29 mars 2012
Nevada Smith d'Henry Hathaway - 1966
Superbe narration "en ligne claire" pour ce western tardif, qui mèle habilement les motifs du genre à ceux, plus modernes, du film d'aventures, et ceux, plus sentimentaux, du mélodrame. Il y a tout ça dans Nevada Smith, du colt, de l'évasion de bagne, de la femme fatale, et on ne s'en plaindra pas : Hathaway réalise là un modèle de divertissement, glamour et violent à la fois, c'est parfait.
Max est un gosse (joué par un Steve McQueen au moins trentenaire, à vue d'oeil, et qui peine à convaincre dans la première partie du film, où il... [Lire la suite]28 décembre 2011
La Fureur des Hommes (From Hell to Texas) d'Henry Hathaway - 1958
Les réalisateurs de westerns qui tentent de changer les règles du jeu du genre sont rares, et c'est pourquoi il faut apprécier From Hell to Texas, en ce que Hathaway, à cheval entre classicisme et expérimentation, propose une nouvelle forme de cow-boys, et même de nouveaux rapports de force entre les personnages. Oui, parce que son héros à lui n'est pas un John Wayne couillu et sans pitié, mais tout le contraire : nous voilà face à Tod Lohman (Don Murray, parfait), pauvre gars qui a été embringué dans une bagarre et a tué... [Lire la suite]08 novembre 2011
Quatorze Heures (Fourteen Hours) (1951) de Henry Hathaway
Il s'agit bien d'une gageure que celle de tenir quatre-vingt-dix minutes avec un gars qui veut se suicider, le cameraman on l'imagine (...) en équilibre sur le rebord de la fenêtre. C'est en tout cas le pari d'Hathaway qu'il remporte haut la main ; on ne sait pas trop quels sont les problèmes du gars (Richard Basehart, ni pour ni contre), mais le fait est qu'il est à bout et qu'il se donne en spectacle à tout New York le jour de la Saint-Patrick ; les flics sont forcément sur les nerfs mais c'est pourtant bien l'un d'eux (Paul... [Lire la suite]03 mars 2011
La Maison de la 92e Rue (The House on 92nd Street) (1945) de Henry Hathaway
Avec ce film, Hathaway initie ce fameux style polaro-documentaire avec la volonté de tourner, autant que faire se peut, dans les lieux où se sont déroulés les faits. Et quel fait, me direz-vous, puisqu'il est ici question de la façon dont les espions allemands, installés aux États-Unis, ont tenté de mettre la main sur la mise au point de la bombe atomique... Ils étaient d'ailleurs à deux doigts d'y parvenir mais heureusement le FBI et son armée de 15 millions d'agents (à vue de nez) veillaient. Hathaway nous décrit par le menu... [Lire la suite]26 février 2011
Le Carrefour de la Mort (Kiss of Death) (1947) de Henry Hathaway
Un polar de Hathaway qui n'a pas dû déplaire en son temps au gars Melville, le cinéaste aimant à jouer aussi bien des silences que des ellipses (bon c'est vrai que d'un autre côté, filmer un type en temps réel pendant 3 ans dans une prison, cela pourrait rapidement lasser... je suis d'humeur auto-taquine). Un somptueux noir et blanc et surtout une grande performance, pour sa toute première apparition, de Richard Widmark en assassin sadique (pour prendre le soin d'attacher une handicapée - de peur qu'elle ne s'enfuit (!?) - sur son... [Lire la suite]20 février 2011
Appelez Nord 777 (Call Northside 777) de Henry Hathaway - 1948
Un film noir rigoureux, qui ne se démarque peut-être pas énormément de ses collègues du genre, mais doté d'une forme solide et d'acteurs impeccables. James Stewart joue avec énormément de subtilité un journaliste placé sur une affaire de meurtre de flic ayant eu lieu 11 ans plus tôt ; un p'tit jeune, à l'époque, avait été identifié par un témoin, affaire classée, le gars ronge son frein en prison ; mais Stewart est peu à peu convaincu de l'innocence du gars, et va tout faire pour la prouver et déclencher une nouvelle audience. Le plus... [Lire la suite]30 janvier 2011
Niagara (1953) de Henry Hathaway
La bombe Marilyn Monroe rayonne et explose dans ce Niagara qui malgré quelques passages mollassons et une interprétation, au niveau des seconds rôles, pas toujours wonderful, demeure de bonne tenue. Le film s'ouvre avec un arc-en-ciel et semble annoncer la couleur non seulement des diverses tenues de Marilyn (en blanc - on lui donnerait le bon Dieu sans confession quand elle apparaît, la première fois, hors du bungalow pour demander aux nouveaux arrivants de garder la chambre un jour de plus - puis en vert, rose, rouge, jaune et... [Lire la suite]28 janvier 2011
100 Dollars pour un Shérif (True Grit) (1969) de Henry Hathaway
Le film des Coen et celui d'Hathaway, basé sur le roman de Charles Portis, gardent dans les grandes lignes la même trame ; au petit jeu des variations, on pourrait tout de même noter que la version de 69 prend la peine de nous présenter le meurtre initial du pater - le film des Coen préférant se focaliser d'entrée de jeu sur l'héroïne - et relever que le final diffère également quelque peu (les Coen nous gratifiant entre autres d'un épilogue vingt-cinq ans plus tard). On pourrait encore faire le mariole en notant que le bandeau du... [Lire la suite]17 janvier 2011
Impasse tragique (The Dark Corner) (1946) de Henry Hathaway
Solide polar signé Hathaway qui repose à la fois sur une intrigue joliment huilée (un faux coupable malicieusement manipulé) et un excellent casting : le détective incontournable du genre (Mark Stevens, manque peut-être un poil de charisme mais son personnage se révèle à l'usage moins tendre et plus malin qu'il en a l'air), sa blonde secrétaire forcément dévouée voire plus si affinités (Lucie Ball qui ne cesse de nous énerver (mouais...) en parlant constamment de ses bas nylon), un directeur de galerie d'Art (excellent Clifton... [Lire la suite]11 mai 2010
Peter Ibbetson (1935) de Henry Hathaway
Voilà une histoire d'amour fou qui semble avoir charmé les surréalistes à l'époque, et on ne peut pas leur donner tort. Un récit somme toute classique et attendu dans sa progression (deux enfants séparés qui vont se retrouver, incidemment, beaucoup plus tard et retomber dans les bras l'un de l'autre malgré des contraintes difficilement contournables : parce que c'était lui, parce que c'était elle), mais qui dans sa dernière partie joue à fond la carte de la passion : à défaut de pouvoir se vivre dans la réalité, celle-ci se... [Lire la suite]
