04 avril 2015

Masao Adachi de Philippe Grandrieux - 2011

Grandrieux avait disparu des écrans radars depuis Un Lac, c'était bien dommage ; mais en fait, non : c'est juste que les radars ont de plus en plus de mal à le situer. Le voilà qui refait son entrée par la petite porte, avec cet essai autour de la figure de Masao Adachi, cinéaste japonais expérimental, ami de Wakamatsu et d'Oshima (pour situer le niveau de santé mentale du gars), qui a travaillé dans les années 60-70 sur la notion de révolution, sur le surréalisme, sur la réalité, etc. Quand un grand cinéaste expérimental comme... [Lire la suite]
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28 septembre 2010

Un Lac de Philippe Grandrieux - 2009

Au vu du premier quart d'heure d'Un Lac, on perçoit très bien ce qui peut gaver les détracteurs du cinéma de Grandrieux : à force de jouer avec le feu, le cinéaste si sincère de Sombre et de La Vie nouvelle tombe dans les travers qu'on craignait. Caméra portée par un cadreur visiblement atteint de hoquet, solennité prétentieuse des scènes d'exposition, effort soûlant pour brouiller les pistes de la lecture, voilà un début complètement foiré et qui fait redouter le pire. Quand expérimentation rime avec errance, on n'a plus envie de... [Lire la suite]
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17 avril 2008

La Vie Nouvelle de Philippe Grandrieux - 2002

Voilà le film qu'on attendrait de David Lynch, mais que celui-ci est désormais incapable de faire depuis qu'il est devenu David Lynch. La Vie Nouvelle est une expérience sensorielle totalement borderline, une plongée dans un univers stupéfiant de sons industriels, de pulsations, d'images striées et de noirceur. C'est du cinéma comme on n'ose plus en rêver, de peur de mal dormir d'une part, mais surtout d'autre part parce que c'est un cinéma libéré de toute contrainte, intérieur et urgent, fiévreux et malaisé, qui crache... [Lire la suite]
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29 décembre 2007

Sombre de Philippe Grandrieux - 1998

Sur la carte du cinéma français, il serait assez difficile de placer Grandrieux. Disons alors qu'il est à l'opposé de Claude Zidi, si vous voyez. Sombre est un film de laboratoire, intransigeant et viscéral ; mais il n'est pas seulement ça, bien heureusement : c'est aussi un film très physique, directement ancré à la réalité, et le regard certes étrange du cinéaste n'emmène pas le film dans le simple cercle étroit du cinéma expérimental. Malgré la radicalité de la chose, ce n'est pas un film difficile, ni un film intellectuel... [Lire la suite]
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