05 décembre 2019

Feux d'Artifice sur la Mer (Umi no hanabi) (1951) de Keisuke Kinoshita

Voilà un film de Kinoshita qui, à l'image du titre, part franchement un peu dans tous les sens, multipliant à foison les personnages pour livrer un final en forme de bouquet ; c'est en partie bien mené même si à trop vouloir embrasser de caractère certains sont mal étreints. Difficile, morbleu, de résumer l'histoire : disons, pour l'essentiel, qu'il est question d'une association qui tente de survivre avec deux bateaux de pêche... Problème, l'argent ne rentre pas ; on vire alors les capitaines pour mettre à leur place deux frères... [Lire la suite]
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22 novembre 2019

L'Arc-en-ciel éternel (Kono ten no niji) (1958) de Keisuke Kinoshita

Un film qui commence comme un film de promo pour l'une des industries "motrices" du Japon, celle de l’acier ; dix minutes de présentation des installations industrielles, des différents ateliers de production (ho, des rails de chemin de fer, oh des câbles...) et de ces magnifiques colonnes de fumée de sept couleurs différentes - oui, on n’avait pas les mêmes préoccupations à l'époque. On imagine Truffaut faisant un film sur Michelin. Enfin on pourrait. On ronge un peu son frein en attendant le début du récit. Il faudra encore le... [Lire la suite]
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12 novembre 2019

L'Oiseau des Printemps révolus (Sekishunchō) (1959) de Keisuke Kinoshita

Encore un film de Kinoshita qui joue habilement de la nostalgie à propos de l'amitié comme de l'amour... Un jeune gars, censé être parti deux ans pour suivre des études à Tokyo, revient dans son village natal. L'occasion pour lui de recroiser ses quatre anciens potes, de retrouver leur bonne vieille solidarité, de surfer sur leur sens de l'empathie ; il est sans le sou et compte bien sur un petit effort de chacun pour renflouer ses caisses ; il est également question, en parallèle, de l'histoire de l'oncle d'un des gars,... [Lire la suite]
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04 novembre 2019

Le Tambour brisé (Yabure-daiko) (1951) de Keisuke Kinoshita

Je sentais bien qu'il vous manquait votre petit Keisuke Kinoshita hebdomadaire, eh bien le voilà : il s'agit cette fois-ci d'une histoire de famille et quelle famille (trois fils, trois filles) et surtout quel père (totalement tyrannique, con comme un citron). C'est ce sombre idiot qui croit diriger la maison, gueulant tant qu'il peut sur sa femme, ses enfants et ses serviteurs (qui démissionnent en rang d'oignon). Le type, qui ne peut s'empêcher lorsqu'il fait des discours de lever la main tel un petit Hitler de poche, est... [Lire la suite]
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24 octobre 2019

Un Jour comme un autre (Kyō mo mata kakute arinan) (1959) de Keisuke Kinoshita

Encore un film de Kinoshita qui laisse tout chose, le cinéaste nippon alternant dans un film aux couleurs sépia éblouissantes, les flirts, les histoires d'amour qui bafouillent leur nom, les drames, les tragédies, la violence, la douce mélancolie... Tout cela en simplement deux mois de vacances, deux mois où tout risque d'être chamboulé mais où rien finalement ne changera... Une femme, un homme, un enfant : il travaille, elle fait les courses avec le peu qu'il gagne et le chieur de gamin se plaint ; notre homme décide de louer leur... [Lire la suite]
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02 octobre 2019

Au Fil des Ans dans la Joie et la Peine (Yorokobi mo kanashami mo ikutoshitsuki) (1957) de Keisuke Kinoshita

Ils ne sont pas légion les cinéastes à avoir osé faire des films sur des gardiens de phare, hein !  (Bela Tarr, tout de même, de mémoire et pour la rime). Kinoshita, avec la lumineuse Hideko Takamine et le grand Keiji Sada, nous livre quasiment une fresque (de 150 minutes) sur les phares nippons et ce du début des années 30 jusque vers la fin des années 50. Autant dire que le phare en a vu, des bateaux et surtout des avatars puisque ces derniers servirent notamment de cible au cours de la guerre (hommage à tous ces gardiens... [Lire la suite]
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23 septembre 2019

Une Chandelle dans le Vent (Fūzen no tomoshibi) (1957) de Keisuke Kinoshita

Petite comédie sans grande prétention de l'ami Kinoshita qui nous permet tout de même, entre autres, de retrouver une Hideko Takemine en pleine bourre en femme au foyer un peu dépassée par les événements. Kinoshita, grâce à une belle direction d'acteurs, un sens du rythme évident, une exploitation au maximum de son simple décor (une baraque filmée sous tous les angles), nous fait passer un agréable moment avec cette comédie très légère qui vire, au besoin, au drame (tout en continuant de flirter avec le grotesque). Au départ, trois... [Lire la suite]
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06 septembre 2019

Le bon Démon (Zen-ma) (1951) de Keisuke Kinoshita

Toujours un plaisir de retrouver ce bon Kinoshita dans sa veine romantico-mélo-dramatique. Au départ, une belle histoire d'amitié entre deux journalistes, l'un plus aguerri (Masayuki Mori as Nakanuma), l'autre au début de sa carrière (Mikuni). Les deux se voient offrir la possibilité d'une histoire d'amour avec deux sœurs : l'ainée (la racée et décidée Chikage Awashima, fidèle de Kinoshita, dans le rôle de Itsuko), est sur le point de divorcer et aimerait renouer avec son vieux pote Nakamuna (et plus si) ; la cadette, Mikako, jeune... [Lire la suite]
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28 août 2019

Un Amour pur de Carmen (Karumen junjō su) (1952) de Keisuke Kinoshita

Un second opus de Carmen (avec une suite de prévue... qui ne verra jamais le jour) qui part un peu dans tous les sens, mixant comédie, comédie musicale et... politique avec plus ou moins de réussite. Kinoshita s'amuse à "décadrer" ses cadres (lors des parties « artistiques » notamment - lorsque Carmen danse ou qu'elle rend visite à l'atelier d'un artiste) ce qui produit un petit côté arty (certes) mais donne aussi le mal de mer lors de champ-contrechamp où la caméra ne cesse de tanguer. Un artiste (moderne et sous... [Lire la suite]
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14 juillet 2019

Nuages lointains (Tōi kumo) (1955) de Keisuke Kinoshita

Ah nom de Dieu de nom de Dieu mais pourquoi est-ce si difficile de vivre selon ses désirs ? Kinoshita nous met dès le départ au cœur d'une situation qui sent la poudre : Keizô (Takahiro Tamura) revient dans son village natal après plusieurs années d'absence ; il apprend d'entrée de jeu que la femme qu'il aimait Fuyuko (Hideko Takamine, on est donc plusieurs sur le rang), first s'est mariée (une sombre histoire d'argent, c'est cruel) et secondo qu'elle est veuve avec une chtite fille. On voit le paquebot venir de loin : est-il... [Lire la suite]
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