01 mai 2016

Moulin rouge (1952) de John Huston

Je me méfie toujours de ces biopic d'époque qui sentent toujours un peu la naphtaline - même avec un Huston aux commandes. Moulin rouge est avant tout une illustration (c'est le mot) de la vie de Toulouse-Lautrec avec un José Ferrer qui se plie en quatre pour le rôle puisqu'il joue à genoux ; le rôle, disais-je, mais même « les rôles », notre José interprétant aussi le père de Toulouse-Lautrec – debout cette fois-ci, forcément. Toulouse-Lautrec, ses croquis, ses dessins, sa peinture, ses désillusions amoureuses,... [Lire la suite]
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17 février 2016

Les Racines du Ciel (Roots of Heaven) (1958) de John Huston

Voilà un film qui n'a pas super bonne presse, et, avant même de le regarder on se demande, les mains sur les hanches, ce qui pourrait bien en être la cause. Aux manettes, le grand Huston qui installa son équipe pendant cinq mois en Afrique : un film donc qui devrait sentir la sueur et le vécu. Au scénar, Romain Gary himself sur un film qui aurait été parfait en ouverture de la COP 21 : tuer les éléphants, c'est se tirer une balle dans le pied - protégeons les grosses bêtes, interdisons les massacres et le trafic d'ivoire (à... [Lire la suite]
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14 novembre 2015

La Lettre du Kremlin (The Kremlin Letter) (1970) de John Huston

Nous voilà en pleine guerre froide dans un bon vieux film d'espionnage très finaud entre Ricains et Ruskofs, un genre d'anti-James Bond en quelque sorte : pas de gadgets, pas de coups d'éclat à la con, pas de surexplications prémâchées. Huston s'appuie sur un scénar relativement audacieux en faisant cent pour cent confiance en la patience de son spectateur ; ce dernier assiste à certains événements sans savoir toujours quels en sont les tenants et les aboutissants mais la séquence suivante, par le biais de discussions, l'éclaire... [Lire la suite]
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23 avril 2015

Reflets dans un Oeil d'or (Reflections in a Golden Eye) de John Huston - 1967

Encore un immense film à mettre sur le compte du bon John, qui arrive à déjouer l'écueil principal de son scénario (la psychologie) pour livrer le film le plus troublant, ambigu et charnel de sa carrière. Huis-clos à ciel ouvert dans un fort de Georgie : en surface tout est lisse, balades à cheval, rires de femmes, gentils ramis au coin du feu, discipline stricte entre militaires... et pourtant, tout paraît dès le départ littéralement hanté. Sous le vernis clinquant de la surface (l'or du titre est symbolisé par la photo hyper-casse... [Lire la suite]
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23 janvier 2015

Annie de John Huston - 1982

Je dois avoir un truc à me faire pardonner, c'est moi qui m'y colle. Et coller est bien le bon verbe, puisque voilà de la guimauve pure qui s'accroche aux dents, et on imagine bien ce vieux briscard de Huston assister hagard à ces morceaux musicaux sirupeux en se rappelant les Bogart et Newman passés la larme à l'oeil. Difficile d'apercevoir le vieux maître dans cette comédie musicale colorée et bêbête, effectivement, et on beau chercher sans conviction quelques marques de fabrique (une certaine insolence dans le ton, par exemple),... [Lire la suite]
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18 septembre 2014

Le Trésor de la Sierra Madre (The Treasure of the Sierra Madre) de John Huston - 1948

Le classique de chez classique, et à ce titre un film éternellement agréable à revoir : Huston propose le spectacle ultime, celui de l'homme en tant que loup pour l'homme et les féloneries qui en découlent, le tout sous le soleil du Mexique, à la merci des bandits moustachus et au milieu des lézards venimeux çacomme. THE film d'aventures, en fin de compte, haletant du début à la fin, et qui se pique en plus de construire une galerie de personnages impeccable, voire, si on fouille un peu, de développer une fine symbolique sur le Rêve... [Lire la suite]
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19 août 2013

Davey des grands Chemins (Sinful Davey) (1969) de John Huston

Le grand Huston nous conte les mésaventures d’un sacré galopin d’Ecossais au début du XIXème siècle (le film ayant quant à lui été tourné en Irlande, un pays cher au cinéaste) : il finit par être condamné à la potence et écrivit juste avant qu’on lui passe la corde au cou (un épisode que Huston illustrera à sa façon…) ses mémoires. Davey fut un sacré pêcheur : déserteur, voleur, cambrioleur, bandit de grand chemin, pilleur de tombe, trousseurs de jupon ; cet homme aux multiples noms fut un multi-récidiviste tentant de... [Lire la suite]
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03 août 2013

A nous la Victoire (Victory) (1981) de John Huston

Est-il moral de faire un travelling sur un camp de concentration ? Et de faire un film sur un match de foot entre prisonniers alliés et les Boches, hein ? Ne polémiquons point, cela n’en vaut point la peine. Comme son compatriote Eastwood le fera plus tard avec le cucusse Invictus, John Huston veut tendre à prouver que le sport, au-delà de la formation d’un esprit d’équipe, est une question fondamentale de tolérance, d’entraide (vitale, pour le coup, vu que l’entraîneur anglais demande la participation de footballeurs de pays... [Lire la suite]
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15 mai 2013

La folle Enquête (A Miracle can Happen/On our merry Way) (1948) de K. Vidor et L. Fenton (J. Huston et G. Stevens non crédités)

  Tout d'abord, pour la petite histoire, la version que j'ai vue, intitulée A Miracle can happen contient le "sketch" avec Charles Laughton - une partie remplacée dans On our merry Way par un sketch avec Dorothy Lamour (po vu donc mais apparemment j'ai rien loupé...). Une foultitude de réalisateurs présents ou absents au générique, une gerbe d'acteurs (James Stewart, Paulette, Paulette, Paulette Goddard, Henry Fonda, Burgess Meredith, Charles Laughton...) et au final, un terrible ratage... Certains semblent se lamenter ici ou... [Lire la suite]
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29 avril 2013

Le Barbare et la Geisha (The Barbarian and the Geisha) (1958) de John Huston

Reconnaissons le courage de Huston de ne point doubler ses acteurs japonais (John Wayne est accompagné de Nelson Monfort qui lui traduit gentiment chaque phrase prononcée en japonais : c'est clair que cela double la durée du film mais on ne va non plus lui reprocher de faire l'effort) et son sens évident de la reconstitution (pléthore de figurants, jolis costumes, y'a de la thune et cela se voit). Et sinon... ben c'est un peu pauvre... Wayne troque sa tenue de cow-boy pour celui d'ambassadeur (le tout premier) des Etats-Unis au... [Lire la suite]
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