16 décembre 2015

Ligne rouge 7000 (Red line 7000) (1965) de Howard Hawks

Un bon film sur les courses automobiles, est-ce possible ? Voici en tout cas une oeuvre capable de mettre d'accord Peter Bogdanovich, Arnaud Desplechin et Quentin Tarantino, ce qui n'est pas rien. Ce qu'il y a, à mes yeux, d'admirable dans ce scénario troussé par un Hawks inspiré, c'est qu'on assiste aux mêmes chassés croisés sur la piste (ces super drivers qui foncent vers la victoire... ou vers la mort) que dans la vie (un ballet de gonzesses entoure nos amis conducteurs, reste à choisir pour eux la bonne... [Lire la suite]
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09 décembre 2015

La Patrouille de l’Aube (The dawn Patrol) (1930) de Howard Hawks

Petit air, personnellement, de "déjà vu" et effet de surprise en moins, ayant découvert il y a 3 ans de cela, le très bon remake de Goulding. Il n'empêche que ce Dawn Patrol hawksien garde de sa saveur. On est épaté de voir à quel point Hawks maîtrise déjà parfaitement la tachnique du parlant, alternant les discussions frontales entre responsable (Neil Hamilton puis Richard Barthelmess) et aviateurs : ceux-ci se plaignent de partir au front avec des camarades qui sortent tout juste de l'œuf, ceux-là font le dos rond, n'en... [Lire la suite]
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11 octobre 2015

Air Force (1943) de Howard Hawks

Hawks, Faulkner (collaborateur au scénar), Garfield et une ribambelle de camarades au regard clair, James Wong Howe à la photo, Waxman à la zique, bref une belle armée cinématographique sur le papier pour nous livrer, comme il se doit en 43, une bonne oeuvre, et c'est de bonne guerre, de propagande pro-ricaine et anti-japs (qu'ils meurent dans les flammes, ces traîtres : le temps n'est pas à la demi-mesure). Au final ? Je dois reconnaître avoir été guère transporté. Trois jours et trois nuits de voyage, déjà, pour se rendre de la... [Lire la suite]
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22 mars 2015

Sergent York (Sergeant York) (1941) de Howard Hawks

Gary Cooper est notre héros. Comment un simple petit agriculteur du Tennessee, soiffard et paumé, peut devenir l’un des soldats les plus reconnus et célébré de la Grande Guerre ? C’est justement l’histoire de ce Sergent York, un film solide du gars Hawks qui n’a pas à forcer son talent pour conter l’histoire de ce typical american dream guy. Faut dire que notre Gary est en grande forme et que ce rôle de bouseux un peu couillon lui va comme un gant. Il parle et picole comme les petits gars du coin (« he’s... [Lire la suite]
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25 décembre 2014

Rio Lobo (1970) de Howard Hawks

Bien sûr qu’on l’aime, notre Hawks, et qu’on ne va pas lui tirer dans le dos à l’occasion de sa dernière œuvre… N’empêche, comme il est dit du gars John Wayne qui flageole déjà un peu sur ses cannes, on est dans un western « confortable » : de la mignonne pépète (personnellement c’est surtout ce que j’en retiendrai), de l’attaque de train originale (tu connais le coup de la guêpe ?) et du John Wayne tout en roublardise à qui on ne la fait pas (il doit tirer quand même deux coups de feu soit deux ampoules au... [Lire la suite]
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19 décembre 2014

Si bémol et fa dièse (A Song is born) (1948) de Howard Hawks

Alors oui, forcément une forte impression de déjà-vu puisqu'il y a environ deux ans je me matais Ball of Fire de ce même Hawks... qui reprend presque à la virgule le même scénario (admirez au passage le parallélisme des photogrammes, il vous en prie) : une jeune femme recherchée par la police (son mari est un mafieux) trouve refuge dans une Fondation musicale tenue par des petits vieux... L'un d'eux (un poil plus jeune, tout de même) va forcément tomber amoureux d'elle sans savoir que la gorette joue la comédie... Il ne s'agit... [Lire la suite]
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09 décembre 2014

L’impossible Monsieur Bébé (Bringing Up Baby) (1938) de Howard Hawks

Je me faisais une grande joie de revoir ce Hawks avec Grant, Hepburn, les léopards, le chien et toute la troupe... et le début tout du moins joie me donna, comme dirait maître Yoda : Grant et Hepburn en mister et miss catastrophe sont comiquissimes dans leur duo à la sauce "s'il te plaît sors de ma vie, ok mais je t'aime et je reste". Dès que Grant croise la balle de golf et le regard de Kate, les imbroglios, pour ne pas dire les imbroglii car ce n'est pas correct, commencent : elle va tout lui faire foirer (la rencontre avec le... [Lire la suite]
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07 décembre 2014

Prince sans Amour (Paid to Love) (1927) de Howard Hawks

Voilà une petite gâterie hawksienne muette qui, si elle déroule un scénario prévisible, n'en recelle pas moins de jolis moments érotico-féminins (oui, ne vous emballez pas non plus, dès qu'il y a un plan serré sur des jambes de femme, je trouve le film érotique... donc là comme il y en a trois, c'est limite « carré blanc »... - pour ceux nés au XXème siècle). Je tente de simplifier au niveau du pitch : un Ricain veut prêter de la thune à un vieux roi méditerranéen ; seulement, pour être sûr que cette monarchie soit... [Lire la suite]
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25 novembre 2014

L'Insoumise (Fazil) (1928) de Howard Hawks

Hawks se plaît à nous faire découvrir les mystères profonds de l’Arabie (et quelques clichés, certes)… Dès la première séquence, il est question de beauté sauvage (magnifique cavalcade de chevaux dans le désert), de violence (un déserteur s’agenouille pour être égorgé sous les yeux des badauds) et « d’irrationnel » (le sabre s’abat, le muezzin entame son chant, le déserteur sera épargné grâce au timing d’Allah). On a en germe les « thématiques » qui seront appliquées à l’histoire d’amour entre Fazil, ce prince... [Lire la suite]
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15 novembre 2014

Le Code criminel (The Criminel Code) (1931) de Howard Hawks

Forcément un petit air de déjà vu à la vision de cette œuvre puisqu’il n’y a pas si longtemps j’avais vu le (second) remake de la chose (Convicted, 1950 - je n’ai pas vu en revanche Penitentiary de l’excellent John Brahm datant de 1938). Cela déflore un peu le suspense de ce movie de geôle du grand Hawks (crédité au générique comme producteur et non comme réalisateur mais ne chipotons point) mais il y a suffisamment de temps forts et de scènes joliment mis en scène par le sieur pour qu’on y trouve son dû. L’histoire en deux mots... [Lire la suite]
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