13 janvier 2018

Actua I (1968) de Philippe Garrel

Alors que nous approchons dignement de la célébration des cinquante ans de Mai 68 (En marche, bordel ! Ah ben non, y'a plus de pavés), voilà que ressort d'un vieux tiroir cette petite chose de 6 minutes de l'ami Garrel. Des images prises sur le vif de ce fameux mois de Mai (une manif qui a mal fini, il faut savoir transmettre l'histoire aux jeunes) avec en fond sonore une femme et un homme qui anonnent des slogans, des formulations qui foutent les pétoches ("Ce qui vient au monde pour ne rien changer ne mérite ni égard, ni patience"... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 15:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 décembre 2017

L'Amant d'un Jour de Philippe Garrel - 2017

Avec Garrel, j'ai toujours été soit emballé soit consterné. Mais je n'avais jamais été indifférent. C'est chose faite avec cet Amant d'un Jour qui a la consistance d'une chanson de Jean-Louis Aubert, c'est aussi grave et aussi léger. Ça tombe bien, c'est lui qui pose ses notes de piano hésitantes sur cette histoire très plate. Un prof et sa jeune élève ont une liaison, mais débarque la fille du prof, jeune fille qui a le même âge que sa maîtresse. Elle est chafouine parce que son fiancé l'a virée (ouais, mon oeil, c'est elle qui est... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 16:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
12 juillet 2017

Les Ministères de l'Art de Philippe Garrel - 1988

Garrel en a marre de broyer du noir tout seul, le voilà qui s'équipe d'une petite caméra, d'un micro, et qui s'en va partager son spleen avec toute une équipe de cinéastes de son époque, plus particulièrement ceux qui pratiquent ce "cinéma subjectif" qui lui est cher. C'est les enfants de Jean Eustache qu'il traque ainsi, le film s'ouvrant d'ailleurs sur une reprise de la belle interview jadis placée dans Le jeune cinéma. Comment continuer à pratiquer un cinéma introspectif et personnel au milieu de la commercialisation à outrance... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 11:20 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
26 janvier 2017

Le jeune Cinéma : Godard et ses émules (1967) de Philippe Garrel

Petite rareté du gars Garrel qui en 1967 réalise ce doc : il donne la parole à des cinéastes en herbe qui grandissent à l'ombre de Godard (toujours prêt, le boss, à filer de la péloche et à donner son "avis" sur un film : "- Alors il a aimé votre film ?, demande le journaliste Garrel / - Euh oui, enfin vous savez, Godard, il parle pas beaucoup, mais, oui, hein, il a aimé je crois..."). Il y a comme intervent le futur grand (avec, à l'époque, tout juste deux courts à son actif) Jean Eustache qui parle avec un accent pointu du Père... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 10:30 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
18 janvier 2017

Un Eté brûlant (2011) de Philippe Garrel

Certains ont trouvé le film "iridescent", d'autres ennuyeux à mourir, il m'a, pour ma part, laissé seulement... tiède.  On connaît par cœur la situation, on aurait presque l'impression que Godard a soufflé le scénar (Amour, haine, mépris, Italie...) à Garrel : un couple (tous les deux, forcément artistes, lui peintre, elle actrice) se déchire le temps d'un été sous les yeux d'un couple d'amis sans le sou qui tente de ne pas sombrer dans le naufrage... La mise en scène est d'une évidente sobriété, les décors (au delà de ceux des... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 11:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
21 décembre 2015

L'Ombre des Femmes (2015) de Philippe Garrel

Ah il faut être remonté comme un ascenseur pour avoir envie de se confronter à un film Garrelesque : le scénario, je vous le donne en mille ; ils s'aiment, font des films. Puis il la trompe, puis elle le trompe. Il fait la gueule, elle fait la gueule, ils se séparent. Un jour, peut-être, se retrouveront-ils, parce qu'ils s'aiment. C'est aussi succinct qu'une poésie de Prévert, aussi banal qu'un café au bar d'en bas. On pourrait s'énerver devant la tête de six pieds de long de Stanislas Mehrar (il me fait de plus en plus penser à... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 18:22 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

29 mai 2014

Un Ange passe de Philippe Garrel - 1975

Garrel convoque ses potes drogués de l'époque, Terzieff, Kalfon, Ogier, Nico pour une réflexion brumeuse autour du silence (arrêtez-moi si je me trompe), de la suspension, de la méditation, de la pause, le tout axé autour de la figure de son pôpa Maurice. Autant vous dire qu'on se tient pas les côtes. Voici donc une longue, très longue, alternances de deux univers différents : d'un côté, Nico, filmée dans une fausse solitude en plans serrés, en train de rêver avec son regard profond et ses poses tourmentées. On entend sa musique... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 17:19 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
14 mai 2014

La Jalousie (2013) de Philippe Garrel

Bon, ayant baissé de trois points sur l'échelle golienne avec le Dolan, je me devais de réciter deux Je vous salue Marie (...) et trois Notre Père et de me taper un Garrel. C'est chose faite. C'est un joli film en noir blanc sur la jalousie et l'infidélité, deux thèmes assez rarement traités dans le cinéma d'auteur contemporain parisien (Quoi ? j'ai encore rien dit !). Dès la séquence d'ouverture, on est en terrain connu avec une femme qui pleure sur son lit. On vient de la quitter, forcément, ça peine et ça fait mal.... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 15:25 - - Commentaires [21] - Permalien [#]
10 juin 2011

Liberté, la Nuit de Philippe Garrel - 1983

Hommage personnel à Maurice Garrel, RIP, immense acteur qui a non seulement brillé dans nombre de films, mais qui a aussi réussi à supporter ceux de son fils, et ça c’est grand. Quand on voit Liberté, la Nuit, on mesure l’ampleur de l’effort paternel : voilà un film ouvertement très chiant, et qui rassemble pas mal des tics agaçants de notre ténébreux Philippe Garrel… tout en comportant quand même un grand moment, j’y reviens.   L’essentiel est un pénible essai tourmenté sur l’engagement, la fin du couple,... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 13:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
16 avril 2011

Rue Fontaine de Philippe Garrel - 1984

Magnifique film, qui vous épargnera bien du tourment si vous n’avez pas envie de vous taper l’intégrale de l’œuvre de Garrel, parfois assez chiante il est vrai : celui-ci condense en effet en quelques 20 minutes toute l’œuvre du gars, que ce soit au niveau de la trame qu’au niveau du style. C’est la veine hyper-sensible de Garrel, mais de celle qu’il sait transmettre, qu’il ne garde pas pour lui dans ces façons un peu autistes qu’il a trop souvent : ici, on est vraiment touché par cette histoire et par cette manière de... [Lire la suite]
Posté par Shangols à 12:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]