11 décembre 2007

Le Fils du Cheik (The Son of the Sheik) (1926) de George Fitzmaurice

valentinoDernier film du Rudolph Valentino qui forme un couple chaud comme la braise avec Vilma Banky (ça s'embrassait dru à cette époque). Ils s'aiment, bien qu'il y ait une petite différence de caste (elle est danseuse, lui c'est quand même le titre - en prime, il joue aussi le rôle de son père), il pense qu'elle le trahit pour qu'on le kidnappe, il la retrouve, ils se haïssent à mort - le Cheik bêcheur comme tout avec le regard tout en colère en fumant sa clope, elle, hagarde - et pis ils comprennent qu'on les a abusés et le Cheik délivre sa bien-aimée en sautant comme un malade sur les lustres, en se battant à mort avec une table comme bouclier et en allant la chercher comme un fou à cheval dans les sables du désert - il étrangle même le méchant pour la forme... Oui bon il y a bien quelques trucs bizarres comme le pote du Cheik qui s'appelle Ramadan et un demi nain tout chauve, appelé fils de hibou, qui dit qu'il ne connaît point le nom de sa femme car quand il a besoin d'elle il la siffle (oui je sais Gols, de la piètre misogynie). Bon. Mais il y a le Rudolph avec un profil aussi célèbre que César, des allures de tombeur de buildings et des cils plus longs que mon chat. Il y a de vrais paysages de dunes (La Cali-fornie) et une tempête super crédible - sans parler de la course de chevaux finale magnifique avec ces trois petites ombres en contre-jour. J'adore quand le Rudolph se bat, sans son gun qu'on vient de lui tirer, mains nues face à un gars qui a un sabre plus long que les dents de Sarko (ou que le passé terroriste de Khadafi)... Comment il va s'en sortir, on se dit, même si on sait que c'est le héros...? Et ben il ramasse une poignée de sable qu'il jette à la tronche de ses assaillants. Bon ça suffira pas quand même mais ça prouve qu'il est malin.

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Il est mort à 31 ans le pauvre Valentino, en beauté pourrait-on dire avec cette belle double partition, mais sans pouvoir tourner un jour le Fils du Fils du Cheik.

Posté par Shangols à 12:57 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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