29 mai 2014

Un Ange passe de Philippe Garrel - 1975

Garrel convoque ses potes drogués de l'époque, Terzieff, Kalfon, Ogier, Nico pour une réflexion brumeuse autour du silence (arrêtez-moi si je me trompe), de la suspension, de la méditation, de la pause, le tout axé autour de la figure de son pôpa Maurice. Autant vous dire qu'on se tient pas les côtes. Voici donc une longue, très longue, alternances de deux univers différents : d'un côté, Nico, filmée dans une fausse solitude en plans serrés, en train de rêver avec son regard profond et ses poses tourmentées. On entend sa musique... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 17:19 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

14 mai 2014

La Jalousie (2013) de Philippe Garrel

Bon, ayant baissé de trois points sur l'échelle golienne avec le Dolan, je me devais de réciter deux Je vous salue Marie (...) et trois Notre Père et de me taper un Garrel. C'est chose faite. C'est un joli film en noir blanc sur la jalousie et l'infidélité, deux thèmes assez rarement traités dans le cinéma d'auteur contemporain parisien (Quoi ? j'ai encore rien dit !). Dès la séquence d'ouverture, on est en terrain connu avec une femme qui pleure sur son lit. On vient de la quitter, forcément, ça peine et ça fait mal.... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 15:25 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
26 janvier 2012

Un Eté brûlant (2011) de Philippe Garrel

Certains ont trouvé le film "iridescent", d'autres ennuyeux à mourir, il m'a, pour ma part, laissé seulement... tiède.  On connaît par cœur la situation, on aurait presque l'impression que Godard a soufflé le scénar (Amour, haine, mépris, Italie...) à Garrel : un couple (tous les deux, forcément artistes, lui peintre, elle actrice) se déchire le temps d'un été sous les yeux d'un couple d'amis sans le sou qui tente de ne pas sombrer dans le naufrage... La mise en scène est d'une évidente sobriété, les décors (au delà de ceux des... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 04:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
10 juin 2011

Liberté, la Nuit de Philippe Garrel - 1983

Hommage personnel à Maurice Garrel, RIP, immense acteur qui a non seulement brillé dans nombre de films, mais qui a aussi réussi à supporter ceux de son fils, et ça c’est grand. Quand on voit Liberté, la Nuit, on mesure l’ampleur de l’effort paternel : voilà un film ouvertement très chiant, et qui rassemble pas mal des tics agaçants de notre ténébreux Philippe Garrel… tout en comportant quand même un grand moment, j’y reviens.   L’essentiel est un pénible essai tourmenté sur l’engagement, la fin du couple,... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 13:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
16 avril 2011

Rue Fontaine de Philippe Garrel - 1984

Magnifique film, qui vous épargnera bien du tourment si vous n’avez pas envie de vous taper l’intégrale de l’œuvre de Garrel, parfois assez chiante il est vrai : celui-ci condense en effet en quelques 20 minutes toute l’œuvre du gars, que ce soit au niveau de la trame qu’au niveau du style. C’est la veine hyper-sensible de Garrel, mais de celle qu’il sait transmettre, qu’il ne garde pas pour lui dans ces façons un peu autistes qu’il a trop souvent : ici, on est vraiment touché par cette histoire et par cette manière de... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 12:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
18 mars 2011

Anémone de Philippe Garrel - 1966

    Le premier film de Garrel était intense, son deuxième sera prétentieux : en deux films, voilà résumée l'histoire de la carrière du Phil, qui gave ou enchante tour à tour. Ici, il gave. Finie l'urgence et la fougue de la jeunesse : maintenant le cinéaste veut faire dans le portrait politisé, dans la lutte des classes, dans la distanciation brechtienne, pas moins. Il choisit pour ce faire la toute jeune Anémone, 16 ans à l'époque, pour, à travers elle, tenter le portrait en coupe d'une fille de bourgeois tentée par... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 19:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


07 mars 2011

Les Enfants désaccordés de Philippe Garrel - 1964

19 ans, premier film, et déjà Garrel se montre de face dans ce court-métrage fiévreux et magnifique. Tout y est déjà, avec en plus cette frontalité précieuse qu'il ne saura pas toujours conserver dans sa filmographie future, souvent trop cérébrale. Il s'agit de l'escapade, de la fuite même pourrait-on dire, de deux adolescents : ayant subitement quitté leurs familles, un garçon et une fille vivent quelques instants loin de tout, entre perte de repères, désillusion et derniers feux d'une enfance joueuse. Le futile et le grave y sont... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 13:14 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
08 décembre 2009

Sauvage Innocence de Philippe Garrel - 2001

Sacré Garrel. Emouvant jusque dans ses maladresses. Et là, on peut dire que des maladresses, il y en a à la pelle. Mais qu'est-ce que vous voulez : ses films ont beau être bancals, énervants, ratés souvent pour une bonne moitié, il continue à nous cueillir, par cette sincérité, par cette nonchalance triste qu'il traîne comme un Souchon cérébral. Sauvage Innocence est bourré de lourdeurs, de choses soûlantes ; mais il est encore une fois intéressant et troublant. Un jeune cinéaste veut tourner un film sur ses rapports... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 21:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
06 juillet 2009

Le Berceau de Cristal de Philippe Garrel - 1976

Ah oui, voilà qui change du film de tf1 d'hier soir, et même qui change tout court. Dire que Le Berceau de Cristal est radical serait en-dessous de la vérité : c'est une espèce de coup de massue, dans tous les sens du terme (le côté assommant aussi bien que le côté renversant). Pendant 1h15, on assiste à une succession de plans fixes, à 90% sur une femme seule (Nico). Elle lit, rêvasse, se roule un cosse, écrit deux-trois poèmes psychédéliques, le tout dans une obscurité inquiétante et sur une musique planante que je conseille pour... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 22:27 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
03 mai 2009

Les Chemins perdus 1966-1967 de Philippe Garrel - 1984

Une étape bizarre et un peu décousue dans la carrière du sieur Garrel. Presque 20 ans après, il décide de monter ensemble trois petits films qu'il fit à son époque "je fume mes cheveux et je fais la révolution". Il y a bien quelque chose de touchant dans ce retour à ses envies de l'époque, et dans la simplicité qu'il met dans ce montage, mais Les Chemins perdus 1966-1967 reste un objet sans véritable attache, les trois films présentés ayant finalement peu à voir les uns avec les autres au niveau de l'esthétique et même du... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 00:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


  1  2  3    Fin »