis vient le procès durant lequel le gars Tom - qui s'est barré du front sans vraiment... [Lire la suite]
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29 août 2016

Accident (1967) de Joseph Losey

On a jamais été des grands fans du cinéma anglais mais je dois reconnaître que l'ami Losey fait remonter les actions du cinoche d'outre-manche. Accident est un film tout en non-dit, en regards, une histoire d'amour à quatre (ça change de l'éternel triangle) où les amoureux potentiels cogitent, copinent, coïtent sans que l'on sache vraiment lequel sera gagnant... si gagnant il y a. Losey place au sommet de ce carré (oui, géométriquement ça fait bizarre) la racée Jacqueline Sassard et ses yeux de biches (Chabrol ne s'y trompera lui... [Lire la suite]
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12 avril 2015

Le Messager (The Go-between) (1971) de Joseph Losey

Il fut un temps où l’on savait encore faire des films en costumes légers, contemporains. Ce film de Losey est un vrai bonheur : on remonte un siècle en arrière dans le temps mais l’histoire qui nous est contée n’est jamais écrasée par le poids de la reconstitution. Et on plonge dedans avec un vrai bonheur. On suit les traces d’un ptit gars qui a perdu son père et qui est accueilli dans une demeure immense : au-delà de son camarade de classe qu’il accompagne, il ne connaît personne et, à l’image de sa tenue décalée... [Lire la suite]
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12 avril 2015

La Bête s'éveille (The Sleeping Tiger) (1954) de Joseph Losey (as Victor Hanbury)

On est rarement lésé avec Joseph et ce petit thriller à connotation psychologique et avec un bon vieux ménage à trois tient ses promesses. Dirk Bogarde joue les petites racailles dans les rues de Londres. Un soir, il s'attaque à plus fort que lui - un bon entrainement militaire peut se montrer utile pour contrôler son assaillant - et se retrouve au centre d'un deal : le Dr Clive Esmond (Alexander Knox) lui propose de ne point le dénoncer pour pouvoir étudier à loisir ses troubles psychiques. Dirk accepte volontiers et commence... [Lire la suite]
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11 juin 2014

Temps sans Pitié (Time without Pity) (1956) de Joseph Losey

Il est fort ce Joseph Losey, on a beau dire. Un père alcoolique doit sauver son fils alcoolique de la pendaison, autant dire une histoire qui pourrait arriver à tout un chacun - quand bien même j’ai une fille. Le père, le temps de sortir de sa dernière cure au Canada, n’a plus que 24 heures pour sauver son fils de la corde anglaise. Une gageure. D’autant que les premiers rapports père-fils sont ultra tendus (le fiston n’a jamais rien reçu de son père, il ne veut surtout pas que celui-ci lui donne dans la dernière ligne droite de... [Lire la suite]
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13 septembre 2012

Les Criminels (The Criminal) (1960) de Joseph Losey

Il faut d’abord noter toute la subtilité de la traduction française qui, sûrement histoire de ne pas faire de jaloux, a préféré mettre tout le monde dans le même panier. Losey nous amène donc derrière les barreaux (quoi, un film de prison, cela faisait longtemps, franchement) pour nous faire découvrir un gros ponte, Johnny Bannion (Stanley Baker, la bonne tronche du mec à qui on la fait pas). C’est Mr Respect en prison et quand il veut régler son compte à un type, il n’a même po besoin de se salir les mains, on se fait presque un... [Lire la suite]
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12 avril 2012

Eva de Joseph Losey - 1962

Jeanne Moreau en salope parfaite, Venise en toile de fond, du noir et blanc au taquet pour habiller le tout : Eva est un bien beau film, opaque et trouble, qui s'approche doucement mais qui vous entraîne sans difficulté dans son expressionnisme très stylisé. Il fallait du talent, pourtant, pour nous faire accepter ces scènes tantôt complètement vidées de sentiments, tantôt foisonnantes de motifs et de sons. Losey nous montre une Venise transcendée, mythifiée par son regard, et à l'opposé des clichés traditionnels : la ville est... [Lire la suite]
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24 octobre 2011

M le Maudit (M) (1951) de Joseph Losey

Étant un grand fan de la version de Lang et du jeu de Peter Lorre, c'est forcément un peu à reculons que je m'apprêtais à rentrer dans cette adaptation du gars Losey. L'ami Joseph est bienheureusement loin d'être un bras cassé : si formellement on ne retrouve sans doute pas la même virtuosité, on est loin d'être lésé, notamment sur le fond. Autres temps, autres mœurs, et le gars Joseph - alors que la chasse aux sorcières bat son plein aux US et qu'il n'allait d'ailleurs pas tarder à en être la victime - se charge forcément d'y faire... [Lire la suite]
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08 juin 2011

La grande Nuit (The Big Night) (1951) de Joseph Losey

Parcours initiatique que celui de ce jeune homme (John Barrymore Jr) qui va se perdre jusqu'au bout de la nuit. On peut être quelque peu décontenancé par les multiples rencontres (plus ou moins "signifiantes") qu'il va faire au cours de sa quête - est-on dans la réalité ou dans le rêve (une question que l'on se pose jusqu'à la fin, notre jeune ami ayant en ouverture du film "fait un vœu"...) ? - : notre héros ayant lui-même perdu tous ses repères, il ne semble parfois guidé que par la pointe de son gun... Il est brinquebalé ici ou... [Lire la suite]
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07 mai 2011

Le Rôdeur (The Prowler) (1951) de Joseph Losey

Van Heflin est une fois de plus parfaitement à la hauteur dans ce polar signé Losey : séducteur, manipulateur, menteur, opportuniste, il incarne ce flic sans foi ni loi avec un naturel qui ferait presque peur. Appelé par une femme esseulée (le mari de celle-ci bossant de nuit à la radio) et fort avenante (Evelyn Keyes, la trentaine et déjà marquée par une certaine lassitude) ayant aperçu un rôdeur dans les parages, notre flic Heflin va tout de suite sentir le bon coup : dès qu'on l'aperçoit de l'autre côté de la fenêtre, à la place... [Lire la suite]
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