15 mai 2013
La folle Enquête (A Miracle can Happen/On our merry Way) (1948) de K. Vidor et L. Fenton (J. Huston et G. Stevens non crédités)
Tout d'abord, pour la petite histoire, la version que j'ai vue, intitulée A Miracle can happen contient le "sketch" avec Charles Laughton - une partie remplacée dans On our merry Way par un sketch avec Dorothy Lamour (po vu donc mais apparemment j'ai rien loupé...). Une foultitude de réalisateurs présents ou absents au générique, une gerbe d'acteurs (James Stewart, Paulette, Paulette, Paulette Goddard, Henry Fonda, Burgess Meredith, Charles Laughton...) et au final, un terrible ratage... Certains semblent se lamenter ici ou... [Lire la suite]29 avril 2013
Le Barbare et la Geisha (The Barbarian and the Geisha) (1958) de John Huston
Reconnaissons le courage de Huston de ne point doubler ses acteurs japonais (John Wayne est accompagné de Nelson Monfort qui lui traduit gentiment chaque phrase prononcée en japonais : c'est clair que cela double la durée du film mais on ne va non plus lui reprocher de faire l'effort) et son sens évident de la reconstitution (pléthore de figurants, jolis costumes, y'a de la thune et cela se voit). Et sinon... ben c'est un peu pauvre... Wayne troque sa tenue de cow-boy pour celui d'ambassadeur (le tout premier) des Etats-Unis au... [Lire la suite]15 avril 2013
Winning your Wings (1942) de John Huston
On pourra dire ce qu'on veut, Shangols est toujours au taquet pour dénicher les oeuvres les plus obscures pour ses odyssées exhaustives... Voici donc le Lieutenant James Stewart au service du grand John... et surtout de l'armée pour convaincre tous ces jeunes ricains de venir s'envoyer en l'air... Et tout d'abord, que les choses soient bien clair, plus besoin d'être un cador pour rejoindre the United States Army Air Force ; vous pouvez avoir des notes moyennes à l'Université voire même être pompiste (autrement dit con comme un bol... [Lire la suite]14 avril 2013
L’Honneur des Prizzi (Prizzi's Honor) (1985) de John Huston
Je n’avais pas revu ce film de Huston depuis sa sortie - ce qui ne nous rajeunit guère - et je n’en gardais pas un grand souvenir, avouerais-je. Croire qu’à l’époque je préférais les œuvres qui boostaient un peu plus. Huston, et c’est rien de le dire, prend tout son temps pour poser ses personnages (Nicholson, remarquablement sobre même s’il ne peut s’empêcher deux-trois effets de sourcils et de regards de traviole, Anjelica Huston divine de classe, Kathleen Turner en blonde sans grande profondeur mais qui avait encore tout son... [Lire la suite]08 avril 2013
Juge et Hors-la-loi (The Life and Times of Judge Roy Bean) de John Huston - 1972
Western crépusculaire et récréatif pour le bon vieux Huston, à qui on n'apprendra plus à faire la grimace quand on voit comme il est habile pour nous trousser une brillante comédie spectaculaire et pas si couillonne qu'elle s'en donne l'air. Aidé par le parfait Paul Newman, pris en flagrant délit de construction de personnage stanislavskienne (il joue un gusse qui est pendu au début du film, et qui en a écopé une raideur dans le cou et dans le corps qu'il va cultiver tout au long du métage), et par une bande de seconds rôles aussi... [Lire la suite]07 avril 2013
Freud, Passions secrètes (Freud) (1962) de John Huston
Disons le tout de go, faire une sorte de biopic (du docteur au penseur) du gars Freud et surtout tenter de traiter cinématographiquement de ses théories c'est tout de même une gageure. Et je trouve qu'à ce petit jeu le gars Huston s'en sort pas si mal. On est dès le départ assez surpris de trouver le sex-symbol Montgomery Clift dans la peau du Sigmund : tout barbu, les yeux écarquillés presque de bout en bout, on sent que le Clint trouve le personnage et la performance à son goût - à tel point qu'il semble même... [Lire la suite]30 mars 2013
Fat City (1972) de John Huston
1972 année de la lose et je sais de quoi je parle, et Huston de nous dresser le portrait d’un serial loser alcoolique d’un pathétisme parfait. Stacy Keach a la gueule de travers, sûrement d’avoir pris trop de gnons durant sa carrière de boxeur, sûrement de s’être pris trop de caniveau dans la tête après une bonne biture… Mais notre gars n’a pas fini d’en vouloir et il tente de remonter la pente en allant glaner des oignons ou des noix (sympathique petit boulot saisonnier à la con), en s’acoquinant avec une poivrotte finie (cela lui... [Lire la suite]22 janvier 2013
Les Insurgés (We were strangers) (1949) de John Huston
Il y a les films de trains, les films d’avions, les films de sous-marins (…) et les films de tunnel. Cela faisait longtemps que je n’avais pas donné, aux films de tunnel. En plus, on est dans le film de tunnel particulier : pas question ici de casse en sous-sol à la Spaggiari, d’échappée belle de prison à la Becker, d’accident de moto avec tout plein d’étincelles à la James Bond, d’allusion sexuelle à la Hitchcock (qui a su conjuguer train et tunnel), on est dans le creusage politique mademoiselle ! Il s’agit en effet... [Lire la suite]21 novembre 2012
Promenade avec l'Amour et la Mort (A Walk with Love and Death) (1969) de John Huston
Si vous avez envie d'ouïr de petits airs de flutiau, de voir gentes dames d'un baiser jouir et manants devant chevaliers fuir, ce film est pour vous. Si en plus vous êtes prêt à passer quatre-vingt-dix minutes avec un héros moulé dans de gros collants Phildar, vous risquez de ne pas être déçu du voyage. Par contre, si vous êtes adeptes de kung-fu ou de Bruce Willis, oui, là, il vaudra sans doute mieux passer votre chemin... On connaît l'étrange attirance du gars Huston pour la thématique de la mort (les premières minutes d'Under the... [Lire la suite]09 septembre 2012
San Pietro (1945) de John Huston
Un doc sur l’une des batailles les plus ardues causant la mort de plus de mille soldats ricains partis à l’assaut des montagnes entourant ce petit village qui finira forcément en ruines. Ca crapahute vaillamment baïonnette au bout du fusil, grenade à la main et ça se prend rafales de mitraillettes sur rafales de mitraillette dans la tête. Une balle ricoche juste au-dessus de notre canap’, on tourne la tête sur notre droite en même temps que le caméraman pour apercevoir un de nos amis, avec qui on venait juste de finir l’apéro,... [Lire la suite]
