25 janvier 2012
Les Bien-aimés (2011) de Christophe Honoré
J'ai rarement été très tendre avec le gars Honoré. J'ai peur de ne pas l'être plus. Dieu que ces cent-trente cinq minutes m'ont paru longues, espérant jusqu'au bout que le film aurait quelques petites séquences étincelantes : en vain - au contraire même, le film tombe peu à peu dans une atmosphère mortifère, comme si nos pauvres personnages étaient à l'unisson tous mal-aimés... La pimpante Ludivine Sagnier avait pourtant permis au film de partir au quart de tour ; malheureusement dès la première chanson, on prend un petit coup de... [Lire la suite]15 août 2011
Homme au Bain de Christophe Honoré - 2010
Ca n'engage que moi mais je trouve qu'on ne parle pas assez de garçons qui s'enculent sur ce blog. Je viens donc de visionner LE film sur le sujet, puisque Homme au Bain se résume à peu près à ça. Le gars Shang dirait : "Pour une fois qu'Honoré ne regarde pas que son nombril", et c'est vrai : il regarde son anus pour le coup, en tout cas celui de son "acteur", François Sagat (qui n'est pas l'auteur de Bonjour Tristesse). Celui-ci est doté d'un corps que même Schwartzy trouverait too much ; mais c'est surtout son cul, donc, qui fait... [Lire la suite]17 avril 2010
Non ma Fille, Tu n'iras pas danser de Christophe Honoré - 2009
J'ai dû passer à côté de quelque chose, mais pour ce coup-là Honoré m'a franchement désolé, ce qui fait deux fois en comptant sa pauvre mise en scène de Victor Hugo cet été. En s'exilant en Bretagne, il livre son film le plus parisianiste et ajoute de l'eau au moulin de ses détracteurs : cette fois, oui, Honoré apparaît bel et bien comme un bobo gâté qui tombe dans les pires travers du cinéma psychologisant à la mords-moi-le-noeud, chose qu'il avait su miraculeusement éviter jusqu'ici.
Le gars veut déranger, c'est sûr. C'est... [Lire la suite]03 mai 2009
La belle Personne de Christophe Honoré - 2008
Ca devient une habitude : le premier tiers de tous les films de Christophe Honoré est naze, je ne sais pas pourquoi, trop de difficultés à installer ses ambiances, ou tendance génante à toujours situer ses histoires dans le monde intello-lisse des grands quartiers parisiens. En tout cas, La belle Personne ne faillit pas à la règle : dans les premières bobines, on est choqué par ces personnages clicheteux de jeunes gens bien élevés et propres sur eux, dont les seuls soucis sont d'ordre sentimental, d'autant que le travail sur le son... [Lire la suite]29 avril 2008
Les Chansons d'Amour de Christophe Honoré - 2007
Voilà le genre de film qui doit révulser le brillant auteur de Mémoires d'un Apathique, puisque il fait indéniablement partie du genre CFI (Cinéma français Intimiste), avec tout ce que ça comporte d'acteurs qui font la gueule, de dialogues à rallonge dans les cuisines, et de marivaudage tortueux. Et c'est vrai que je peux parfaitement comprendre que Les Chansons d'Amour énerve : il est l'archétype du film bobo, intellectuel et raffiné, cultivé et parisien. Et encore une fois, après Dans Paris, Honoré ne sait pas démarrer son film, le... [Lire la suite]02 janvier 2008
Ma Mère de Christophe Honoré - 2004
Ah, c'est sûr : Ma Mère ne fait rien pour se faire aimer, on ne peut pas dire qu'il fasse dans le racolage ou dans le gentillet. Heurté, maladroit, cradouille, il ferait même un peu tout pour énerver que ça m'étonnerait pas. Adapté d'un roman de Georges Bataille, vénéneux et obscur, il tient à merveille son rôle de transgresseur, et Honoré se tire de cet exercice de casse-binette avec un brio remarquable. C'est certainement son meilleur film à ce jour.
D'abord grâce justement à cet aspect impur qui manque tellement au cinéma : que... [Lire la suite]15 juin 2007
Dans Paris (2006) de Christophe Honoré
C'est franchement au poteau que Dans Paris convainc réellement. C'est un film-concept qui, comme tous les films-concepts, est parfois gavant, énervant, et qui ne remporte l'adhésion que pris dans sa globalité. Il faut donc attendre la fin de l'heure 40 pour se rendre compte réellement du projet d'Honoré, ce qui n'est pas plus mal : ça s'appelle l'homogénéité.
Disons, pour simplifier, que c'est un film français, dans le sens générique du terme. On y croise tous les styles du cinéma français, du film psychologique à la comédie... [Lire la suite]
