14 juillet 2019

Nuages lointains (Tōi kumo) (1955) de Keisuke Kinoshita

Ah nom de Dieu de nom de Dieu mais pourquoi est-ce si difficile de vivre selon ses désirs ? Kinoshita nous met dès le départ au cœur d'une situation qui sent la poudre : Keizô (Takahiro Tamura) revient dans son village natal après plusieurs années d'absence ; il apprend d'entrée de jeu que la femme qu'il aimait Fuyuko (Hideko Takamine, on est donc plusieurs sur le rang), first s'est mariée (une sombre histoire d'argent, c'est cruel) et secondo qu'elle est veuve avec une chtite fille. On voit le paquebot venir de loin : est-il... [Lire la suite]
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11 juillet 2019

Enfance (Shōnenki) (1951) de Keisuke Kinoshita

On reste en enfance sur Shangols avec cette œuvre de Kinoshita (vous commencez à connaître, non ?). Keisuke aime les petits, ou tout du moins ceux qui n'ont pas pour raison de vivre la gloriole (c'est certes plus facile après-guerre de faire dans le modeste, mais ne soyons point cynique). Il est surtout question ici d'une mère et son fils, une mère courage prête à tout, avec le sourire et les mollets, pour nourrir sa famille, et un fils ado prêt à tout, avec un certain esprit de résilience, pour faire le dos rond, subir et grandir.... [Lire la suite]
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05 juillet 2019

Le Mariage (Kekkon) (1947) de Keisuke Kinoshita

Misère, misère… A l'image de cette manif nippone datant de la même époque (marre de travailler 24h sur 24 et 7 jours sur 7... Ce ne sont pas des profs apparemment qui protestent…), notre héroïne (l'incontournable Kinuyo Tanaka as Fumie) est dans la panade... Elle aimerait bien se marier avec le gazier Ken Uehara mais voilà, sa famille n'a point le sou, tout le monde crève la dalle, on en arrive même à vendre son kimono... et cerise sur le gâteau, la mère de Ken (en phase ultime comme on dit) ne cesse de mettre la pression sur son... [Lire la suite]
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02 juillet 2019

Le Jardin des Femmes (Onna no sono) (1954) de Keisuke Kinoshita

Ce n'est pas parce que pour certains l'école est finie (branleurs) qu'il faut faire l'impasse sur des films en milieu scolaire. Je gardais sous le coude cette œuvre de Keisuke Kinoshita, un peu plus longue que la normale (2h20), mais avec la délicieuse Hideko Takamine (oui, reconnaissez aussi qu'elle vous a manqué). Il est simplement question ici de rébellion, une rébellion au sein d'une école de jeunes filles drastiquement tenue en ces années d'après-guerre. Certes, il ne faudrait pas que la morale nippone parte à vau-l'eau mais... [Lire la suite]
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26 juin 2019

L'Anneau de Fiançailles (Konyaku yubiwa) (1950) de Keisuke Kinoshita

Quand un héros kurosawien (Toshiro Mifune, qui a tué la moitié des samouraïs nippons sur ces deux derniers siècles, capable de couper un buffle en deux d'une main) rencontre une héroïne mizoguchienne (Kinuyo Tanaka as Noriko - pas la plus belle mais une... certaine aura) dans un film de Kinoshita, qu'est-ce qui se passe ?... Tout - ou rien. C'est une petite merveille de passion et de frustration que cet Anneau de Fiançailles (notons au passage que le titre français est guère adapté car il est surtout question d'une bague de... [Lire la suite]
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16 juin 2019

Le Portrait (Shōzō) (1948) de Keisuke Kinoshita

C'est notre bon vieux Akira Kurosawa qui est au scénar de ce film d'après-guerre qui ne cesse d'osciller entre un certain climat dépressif et un petit vent d'optimisme. Au départ, deux agents immobiliers veulent faire un bon coup : acheter une maison, la retaper et la vendre le double. Bien. Seul problème, il faut virer le peintre qui squatte dans ces locaux avec toute sa famille. Ok. L'un des deux agents, avec sa jeune maîtresse, prend donc possession des lieux en espérant que le peintre finisse par craquer – et ce d'autant que... [Lire la suite]
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12 juin 2019

Un Toast pour Mademoiselle (Ojōsan kanpai) (1949) de Keisuke Kinoshita

Hosannah au plus haut des cieux : Setsuko Hara dans un film de Kinoshita, sur un scénario de Kaneto Shindô et face au gentil Shûji Sano as Kei... Franchement que demande le peuple, à part peut-être du pain ? Vous me voyez tout fondu devant cette histoire d'amour qui peine à vouloir dire son nom. Il est mécano, célibataire, a un petit pécule. Elle vient d'une famille bourgeoise (elle parle français et anglais, joue du piano : she's my girl) désargentée certes mais avec de la tenue. Kei, lui, ne semble pas vouloir s'embarrasser... [Lire la suite]
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03 juin 2019

L'Armée (Rikugun) (1944) de Keisuke Kinoshita

On termine avec les films de propagande de la toute première période de Kinoshita. L'Armée a un petit côté ambitieux en essayant de traiter à travers le temps plusieurs « périodes de guerres » nippones, mais fatigue un brin par le discours répétitif de son personnage principal, Tomosuke Takagi, interprété avec fermeté par Chishû Ryû : il faut savoir se sacrifier pour la mère patrie - et l'Empereur, of course - ; la guerre n'est pas une partie de rigolade, qu’on se le dise, nom de Dieu. Tomosuke va d'ailleurs tout... [Lire la suite]
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28 mai 2019

Le Phénix (Fushichō) (1947) de Keisuke Kinoshita

On n'arrête pas de se faire plaisir avec ce petit cycle Kinoshita, que dis-je cette véritable rétrospective. Le Phénix, disons-le en intro, est un hymne à l'actrice Kinuyo Tanaka qui, sans aucun doute, part favorite pour le prix d'interprétation et ce quel que soit le festival. De la première séquence où elle s'active (elle est au service de chacun dans cette maisonnée, toujours au taquetto et ce avec le sourire) à cette scène d'anthologie où elle tente de convaincre le père de son futur mari qu'elle est the best, il faut bien... [Lire la suite]
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23 mai 2019

Une Femme (Onna) (1948) de Keisuke Kinoshita

Voilà pour le moins une histoire simple (un homme en cavale et sa poule) diaboliquement mis en scène par un Kinoshita qui, le moins qu'on puisse dire, commence à se faire la main tant au niveau du cadrage que du montage. Une danseuse, Toshiko (la figure chevaline mais fine de Mitsuko Mito) rejoint son "protecteur" et amant en train - Eitarô Ozawa, la gueule de l'emploi : le sourire torve et le regard chafouin. La bougresse comprend vite que le gazier sort encore d'un mauvais  coup (bon, une famille ligotée et un policier... [Lire la suite]
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