17 octobre 2008
Police contre Syndicat du Crime (Kenkei tai soshiki boryoku) (1975) de Kinji Fukasaku
Kinji Fukasaku fait encore preuve d'une belle virtuosité avec ce polar très musclé. Si deux gangs dominent le haut du pavé et ne cessent de se tirer la bourre, les relations qu'ils entretiennent avec les flics et avec le pouvoir en général sont plus que complexes. Un ancien homme d'un clan est devenu adjoint au maire, il a partie liée avec un homme d'affaires dans le pétrole et magouille avec les yakuzas. Un flic, conscient que la corruption est à tous les étages de la société depuis l'après-guerre, protège plus ou moins un... [Lire la suite]01 juillet 2008
Le Cimetière de la Morale (Jingi no hakaba) (1975) de Kinji Fukasaku
Ishikawa est un fouteur de merde qui dépasse l'entendement. Fukasaku, décidément un réalisateur sans concession, revient sur le Japon d'après-guerre en nous dressant le portrait d'un homme sans foi ni loi, ni toit d'ailleurs, mais c'est moins grave. Du point de vue de la mise en scène, on a droit à une explosion d'images, un peu comme si la caméra était parfois lancée en l'air ou accrochée derrière une sauterelle (une grosse). On en ressort presque lessivé et on se dit que ce n'était pas l'époque la plus brillante du Japon.
... [Lire la suite]03 mai 2008
Kamikaze Club (Kyokatsu koso Waga Jinsei) (1968) de Kinji Fukasaku
Fukasaku n'y va point avec le dos de la cuillère pour fustiger la corruption qui a lieu à tous les étages dans ce Japon de la fin des années 60. Caméra à l'épaule, cadres "mouvants", petite musique sifflotée tarantinesque, arrêts sur image le temps de donner une précision, nombreux flash-back pour revenir sur "l'ascension" de Muraki, on ne sent pas lésé à la vision de cette bonne série B nippone.
Muraki, avec ses potes assez rigolards (2 types, une gonzesse), monte des magouilles en tout genre, leur... [Lire la suite]07 février 2007
Combat sans code d'Honneur (Jingi naki tatakai) (1973) de Kinji Fukasaku
L'après-Hiroshima laisse un pays livré à lui-même où les différents clans de Yakuza ne cessent de régler leur compte. Dès la séquence d'ouverture dans un immense marché, lorsque nos amis les G.I. décident de violer une fille qui passait par là, on assiste à de violentes bastons en bonne et due forme, filmée avec une caméra ultra virevoltante qui colle constamment à l'action: c'est là décidément toute la marque de Fukasaku, dont la caméra vit avec ses personnages.
On retrouve ces arrêts sur image sur... [Lire la suite]23 octobre 2006
Guerre des gangs à Okinawa (Bakuto gaijin butai) (1971) de Kinji Fukasaku
Il est indéniable que ce film a du servir grandement d'inspiration pour Tarantino - tendance Reservoir Dogs, même le son de la guitare basse se retrouve dans son film... - voire pour Takeshi Kitano - tendance Violent Cop. Dès le début du film - un homme sort de prison dans une rue balayée par le vent - , on retrouve une présentation des personnages qui a fait la marque de Fukasaku: arrêt sur image -montage "photos"-, petites vignettes de 30 secondes pour découvrir ce que ses anciens compagnons d'arme sont venus faire... [Lire la suite]
13 septembre 2006
Battle Royale (Batoru rowaiaru) de Kinji Fukasaku - 2000
Si seulement Lost pouvait être sur le même principe... Cela nous éviterait une bonne cinquantaine d'épisodes. Disons le franco, Battle Royale est une grande réussite tant sur le fond que sur la forme sachant marier royalement les difficultés du monde adolescent et la sauvagerie de celui des adultes, l'humour et le côté gore, l'ultra-violence et la musique classique (sans jouer dans le jardin de Kubrick). Sur un scénario certes pas vraiment nouveau (il doit en rester un et coup de bol il n'y a pas Christophe Lambert), Fukasaku réalise... [Lire la suite]25 août 2006
Okita le Pourfendeur, Yakuza Moderne (Gendai yakuza: hito-kiri yota) (1972) de Kinji Fukasaku
Voilà un film qui fleure bon l'année 72 (votre serviteur voyait le jour) et qui charcle dans tous les coins; pour pourfendre, notre ami Okita pourfend: il frappe comme une mule et viole à tour de bras.
Après une introduction faite d'arrêts sur images, de cadres ultra décalés, de caméra portée à dos de panda, on apprend comment Okita, né sans père, d'une mère prostituée retrouvée un jour morte dans une rivière (un peu comme Jean-Luc Lahaye en fait mais en plus dur) a fini en prison pour avoir voulu régler son compte au caïd du coin.... [Lire la suite]

