04 juin 2010

Mères et Filles (2009) de Julie Lopes-Curval

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Rien de mieux que la famille pour laver son linge sale. Une histoire donc de legs, de mère en fille, comme le titre pouvait le laisser présager : les blessures du passé, aïe aïe aïe, les éternelles tensions familiales (à quoi bon avoir des parents si c'est pour bien s'entendre avec eux... Ce serait forcément vite chiant, on est d'accord), l'avenir incertain dans ce monde super méchant et patati et patata, rien de bien nouveau sous le soleil. J'ai donc décidé de faire aujourd'hui dans le film mou, et Mères et Filles tient bien son rang au rayon du nougat; une mise en scène plate, des acteurs qui jouent à deux à l'heure (Deneuve toujours très bien en méchante femme qui passe son temps à se plaindre ou à lancer des piques, Marina Hands un peu pâlichonne dans ce rôle de jeune fille perdue mais volontaire, Marie-Josée Croze terriblement figée lors de ces séquences fifties filmées avec une lourdeur de plomb (elle fait de son mieux, la pauvre, mais on ne peut pas dire non plus qu'elle ait grand-chose à jouer... Son mari est encore pire, on dirait une marionnette avec des rhumatismes) et une énigme dont on attend, lors d'un suspense terrible, la résolution (ah ben non trop tard, je dormais). C'est pas vraiment dérangeant comme film, juste aussi plat que la plage au bord de laquelle il se déroule... Marina Hands revient donc chez pôpa môman : cela fait dix ans qu'elle habite à Toronto, et on ne peut pas dire que les retrouvailles soient particulièrement chaleureuses - c'est même plutôt tendu, la Catherine considérant la Marina avec une froideur terrible. Marina Hands va emménager dans la maison de son grand-père et va engager un véritable dialogue avec sa propre grand-mère, "l'aventurière" scandaleuse de la famille : elle trouve en effet, par hasard, le journal intime de celle-ci, caché derrière un meuble. Marie-Josée Croze, toute rousse, s'est barrée de chez elle en laissant ses deux enfants en plan (dont Deneuve), un souvenir que cette dernière n'a jamais réussi à vraiment avaler... On découvre au fil des pages une jeune femme au caractère très libre pour son temps, un "gène" qui semble être le seul point entre ces trois femmes. Marina Hands, alors qu'elle découvre la personnalité de cette femme, est elle-même en pleine période d'introspection : enceinte, elle se demande si c'est bien la peine de pondre un gamin et surtout combien le vendre (nan, j'invente). Alors voilà, on navigue d'une femme à l'autre, on découvre leurs états d'âmes, Hands et Deneuve se disputent puis se tiennent à nouveau par la main (saurez-vous découvrir le subtil jeu de mot ?), ah ben non c'est pas si simple d'être une femme indépendante et d'élever des gamins...  (je vois, perso, déjà, avec mon chien qui a du mal à m'obéir, j'imagine même pas). Le coup de théâtre fait un peu flop (Oh mon Dieu, mais c'est terrible... mouais) mais l'essentiel c'est que Deneuve et Hands parviennent à nouveau à communiquer, tu vois. Et sinon la bourse ça a donné quoi aujourd'hui ? 

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Posté par Shangols à 14:01 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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