05 décembre 2020

Santa Sangre d'Alejandro Jodorowsky - 1989

Toujours eu un peu de mal avec les grands baroques des années 80, pour ma part, les Argento, les Greenaway, les Russell, les Kusturica, et il faudra peut-être ajouter à la liste Jodorowsky, qui nous offre là sur un plateau l'archétype de l'imagerie du genre. Tous les plans, dans Santa Sangre, sont conçus pour être les plus visuels possible, quitte à ajouter 8000 éléments qui n'ont pas grand chose à y foutre mais qui rajouteront au bestiaire poétique du sieur. Jodo se pique ici de fabriquer une sorte de film d'horreur... [Lire la suite]
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13 novembre 2020

Psychomagie, un Art pour guérir (Psychomagic : A Healing Art) (2019) de Alejandro Jodorowsky

On savait que les films de Jodorowsky était barrés, on pouvait aisément se douter que l'homme le fut tout autant. Jodorowsky, comme mon père (dont Gols a pu percevoir les effets magiques...), est un guérisseur. Un guérisseur, non pas avec des mots, mais avec des actes, des massages, des trucs d'homme (tu bégaies : il te saisit par les couilles et tu redeviens un homme, mon fils, fluide). L’autre prérequis à la vision à la chose, c'est que le ridicule ne tue point, non plus, tout devant être considéré comme... [Lire la suite]
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18 mars 2020

Poesia sin Fin d'Alejandro Jodorowsky - 2016

Moi qui croyais que Fellini n'avait pas laissé d'héritage, je me suis retrouvé tout ému devant cet opus jodorowskyen. Le style baroque, très poétique, tout feu tout flamme, qu'utilise le bon auteur chilien pour nous narrer son adolescence et ses années d'étudiant bohème, ressemble en effet plus souvent qu'à son tour au maître italien. S'il n'a pas la douceur de son modèle, ce film très touchant et constamment inventif n'a pas à rougir à côté d'Amarcord. Parce qu'au delà du récit coloré de ses années d'apprentissage en tant que... [Lire la suite]
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22 janvier 2008

La Montagne sacrée (The Holy Mountain) (1973) d'Alejandro Jodorowsky

Je crois qu'au Panthéon des cinéastes les plus allumés, Jodorowsky tient dignement son rang. Univers déjanté, provocation religieuse en tout genre, sexe à tous les étages, casting et décors qui feraient passer un Fellini  pour une boîte de Playmobil, on comprend que l'Alejandro provoqua à son époque quelques remous. Plus abouti que ses précédents films, on se retrouve dans un univers avec 23 trouvailles à la minute et un imaginaire surréaliste et psychédélique qui oscille entre la création pure (chaque univers des... [Lire la suite]
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12 janvier 2008

Fando et Lis (Fando y Lis) (1968) d'Alejandro Jodorowosky

Inspiré d'une pièce de Fernando Arrabal, ce premier long métrage du chilien Jodorowsky provoqua une émeute à sa sortie... Faut dire qu'en terme de vision surréaliste, l'Alejandro lâche les chevaux, les chiens et même les moutons, et qu'en terme de provocation (on a vu pire depuis, certes, ma bonne dame) il a pas dû amuser tout le monde... Fando et Lis - paraplégique mâtinée de Giulietta Masina - partent à la recherche de la ville paradisiaque de Tar (c'est où? euh là, en haut, à gauche). Dès les premières scènes, on a droit à... [Lire la suite]
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12 juin 2007

El Topo (1970) d'Alejandro Jodorowsky

Le grand problème avec les années 70, c'est qu'esthétiquement et "spirituellement" beaucoup de films morflent méchamment avec l'âge. Ce western sauvage déjanté qui bénéficia à l'époque du soutien et de la pub de John Lennon frôle souvent le n'importe quoi -surtout la fin- et fonctionne avec des ficelles grosses comme Carlos. Un barbu gainé de cuir avec son gamin à poil règle son compte à un général qui a décimé un village (4 tonnes de sauce tomate, au moins) - il lui coupe le zigouigoui et l'autre de se suicider... [Lire la suite]
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