16 juin 2019

Le Portrait (Shōzō) (1948) de Keisuke Kinoshita

C'est notre bon vieux Akira Kurosawa qui est au scénar de ce film d'après-guerre qui ne cesse d'osciller entre un certain climat dépressif et un petit vent d'optimisme. Au départ, deux agents immobiliers veulent faire un bon coup : acheter une maison, la retaper et la vendre le double. Bien. Seul problème, il faut virer le peintre qui squatte dans ces locaux avec toute sa famille. Ok. L'un des deux agents, avec sa jeune maîtresse, prend donc possession des lieux en espérant que le peintre finisse par craquer – et ce d'autant que... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 11:42 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
12 juin 2019

Un Toast pour Mademoiselle (Ojōsan kanpai) (1949) de Keisuke Kinoshita

Hosannah au plus haut des cieux : Setsuko Hara dans un film de Kinoshita, sur un scénario de Kaneto Shindô et face au gentil Shûji Sano as Kei... Franchement que demande le peuple, à part peut-être du pain ? Vous me voyez tout fondu devant cette histoire d'amour qui peine à vouloir dire son nom. Il est mécano, célibataire, a un petit pécule. Elle vient d'une famille bourgeoise (elle parle français et anglais, joue du piano : she's my girl) désargentée certes mais avec de la tenue. Kei, lui, ne semble pas vouloir s'embarrasser... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 14:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
03 juin 2019

L'Armée (Rikugun) (1944) de Keisuke Kinoshita

On termine avec les films de propagande de la toute première période de Kinoshita. L'Armée a un petit côté ambitieux en essayant de traiter à travers le temps plusieurs « périodes de guerres » nippones, mais fatigue un brin par le discours répétitif de son personnage principal, Tomosuke Takagi, interprété avec fermeté par Chishû Ryû : il faut savoir se sacrifier pour la mère patrie - et l'Empereur, of course - ; la guerre n'est pas une partie de rigolade, qu’on se le dise, nom de Dieu. Tomosuke va d'ailleurs tout... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 20:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
28 mai 2019

Le Phénix (Fushichō) (1947) de Keisuke Kinoshita

On n'arrête pas de se faire plaisir avec ce petit cycle Kinoshita, que dis-je cette véritable rétrospective. Le Phénix, disons-le en intro, est un hymne à l'actrice Kinuyo Tanaka qui, sans aucun doute, part favorite pour le prix d'interprétation et ce quel que soit le festival. De la première séquence où elle s'active (elle est au service de chacun dans cette maisonnée, toujours au taquetto et ce avec le sourire) à cette scène d'anthologie où elle tente de convaincre le père de son futur mari qu'elle est the best, il faut bien... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 21:35 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
23 mai 2019

Une Femme (Onna) (1948) de Keisuke Kinoshita

Voilà pour le moins une histoire simple (un homme en cavale et sa poule) diaboliquement mis en scène par un Kinoshita qui, le moins qu'on puisse dire, commence à se faire la main tant au niveau du cadrage que du montage. Une danseuse, Toshiko (la figure chevaline mais fine de Mitsuko Mito) rejoint son "protecteur" et amant en train - Eitarô Ozawa, la gueule de l'emploi : le sourire torve et le regard chafouin. La bougresse comprend vite que le gazier sort encore d'un mauvais  coup (bon, une famille ligotée et un policier... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 18:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
21 mai 2019

La Fille que j'aimais (Waga koi seshi otome) (1946) de Keisuke Kinoshita

Un peu d'amour champêtre, cela ne peut résolument pas faire de mal alors que toutes les espèces animales et les arbres disparaissent (ne niez pas). C'est la jeunette Yoshiko (Kuniko Igawa) qui est au centre des débats. Abandonnée toute bébé par des parents suicidaires, elle fut élevée auprès de son frère de lait Jingo ; fallait bien que cela arrive, il tombe amoureux d'elle et tout le monde pense que c'est réciproque : et vas-y que je chahute avec toi dans les hautes herbes, que je t'attrape le pied dans le foin, que je te course... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 18:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
20 mai 2019

L'Épée vivante (Ikite iru Magoroku) (1943) de Keisuke Kinoshita

Pas facile de commencer sa carrière en pleine guerre... Kinoshita semble vouloir ici profiter de l'occasion pour dépoussiérer le côté sacré d'une légende, d'une tradition ancestrale - en temps de guerre, quand la nation est au-dessus de tout, les petits intérêts personnels perdent de leur poids tout comme les habitudes à la con qui datent de Mathusalem. Toute l'histoire, qui donne au départ l'impression de s'éparpiller un peu dans tous les sens, se rattache plus ou moins au clan Onagi – une famille de propriétaires terriens assez... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 17:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
08 mai 2019

Le Port fleuri (Hana saku minato) (1943) de Keisuke Kinoshita

Il faut bien commencer un jour en se faisant la main et c'est avec ce petit film de "propagande comique" que Kinoshita ouvre la voie de sa carrière au nombre précieux et symbolique de 51 films. La guerre est dans l'air et cela n'empêche point deux gaziers aux allures de Dupond et Dupont au niveau de la maladresse de débarquer sur cette tranquille île : les deux clament être les descendants de la personne qui avait eu l'ambition, quinze ans auparavant, de construire un atelier de construction de bateaux... Ils s'allient en disant... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 08:56 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
03 mai 2019

Serment rompu (Hakai) (1948) de Keisuke Kinoshita

Alors reconnaissons-le, vous me verrez un peu moins ébaubi que d'habitude sur cette œuvre de Kinoshita. Pourtant, sur le fond, l'idée est plus que louable : condamner les problèmes de caste au Japon (les bouseux des petits villages étant considérés comme des parias : seules solutions pour eux pour réussir : ne pas dire d'où ils viennent, ou alors, c'est la honte galactique), favoriser la liberté d'expression, prôner plus d'égalité... Pour illustrer ces biens belles idées lumineuses, Kinoshita prend l'exemple d'un jeune prof, Sugawa... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 23:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
30 avril 2019

Le Soleil et la Rose (Taiyô to bara) (1956) de Keisuke Kinoshita

Kinoshita peut également se révéler totalement en phase avec son époque avec ce film "à la new wave" avant la lettre qui conte les malheurs d'un zazou bien de son temps. Musique jazzy pour accompagner cette petite frappe ou plutôt ce petit branleur de Kiyoshi avec ces deux camarades au diapason. Détrousser les bonnes gens sur la plage, jouer du coup de poing, faire les marioles et les grandes gueules dans les bars, voilà grosso modo tout l'univers de ce gang de merdeux. La mère de Kiyoshi se plie en quatre pour espérer sauver ce... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 10:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]