23 avril 2012
The Revenge : The Scar that never disappears (Fukushu the Revenge Kienai Kizuato) de Kiyoshi Kurosawa - 1997
Deuxième volet d'un diptyque dont le premier opus est introuvable à ma connaissance, mais ce n'est pas très grave : le scénario de ce polar de vengeance est tellement classique qu'on comprend sans problème les motivations des personnages, le déroulement de l'histoire et chaque épisode (y compris à l'avance, d'ailleurs) sans avoir vu le début. C'est l'habituel flic qui devient gangster à la suite de l'assassinat de sa femme, et qui fait tout pour retrouver les coupables, pas besoin de développer. On l'aura compris : ce polar terne ne... [Lire la suite]13 avril 2012
The Atonement (Shokuzaï) de Kiyoshi Kurosawa - 2012
Kurosawa nous avait laissés sur le splendide Tokyo Sonata ; il revient avec un film de 5 heures, en fait une mini-série en 5 épisodes qui vaut vraiment le détour. C'est surtout dans la construction même de cette série que le film est grand. Ça démarre sur un événement traumatique, une fillette violée et assassinée par un type. Quatre camarades de cette gamine assistent à l'enlèvement ; chacune est envoyée chercher de l'aide de son côté. Chaque épisode va suivre une de ces fillettes, non seulement dans l'immédiat après-drame, mais... [Lire la suite]09 avril 2012
House of Bugs (Mushitachi no Ie) de Kiyoshi Kurosawa - 2005
Un moyen-métrage (51 mn) réalisé pour la télé et qui n'a pas à rougir face aux grandes œuvres sur grand écran de Kiyoshi : on n'est peut-être pas dans l'excellence totale (à cause surtout du manque évident de moyens, ce qui est bien pardonnable), mais on est tout de même dans une grande leçon de mise en scène, qui permet de retrouver le style si particulier de notre gars, tout en passant un délicieux moment sulfureux au niveau de la trame. L'écriture de celle-ci, tout comme la mise en scène choisie par Kurosawa pour en rendre toute... [Lire la suite]22 mars 2012
Kaïro de Kiyoshi Kurosawa - 2001
Voilà le genre de films qui a profondément modifié ma vision du cinéma ; en l’occurrence du cinéma d'horreur, puisque Kiyoshi trouve tout simplement une nouvelle façon de nous faire peur. Tout en restant sur la trace de ses maîtres (cette façon lentissime de faire venir la mort, héritée sans doute de Carpenter), il renouvelle totalement le genre, créant même avec Kaïro une sorte de prototype unique : le film d'horreur intello. Ou le film d'horreur romantique. Ou métaphysique. Enfin, c'est quelque chose d'inédit.
Parce que ce qui... [Lire la suite]05 décembre 2011
Suit yourself or Shoot yourself 1 : The Heist (Katteni shiyagare!! : Godatsu keikaku) de Kiyoshi Kurosawa - 1996
Rareté encore une fois sur Shangols, toujours à la pointe de l’improbable et du nécessaire, voire parfois du franchement n'importe quoi. Voici donc le premier épisode d'une série lancée par le grand Kiyoshi Kurosawa (je ne vous cache pas que trouver les 5 autres opus va s'avérer coton) pour la télévision. Ça parle de deux petits malfrats bras-cassés vivant de petits coups foireux, et embringués pour les beaux yeux d'une donzelle dans une affaire un peu trop grosse pour eux, rien de bien nouveau. L’épisode est délibérément placé sous... [Lire la suite]17 décembre 2010
Cure de Kiyoshi Kurosawa - 1997
Après mon escapade récente vers les raretés du Kiyoshi, retour à ses fondamentaux, avec ce Cure désormais presque classique. A la revoyure, il est vrai que ce film est franchement remarquable. On y trouve l'essentiel du style Kurosawa, mais il mèle avec ce film-là plusieurs de ses veines, sans en sacrifier aucune, ce qui le rend particulièrement attachant : on aura donc droit, étroitement liés, à du fantastique, à de l'analyse psychologique, à du polar noir, à de la comédie, et finalement à une métaphysique hyper-vaste. C'est tout... [Lire la suite]15 septembre 2009
Tokyo Sonata de Kiyoshi Kurosawa - 2009
Rares sont les détours de Kurosawa en-dehors du genre fantastique, et c'est bien dommage : avec Tokyo Sonata, il livre un de ses plus grands films, somme de toutes ses inspirations, de tout son passé à explorer ce qui fait une atmosphère, mais aussi renouvellement de son regard. Il reste soigneusement à l'écart de ses histoires de fantômes, et pourtant réalise un de ses films les plus étranges, les plus fantomatiques, où l'atmosphère est la plus déviante.
On n'attendait pas forcément KK dans ce thème-là : la famille... [Lire la suite]27 juin 2009
The Guard from the Underground (Jigoku no keibîn) de Kiyoshi Kurosawa - 1992
Totalement sous le charme de ce petit film d'horreur à l'ancienne : Kuro semble déjà à cette époque avoir tout compris des recettes du genre, et les applique avec passion tout en se construisant discrètement le style personnel qui éclatera quelques années plus tard. Autant son précédent Sweet Home était tout bancal, autant The Guard from the Underground est d'une très grande classe.
Complètement sous influence de Tobe Hooper, dont il recopie presque textuellement des séquences entières de Massacre à la Tronçonneuse, Kurosawa... [Lire la suite]27 mai 2009
Eyes of the Spider (Kumo no hitomi) de Kiyoshi Kurosawa - 1998
Eyes of the Spider commence là où Serpent's Path s'était arrêté : on retrouve notre vengeur sans pitié à la recherche des tueurs de sa petite fille, et pendant un quart-d'heure on croit même à un remake pur et dur : même garage glauque, même torture psychologique, mêmes grands coups de boîtes en carton dans la face (les boîtes en carton semblent être une sorte d'exutoire dans l'oeuvre de Kurosawa, y a sûrement un truc à creuser là-dedans). Mais très vite, le film prend un autre virage. Après l'exécution sommaire du responsable, Nijima... [Lire la suite]23 mai 2009
Vaine Illusion (Ôinaru gen'ei) de Kiyoshi Kurosawa - 1999
Ah je suis un peu embêté, pour tout dire : je n'ai rien compris à Vaine Illusion. Non pas que, d'ordinaire, ce soit un frein à mon intérêt, mais là, même thématiquement, même formellement, je n'ai pas réussi à joindre entre elles ces scènes mystérieuses et abstraites. Disons, pour cacher notre embarras, que ce film est une "rêverie", terme bien commode. Kurosawa semble vouloir dresser un état des lieux de la jeunesse japonaise, génération X qui arriverait en parallèle avec celle de Douglas Coupland, et tout aussi exsangue et... [Lire la suite]
