24 janvier 2008
Rivière noire (Kuroi kawa) (1957) de Masaki Kobayashi
Une base américaine dans le Japon d'après-guerre, un bordel, la bande de petits gangsters du coin, un bidonville où tente de surnager une équipe de bras cassés et au milieu de tout cela, Shizuko, une jeune fille un peu perdue que se disputent Jo, le caïd du bled et un jeune étudiant tout juste débarqué. Kobayashi réalise un film noir dans les règles de l'art, avec corruption à tous les étages, pauvreté omniprésente et où chacun tente de sortir son épingle du jeu : en se prostituant dans le dos de son mari, en trafiquant les... [Lire la suite]17 avril 2007
La Condition Humaine (vol 3): La prière du Soldat (Ningen no joken III) (1961) de Masaki Kobayashi
Ultime épreuve pour notre soldat japonais qui va bien couvrir 3000 kilomètres à pied pour finir, en prière, en rêvant de rejoindre sa belle, face contre terre, alors que les flocons de neige le recouvrent. Dernière partie donc où Kobayashi nous fait traverser cette fois-ci toute une variation de paysages, forêt, colline pelée, champs de blé, vaste plaine enneigée avec toujours un grand sens du scope qui capte parfaitement cette marche jusqu'au bout de la nuit, de l'effort, celle d'une individualité broyée par la guerre et les hommes... [Lire la suite]01 avril 2007
La Condition Humaine (vol 2): Le Chemin de l'Eternité (Ningen no joken II) (1959) de Masaki Kobayashi
Deuxième partie en forme de Full Metal Jacket nippon (allez, ça mange pas de pain) puisque Kaji se retrouve essentiellement dans des camps d'entraînement. Toujours aussi effronté par rapport à ces supérieurs, toujours aussi défenseur des plus faibles, toujours aussi sceptique vis à vis de l'utilité de cette guerre, Kobayashi continue son bonhomme de chemin avec ce pamphlet profondément antimilitariste.
Ca commence avec une magistrale tournée de baffes données aux recrues punies d'avoir laissé tomber un mégot dans un récipient... [Lire la suite]29 mars 2007
La Condition Humaine (vol 1): Il n'y a pas de plus grand Amour (Ningen no joken I) (1959) de Masaki Kobayashi
Premier volet (3h20 au compteur) de cette fresque de Kobayashi avec dans le rôle titre Tatsuya Nakadai, vu entre autres chez Kurosawa et Naruse. Sur fond de camp de concentration, le combat d'un homme pour traiter les prisonniers et les travailleurs chinois des mines de façon plus humaine. Pratiquement seul contre tous, il se frottera à la résistance des autres employés japonais, de son boss et surtout du commandement militaire. Une figure un peu salvatrice dans ce Japon d'après-guerre, comme si le combat d'un homme pouvait faire... [Lire la suite]19 février 2006
Harakiri (Seppuku) 1962 de Masaki Kobayashi
Juste avant l'excellent Samourai rebellion (qui vient de ressortir dans la collection criterion) et le très beau très pur Kwaidan, Kobayashi a mis en scene ce film tendu comme un slip autour de la déliquescence de l'esprit de samourai - le code de l'honneur -, notamment du côté des autorités féodales.... Que peut faire un samourai en temps de paix???? Sans RMI, ne lui reste qu'Harakiri.... ce film répond aux questions essentielles telles que : comment se faire harakiri avec un sabre en bambou? (si, on peut), doit-on se faire harakiri... [Lire la suite]

