02 octobre 2019

Au Fil des Ans dans la Joie et la Peine (Yorokobi mo kanashami mo ikutoshitsuki) (1957) de Keisuke Kinoshita

Ils ne sont pas légion les cinéastes à avoir osé faire des films sur des gardiens de phare, hein !  (Bela Tarr, tout de même, de mémoire et pour la rime). Kinoshita, avec la lumineuse Hideko Takamine et le grand Keiji Sada, nous livre quasiment une fresque (de 150 minutes) sur les phares nippons et ce du début des années 30 jusque vers la fin des années 50. Autant dire que le phare en a vu, des bateaux et surtout des avatars puisque ces derniers servirent notamment de cible au cours de la guerre (hommage à tous ces gardiens... [Lire la suite]
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23 septembre 2019

Une Chandelle dans le Vent (Fūzen no tomoshibi) (1957) de Keisuke Kinoshita

Petite comédie sans grande prétention de l'ami Kinoshita qui nous permet tout de même, entre autres, de retrouver une Hideko Takemine en pleine bourre en femme au foyer un peu dépassée par les événements. Kinoshita, grâce à une belle direction d'acteurs, un sens du rythme évident, une exploitation au maximum de son simple décor (une baraque filmée sous tous les angles), nous fait passer un agréable moment avec cette comédie très légère qui vire, au besoin, au drame (tout en continuant de flirter avec le grotesque). Au départ, trois... [Lire la suite]
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06 septembre 2019

Le bon Démon (Zen-ma) (1951) de Keisuke Kinoshita

Toujours un plaisir de retrouver ce bon Kinoshita dans sa veine romantico-mélo-dramatique. Au départ, une belle histoire d'amitié entre deux journalistes, l'un plus aguerri (Masayuki Mori as Nakanuma), l'autre au début de sa carrière (Mikuni). Les deux se voient offrir la possibilité d'une histoire d'amour avec deux sœurs : l'ainée (la racée et décidée Chikage Awashima, fidèle de Kinoshita, dans le rôle de Itsuko), est sur le point de divorcer et aimerait renouer avec son vieux pote Nakamuna (et plus si) ; la cadette, Mikako, jeune... [Lire la suite]
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28 août 2019

Un Amour pur de Carmen (Karumen junjō su) (1952) de Keisuke Kinoshita

Un second opus de Carmen (avec une suite de prévue... qui ne verra jamais le jour) qui part un peu dans tous les sens, mixant comédie, comédie musicale et... politique avec plus ou moins de réussite. Kinoshita s'amuse à "décadrer" ses cadres (lors des parties « artistiques » notamment - lorsque Carmen danse ou qu'elle rend visite à l'atelier d'un artiste) ce qui produit un petit côté arty (certes) mais donne aussi le mal de mer lors de champ-contrechamp où la caméra ne cesse de tanguer. Un artiste (moderne et sous... [Lire la suite]
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14 juillet 2019

Nuages lointains (Tōi kumo) (1955) de Keisuke Kinoshita

Ah nom de Dieu de nom de Dieu mais pourquoi est-ce si difficile de vivre selon ses désirs ? Kinoshita nous met dès le départ au cœur d'une situation qui sent la poudre : Keizô (Takahiro Tamura) revient dans son village natal après plusieurs années d'absence ; il apprend d'entrée de jeu que la femme qu'il aimait Fuyuko (Hideko Takamine, on est donc plusieurs sur le rang), first s'est mariée (une sombre histoire d'argent, c'est cruel) et secondo qu'elle est veuve avec une chtite fille. On voit le paquebot venir de loin : est-il... [Lire la suite]
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11 juillet 2019

Enfance (Shōnenki) (1951) de Keisuke Kinoshita

On reste en enfance sur Shangols avec cette œuvre de Kinoshita (vous commencez à connaître, non ?). Keisuke aime les petits, ou tout du moins ceux qui n'ont pas pour raison de vivre la gloriole (c'est certes plus facile après-guerre de faire dans le modeste, mais ne soyons point cynique). Il est surtout question ici d'une mère et son fils, une mère courage prête à tout, avec le sourire et les mollets, pour nourrir sa famille, et un fils ado prêt à tout, avec un certain esprit de résilience, pour faire le dos rond, subir et grandir.... [Lire la suite]
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05 juillet 2019

Le Mariage (Kekkon) (1947) de Keisuke Kinoshita

Misère, misère… A l'image de cette manif nippone datant de la même époque (marre de travailler 24h sur 24 et 7 jours sur 7... Ce ne sont pas des profs apparemment qui protestent…), notre héroïne (l'incontournable Kinuyo Tanaka as Fumie) est dans la panade... Elle aimerait bien se marier avec le gazier Ken Uehara mais voilà, sa famille n'a point le sou, tout le monde crève la dalle, on en arrive même à vendre son kimono... et cerise sur le gâteau, la mère de Ken (en phase ultime comme on dit) ne cesse de mettre la pression sur son... [Lire la suite]
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02 juillet 2019

Le Jardin des Femmes (Onna no sono) (1954) de Keisuke Kinoshita

Ce n'est pas parce que pour certains l'école est finie (branleurs) qu'il faut faire l'impasse sur des films en milieu scolaire. Je gardais sous le coude cette œuvre de Keisuke Kinoshita, un peu plus longue que la normale (2h20), mais avec la délicieuse Hideko Takamine (oui, reconnaissez aussi qu'elle vous a manqué). Il est simplement question ici de rébellion, une rébellion au sein d'une école de jeunes filles drastiquement tenue en ces années d'après-guerre. Certes, il ne faudrait pas que la morale nippone parte à vau-l'eau mais... [Lire la suite]
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26 juin 2019

L'Anneau de Fiançailles (Konyaku yubiwa) (1950) de Keisuke Kinoshita

Quand un héros kurosawien (Toshiro Mifune, qui a tué la moitié des samouraïs nippons sur ces deux derniers siècles, capable de couper un buffle en deux d'une main) rencontre une héroïne mizoguchienne (Kinuyo Tanaka as Noriko - pas la plus belle mais une... certaine aura) dans un film de Kinoshita, qu'est-ce qui se passe ?... Tout - ou rien. C'est une petite merveille de passion et de frustration que cet Anneau de Fiançailles (notons au passage que le titre français est guère adapté car il est surtout question d'une bague de... [Lire la suite]
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16 juin 2019

Le Portrait (Shōzō) (1948) de Keisuke Kinoshita

C'est notre bon vieux Akira Kurosawa qui est au scénar de ce film d'après-guerre qui ne cesse d'osciller entre un certain climat dépressif et un petit vent d'optimisme. Au départ, deux agents immobiliers veulent faire un bon coup : acheter une maison, la retaper et la vendre le double. Bien. Seul problème, il faut virer le peintre qui squatte dans ces locaux avec toute sa famille. Ok. L'un des deux agents, avec sa jeune maîtresse, prend donc possession des lieux en espérant que le peintre finisse par craquer – et ce d'autant que... [Lire la suite]
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