22 juillet 2008

L'Année où mes Parents sont partis en Vacances (O Ano em Que Meus Pais Saíram de Férias) (2006) de Cao Hamburger

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En attendant la venue du brésilien Jérémie pour les J.O., ce bon petit film de sa contrée qui n'est pas sans rappeler l'atmosphère douce-amère (mon collègue part aux toilettes) de Ma Vie de Chien; il faut reconnaître en plus que le chtit garçon du film, Mauro, ressemble comme deux gouttes d'eau... à l'héroïne du film de Lasse Hallström. Il y a, forcément, encore et toujours le parcours initiatique d'un gamin abandonné à son propre sort et puis, en toile de fond, les événements politiques (arrestation de partisans communistes) et sportifs (la coupe de Monde de Pelé) de cette année très particulière au Brésil.

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Les parents du gamin, farouches activistes, partent se planquer en pensant laisser le gamin chez son grand-père; ils le laissent en bas de l'immeuble, seulement quid du grand-père qui a l'air gravement à la bourre. Coup de pas de bol, il a eu une crise cardiaque dans la matinée et notre pauvre Mauro se retrouve, en plein quartier juif, sous la tutelle d'un vieux barbu pratiquant. C'est un peu la panique au départ, surtout que rien que la bouffe (le poisson au ptit déj, oups), c'est toute un façon de vivre qui échappe à notre ado complètement déboussolé... Le Mauro joue un peu à l'enfant sauvage, avant de se faire dompter par sa chtite voisine et de tomber sous le charme de la sensuelle serveuse du café. L'aspect politique est traité de façon tout de même relativement superficiel - mais bon, après tout, c'est vu au travers des yeux du gamin - alors que la coupe du monde apporte un brin d'excitation aux soirées, toutes communautés confondues. Si le Mauro rêve de devenir un gardien de but en admirant, sur le terrain, le copain de la serveuse, il se fait voyeur lorsque celle-ci essaie des robes (oui, bon cela s'arrète au soutien-gorge, c'est très gentillet...) ou se lance dans un rock endiablé avec sa chtite voisine qui vient de lui apporter l'image manquante de son album Panini (ça marque), il garde constamment à l'esprit le retour éventuel de ses parents. Alors oui, c'est un peu du cinéma de papa, bien raconté avec ses personnages du cru, on est d'accord, mais Cao Hamburger parvient tout de même à jouer, avec une grande sobriété, sur la corde sensible et à nous rendre son personnage central attachant; c'est un peu le but du jeu, certes, mais sa mise en scène est toujours à la bonne distance, à défaut d'éviter certains passages très convenus dans ce genre de film (la tristesse absolue puis oh soudain la joie, le délire puis oh soudain la réalité, j'avais des hauts, j'avais des bas, on connaît la chanson...). C'est pas un "golassssssssssssse" à la "Pelasssssssse" mais le film atteint gentiment son but.

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Posté par Shangols à 08:02 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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