28 novembre 2009

The Descent part 2 de Jon Harris - 2009

descent2Le premier opus reste une référence dans mes cauchemars personnels, et je me rendis donc avec suspicion à cette suite réalisée par le monteur du précédent. Eh bien ma foi ça n'arrive bien entendu pas au petit orteil du film de Marshall, mais ce n'est pas honteux non plus : on retrouve avec bonheur la claustrophobie utilisée dans toutes ses possibilités, et on reconnaît à Harris un certain talent de mise en scène à l'ancienne qui fait son effet.

Principale qualité de cette suite : s'appuyer sur les "vestiges" du premier. Le film démarre directement dans la continuité de son prédecesseur, l'héroïne ayant pu échapper aux monstres gluants et cryptiques. La nouvelle escapade dans la grotte va marcher sur les traces du premi296937_des_images_de_the_descent_2_156x133_2er épisode, se servant des objets, et même des cadavres, qui restent dans la grotte pour faire progresser les nouveaux personnages. S'il faut franchir un gouffre, on le fait en s'aidant du corps d'une des nanas décimée précédemment ; on utilise la caméra vidéo laissée sur place pour évoluer dans l'aventure, etc. Ca n'a l'air de rien, mais ça donne l'impression que Harris est profondément respectueux du travail de Marshall, et retraverse avec admiration les traces du premier épisode. Dommage qu'il n'aille pas jusqu'au bout, et qu'il décide dans le même temps d'annuler pas mal de bonnes idées de Marshal : les monstres sont désormais trop visibles, on abandonne ces petites occurences féministes en virilisant beaucoup trop la distribution, et plus aucune trace de ce trouble que Marshall avait sur instiller (la grotte comme projection mentale d'une femme ayant perdu son enfant, ou comme matrice originelle). The Descent part 2 est beaucoup plus premier degré, et c'est dommage, tant on avait été convaincus de la jolie profondeur du premier.

Pour le reste, c'est du film d'horreur de papa, agréable sans vraie invention. Harris conserve cet aspect "fait main" très réjouissant (les monstres sont des figurants déguisés), et sort les vieilles marmites pour nous faire peur. Il le fait plutôt bien, surtout dans les scènes purement anxyogènes où les personnages pénètrent dans des boyaux gros comme mon doigt, sont à moitié noyés dans des rivières souterraines ou sont confrontés à leur psychisme plus qu'aux créatures cannibales. Les apparitions des monstres finissent même un peu par lasser, Harris peinant à retrouver la brutalité des plans the_descent_2_45183de Marshall pour se contenter de nous faire bondir dans nos fauteuils par surprise. Le trouble n'y est pas, le malaise est passé à la trappe ; restent quelques scènes gore rigolotes, et ça et là encore quelques jolies scènes effrayantes. Harris est peu inspiré dans les scènes d'action (illisibles) ou dans l'écriture (les personnages ont des comportements complètement illogiques, genre : "oh j'ai une idée : pour éviter les monstres, suivons-les !", ou : "pour ne pas se perdre, on n'a qu'à se menotter ensemble", mais ouais tiens). Quant à la direction d'acteurs, je préfère ne pas en parler. Mais bon, il nous sert une bonne vieille série Z pas indigne, et c'est déjà très bien.

Posté par Shangols à 23:52 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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