11 septembre 2011

Les Yeux de sa Mère (2011) de Thierry Klifa

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Me voilà reparti à la recherche de films français avec les moyens et les limites du bord - entendez par là le fait que je puisse dégotter des sous-titres chinois corrects (ouais, cela fait partie du taff, faut bien que je bosse parfois...). On ouvre le bal avec cette œuvre signée de l’immense critique Thierry Klifa qui bossait pour le non moins génial Studio (c'est la rentrée, on peut déconner un peu) épaulé au scénar par le grand Christopher Thompson (c'est même plus de l'ironie à ce niveau-là). Un journaliste fouille merde, Nicolas Duvauchelle (le cauchemar de tout ingé-son : ce serait bien qu'il prenne un jour des cours de diction, le gars, je pipe, perso, un mot sur deux), décide de s'introduire (ouais les deux sens du terme, puisqu'il baisouillera la mère (Pailhas) et le fils (Jean-Baptise Lafarge, el bo gosso, si) dans une famille "célèbre" pour ne pas dire people (Deneuve est Claire Chazal mâtinée de PPDA (au niveau de l'âge), Pailhas est danseuse étoile...) dont il va tenter de percer les secrets de famille... Faut dire que c'est achement complexe chez les Weber-Canalès au niveau des turpitudes psychologiques familiales, puisque Deneuve ne s'est jamais vraiment occupée de sa fille (Pailhas) qui a elle-même abandonné tout chtit son gosse (adopté par Marina Foïs sous tranxène et Jean-Marc Barr rendu muet depuis que Besson lui a mis la tête sous l'eau - ils ont pas dû avoir le temps de lui écrire une ligne de dialogue, le type passant le temps à nous sortir son éternel regard mouillé). Duvauchelle n'a po froid aux yeux pour tenter de découvrir les blessures cachées de chacun et après vingt minutes de film, une terrible sensation nous envahit, celle que l'on en a absolument rien à foutre de cette family story inutilement alambiquée où les personnages ont la platitude d'une limande. Klifa lorgne du côté d'Almodovar sans en avoir jamais la moindre des qualités (sortez les mouchoirs si vous êtes dépressif, sinon sortez simplement de la salle) voire de Lelouch (un homme et un homme, on the beach, trop cool) dont il capte en revanche parfaitement les défauts : la séquence en parallèle où l'on se tape un combat de boxe (le fils, boxeur homo - et pourquoi pas pongiste hermaphrodite, quitte à faire dans l'original...), un spectacle de danse (Pailhas qui a bien bossé) et le dernier journal télévisé de la grand-mère (Deneuve faisant apprécier son dernier lifting) avec final ridiculissime sous de triples applaudissements, n'en jetez plus, est... ouah, au dessus de "à vomir", y'a quoi ? Je suis allé illico dans mon frigo prendre un truc sucré en espérant qu'en revenant la messe soit dite - malheureusement nan, j'ai encore dû me taper un bon quart d'heure d'un Duvauchelle se remettant grave en question sur son sale travail - po sûr qu'il ait toutefois décidé dans la foulée de prendre des cours de diction, cela dit. "Les Secrets de tes yeux à ta mère, ne le dis à personne" aurait quand même fait un meilleur titre, brisons là...

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Posté par Shangols à 06:33 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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