14 mai 2020

Parents, réveillez-vous ! (Chichi yo haha yo!) (1980) de Keisuke Kinoshita

Keisuke Kinoshita, se rêvant roi de l'analyse des traumatismes, se pique d'un petit film sur la délinquance juvénile et nous livre sans doute l'une de ses œuvres les plus faibles, les plus décousues. Le principe de base est simple : aller voir ces gamins qui, ado, fréquentent les boites, fument bordel, commettent des actes délictueux puis pousser l'enquête pour voir s'il n'y aurait pas derrière une responsabilité des parents. Notre Keisuke se dit que c'est une bonne occase pour voir une nouvelle fois du pays eheh. Le problème, c'est... [Lire la suite]
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12 mai 2020

Jours de Joie et de Tristesse (Shin yorokobi mo kanoshimi mo ikutoshitsuki) (1986) de Keisuke Kinoshita

Quasiment trente ans après le même exercice de style (Au fil des ans dans la Joie et la Peine), Kinoshita nous revient avec un film de phares ! Je vous vois d'ici un peu dépité... Comment ça, il n'y a pas plus chiant qu'un phare ? Bon, je vous accorde que le boulot n'a pas l'air le plus passionnant du monde et que le seul intérêt réside dans les déménagements qui ont lieu pratiquement tous les deux ans ; notre petite famille, le père, la mère et leurs trois bambins vont en effet voir du pays ! Si, avec le temps, à chaque... [Lire la suite]
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09 mai 2020

Journal d'un Ouvrier (Futari de aruita iku haru aki) (1962) de Keisuke Kinoshita

Très beau petit mélodrame familiale que cet opus de Kinoshita qui nous fait passer des petites douceurs de la vie aux petites larmes d'icelle et vice-versa. En tête d'affiche l'excellentissime couple formé par Hideko Takamine et Keiji Sada, tous les deux absolument extraordinaires ici : sur le générique d'ouverture, l'ami Keiji revient de la guerre et court dans les bras de la douce Hideko qui était sur le chemin. Ces deux-là s'aiment, ont un fils, sont au bas de l'échelle sociale et vont tout faire, pendant une vingtaine... [Lire la suite]
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05 mai 2020

Homicide par Impulsion : c'est mon Fils (Shōdō satsujin musuko yo) (1979) de Keisuke Kinoshita

Un film qui part d’un très bon principe sur le fond mais qui manque définitivement de nerfs, de souffle et qui s’étale longuement sur plus de deux heures. Le père Kawase est aux anges : lui, duraille avec son fils qui bosse à ses côtés dans son entreprise de métallurgie, vient enfin d’entendre de la part du fiston de sages conseils sur l’avenir de l’entreprise – le fils proposant notamment d’embaucher de nouveaux représentants… Et puis le fils, en ce samedi, alla pêcher avec un proche. Et revint. Et se prit un coup de poignard par... [Lire la suite]
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11 avril 2020

Chante Jeunesse ! (Utae wakōdotachi) (1963) de Keisuke Kinoshita

Petite œuvre estudiantine d'un Kinoshita taquin (il arrive même à citer son nom dans le film en s'envoyant des fleurs - genre "tu pourras tourner avec un grand cinéaste comme Keisuke Kinoshita" - la classe et l'humilité). Il est donc question ici de quatre étudiants pas forcément dans le vent. Quatre jeunes gars un peu paumés dont Mori qui voit l'avenir tout en noir. L'espoir fait vivre mais le désespoir aussi puisque notre gars Mori va d'abord être repéré pour faire la couv' d'un magazine (laveur de carreau peut ouvrir des... [Lire la suite]
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26 février 2020

Rêves de Printemps (Haru no yume) (1960) de Keisuke Kinoshita

Petit peuple et bourgeoisie, amour arrangé et amour impossible, lutte des classes... C'est à un drame vaudevillesque romantique que nous invite Kinoshita dans cette grande maisonnée. Un boss irascible (il éructe du matin au soir, contre ses employés comme contre ses enfants : une véritable teigne moustachue intolérante et intolérable), sa belle-mère, guère mieux, à cheval sur ses principes et puis la faune et la flore qui vivent alentours... Il y a les enfants, malheureux comme des pierres (la dévergondée fofole reniée par les... [Lire la suite]
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21 février 2020

Father (Chichi) (1988) de Keisuke Kinoshita

Ah les fins de carrière sont parfois difficiles et on se dit que Ozu ou Naruse ont su s'arrêter au summum de leur art. Pas Kinoshita. Il nous sert là un film tristement conventionnel et sans guère d'intérêt sur un padre plus pathétique qu'excentrique. Il aime son gosse, mais l'abandonne chez sa mère, se lance dans des aventures douteuses qui foirent toutes (un chanteur brésilien au Japon - dommage qu'il ahane les paroles) et n'est même pas capable de réussir son divorce (ce tampon qu'il pose à l'envers). Il est plein de bonne... [Lire la suite]
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29 janvier 2020

Les Enfants de Nagasaki (Kono ko wo nokoshite) (1983) de Keisuke Kinoshita

Hiroshima, souviens-toi. Nagasaki, aussi. C'est sous des augures papesques que le gars Kinoshita ouvre son récit - la visite du pape Jean-Paul II à Nagasaki pour célébrer la folie des hommes... Il sera d'ailleurs beaucoup question de religion dans cet opus de Keisuke qui tente semble-t-il de se raccrocher au ciel, une fois que celui-ci a pris feu. Oui, Jésus a bien été crucifié une seconde fois à Nagasaki, un sacrifice qui permettra de mettre fin à cette seconde guerre mondiale. C'est une vue de l’esprit que certains personnages du... [Lire la suite]
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14 janvier 2020

Le Parfum de l'Encens (Kōge) (1964) de Keisuke Kinoshita

Bien belle fresque de l'ami Kinoshita qui nous emmène sur 200 minutes dans l'histoire (amoureuse) pour le moins contrariée de la belle Tomoko (Mariko Okada) : abandonnée par sa mère, déposée dans un bordel par son beau-père à la mort de sa grand-mère, Tomoko va recevoir l'éducation classique d'une geisha - arrivée à maturité (plus de 16 ans, hein, facile), elle est le centre de tous les regards alors même que sa mère, dorénavant, se prostitue (un exemple, this mother...) ; les protecteurs se bousculent mais la jeune Tomoko n'a... [Lire la suite]
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05 décembre 2019

Feux d'Artifice sur la Mer (Umi no hanabi) (1951) de Keisuke Kinoshita

Voilà un film de Kinoshita qui, à l'image du titre, part franchement un peu dans tous les sens, multipliant à foison les personnages pour livrer un final en forme de bouquet ; c'est en partie bien mené même si à trop vouloir embrasser de caractère certains sont mal étreints. Difficile, morbleu, de résumer l'histoire : disons, pour l'essentiel, qu'il est question d'une association qui tente de survivre avec deux bateaux de pêche... Problème, l'argent ne rentre pas ; on vire alors les capitaines pour mettre à leur place deux frères... [Lire la suite]
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