11 janvier 2021

Trois Amours (Mittsu no ai) (1954) de Masaki Kobayashi

Sous des grands airs d'alléluia (ouais, pas facile d'entrée de jeu de ne pas crisser des dents), Kobayashi nous offre cette variation en trois temps sur des amours... tristes. Amis du pathos, soyez les bienvenus, dans cette triple histoire d'amours frustrées. Il est donc question, pour commencer, d'un gamin, véritable point central du film, une sorte de fool on the hill puisque notre ami, passionné par les oiseaux qu'il imite d'ailleurs très bien, est un simple d'esprit... Il bénéficie bienheureusement du regard bienveillant de sa... [Lire la suite]
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02 janvier 2021

Les belles Années (Uruwashiki saigetsu) (1955) de Masaki Kobayashi

Kobayashi est définitivement un grand auteur japonais avec lequel il faut toujours compter. On est, encore et toujours, dans l'après-guerre, et l'on suit, en particulier, dans ce film qu'on pourrait presque qualifier de "choral" tant il y a de personnages, trois amis : trois amis d'enfance, trois amis qui ont fait la guerre et qui y ont d'ailleurs perdu l'un des leurs. Peut-on, malgré tout, continuer de rester le même, dans ce monde bouleversé ? Pas sûr, tant le travail est plus dur, tant les relations sentimentales sont loin d'être... [Lire la suite]
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30 novembre 2020

Rébellion (Jôi-uchi : Hairyô tsuma shimatsu) (1967) de Masaki Kobayashi

Ah ce coffret de quatre films (Assassinat, La Guerre des Espions, Rébellion et La Forteresse des Samouraïs (à venir)) édités par la collection Criterion et vus peu avant la création de ce blog (il y a presque déjà 15 ans de cela) est absolument une merveille ; quatre incontournables avec des cinéastes qui, chacun dans leur style, excellent, sont au top. On a en plus ici droit à la présence du grandissime Toshiro Mifune, véritablement au sommet de son art - un de ses tous meilleurs films, avec tout le respect qu'on doit aux œuvres... [Lire la suite]
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09 avril 2020

La Jeunesse du Fils (Musuko no seishun) (1952) de Masaki Kobayashi

Kobayashi signe son tout premier métrage (de quarante-cinq minutes environ) en cette année 1952 et se montre déjà diablement à l'aise avec ses acteurs (dont la souriante Kuniko Miyake dans le rôle de la mère) et sa façon de mener son récit. Le titre est trompeur puisqu'il est question ici de deux fils : l'un de 18 ans qui flirte avec une camarade (sa façon de chanter en hurlant Yellow Ribbon sur sa bicyclette donne le la : un premier amour rend facilement zinzin), l'autre de 16 qui s'est acoquiné avec le fils, apparemment guère... [Lire la suite]
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04 mars 2020

Coeur sincère (Magokoro) (1953) de Masaki Kobayashi

Kobayashi à la réalisation, Kinoshita au scénario, et un beau casting d'actrices (mais aussi d'acteurs, hein, bien sûr : l'éternel adolescent Akira Ishihama as Hiroshi est remarquable) : Keiko Awaji (Midori, la sœur d'Hiroshi), Hitomi Nozoe (Fumiko, la voisine malade et aimée secrètement par Hiroshi), Chieko Higashiyama (la grande sœur de Fumiko), Kinuyo Tanaka (la mère d'Hiroshi) ; des femmes aimées, aimantes, gaies, légères, jusqu'à ce que la tragédie envoie tout le monde dans les pleurs... Il est surtout question ici de cet... [Lire la suite]
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25 novembre 2019

Quelque part sous le Ciel immense (Kono hiroi sora no dokoka ni) (1954) de Masaki Kobayashi

Ils sont trop forts ces Japs : tu leur donnes un magasin, une famille et hop ils te trament une romance dramatique enthousiasmante - malgré un climat ambiant et un manque de thunes qui ne portent pas à la fête. Kobayashi, comme Ozu, comme Naruse, comme Kinoshita, réunit une poignée d'acteurs excellents et portraiture cette petite classe moyenne avec une justesse et un brio de tous les instants. Dans la famille Morita il y a : - le fils ainé (Keiji Sada) ; il est, en l'absence du père, celui qui tient le magasin (il vend du saké,... [Lire la suite]
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03 juillet 2019

Je t'achèterai (Anata kaimasu) (1956) de Masaki Kobayashi

Alors que le mercato bat son plein faisant de nos amis footballeurs de bonnes vieilles vaches laitières plus ou moins rentables, il y a 63 ans Kobayashi traitait déjà de ce mal "sportif" en évoquant l'achat d'un jeune joueur de baseball. Goro est un jeune étudiant qui va de victoire en victoire en tapant comme un sourd dans la balle. Plusieurs clubs sont rapidement sur les rangs pour tenter d'attirer le jeune joueur, approchant aussi bien son entraineur et "agent" (Yûnosuke Itô as Ippei Tamaki, le Michel Simon nippon), que sa... [Lire la suite]
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27 mai 2019

La Pièce aux Murs épais (Kabe atsuki heya) (1956) de Masaki Kobayashi

L'ambiance est tendue. Et si on allait justement faire un petit tour du côté des prisons nippones de l'après-guerre ? Kobayashi est vaillant et ose s'attaquer à ce problème indéniablement politique et polémique : pourquoi certains-sous-gradés japonais pourrissent dans les prisons alors que certains de leurs chefs peuvent parader en liberté ? Eh oui, pourquoi ? Kobayashi met en scène une poignée de prisonniers dont on suit la vie quotidienne intra-muros avec quelques "échappées belles" (enfin surtout très glauques) sur leur... [Lire la suite]
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07 mai 2019

L'Héritage (Karami-ai) (1962) de Masaki Kobayashi

Ils sont forts ces nippons quand même. Comment une simple question d'héritage peut donner lieu à une résolution digne d'Agatha Christie... Tous les proches se retrouvent réunis autour du vieil homme mourant et puis, pam, coup de tonnerre sur coup de tonnerre, les prétendants tombent comme des mouches, comme des coupables pris la main dans le sac... Mais reprenons dès le départ : un riche PDG a perdu un peu la frite depuis qu'il a chopé un cancer - il crache du sang d’ailleurs, accessoirement, ce qui n'est jamais très agréable.... [Lire la suite]
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24 janvier 2008

Rivière noire (Kuroi kawa) (1957) de Masaki Kobayashi

Une base américaine dans le Japon d'après-guerre, un bordel, la bande de petits gangsters du coin, un bidonville où tente de surnager une équipe de bras cassés et au milieu de tout cela, Shizuko, une jeune fille un peu perdue que se disputent Jo, le caïd du bled et un jeune étudiant tout juste débarqué. Kobayashi réalise un film noir dans les règles de l'art, avec corruption à tous les étages, pauvreté omniprésente et où chacun tente de sortir son épingle du jeu : en se prostituant dans le dos de son mari, en trafiquant les... [Lire la suite]
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