Twilight : Chapitre 1 : Fascination (Twilight) de Catherine Hardwicke - 2009
J'avoue une certaine perversité à vouloir m'intéresser à ce qui marche parfois chez nos amis les djeune's. Twilight, disons le tout de go, est aussi plat qu'un magazine de mode sur papier glacé, aussi gentillet qu'une cigarette au chocolat ou qu'un bol de Champomy. Les personnages, qui ont dû être élevés en tétant du Biactol matin et soir et qui sortent d'un défilé de mode ou d'un chirurgien esthétique comme mes voisins de chez le boucher, sont tout pâles, comme un petit matin au bord de l'océan, et se débattent dans des couleurs qui sont toutes passées au gris métallisé. La bande-son est issue des dix meilleurs ballades du top 50 de ces deux dernières années - très peu de Jean Ferrat par exemple - et l'histoire de ces vampires modernes est à se rouler par terre : comme ils sont gentils, ils ne prennent pas le sang des êtres humains mais uniquement celui des animaux. Comme Brigitte Bardot a dû gueuler, ils ont promis que dans le Chapitre 2 ce serait uniquement le sang des tomates. Toute cette bande de jeunots est bien exsangue dans tous les sens du terme : ça fume po, ça boit po, et ça baise même po parce qu'avec un vampire, tu vois, y'a toujours un risque que le gars dérape. Bref du cinéma de genre dont on a poli tous les angles politiquement incorrects pour ne garder qu'une trame romantico-cucul-la praline qui devrait surtout plaire aux 8-10 ans - je donne une fourchette, maintenant si vous avez plus et êtes fan, je vous conseille aussi les premiers épisodes de Candy - après non, c'est triste. Un Twilight sans dimension et une fascination, mes c...: pardon, ça révolte des trucs aussi lisses.


