29 juillet 2021

Y a bon les blancs (Come sono buoni i bianchi) de Marco Ferreri - 1987

Hommage éploré à notre bon gars Jean-François Stévenin, qui est parti hier rejoindre Johnny au panthéon des grands de ce monde, ou qui est mort aussi, oui, si vous préférez. Il n'a qu'un petit rôle dans ce Ferreri, mais ça n'empêche : sa filmographie force le respect, sa présence aussi, c'était un bonhomme très agréable, que les angelots du paradis lui prodiguent moult caresses jusqu'à la fin des temps. Bien, alors Y a bon les blancs, à part ça... Eh bien ma foi on ne peut pas dire que la finesse soit un concept typiquement... [Lire la suite]
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16 février 2021

Le Futur est femme (Il futuro è donna) de Marco Ferreri - 1984

Au tournant des années 80, on dirait que Ferreri a changé, qu'il ne sait plus fabriquer que des films douloureux, qu'il a laissé derrière lui l'humour et la farce. Le Futur est femme est un exemple de cette mutation pas forcément géniale dans la carrière du bougre : assez chiant, macabre, de mauvais goût mais parfois assez touchant, complètement tourné vers les problèmes de couple et tout ce qui va avec (la maternité, l'impuissance, le sexe,...). Mais il est essentiellement question d'amour, et le film développe habilement les... [Lire la suite]
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05 mai 2020

La grande Bouffe (La grande Abbuffata) de Marco Ferreri - 1973

Tous les pseudo-rebelles d'aujourd'hui ont beau faire les malins, pas un seul n'arrive à la cheville de l'irrévérence de Ferreri dans La grande Bouffe. Aujourd'hui encore, le film garde tout son caractère violemment anti-bourgeois, son aspect crasseux, son impureté, et on le range sans problème auprès du Salo de Pasolini ou du Tristana de Buñuel dans le genre grinçage de dents. Sans souci aucun de plaire à qui que ce soit, et surtout pas aux tenants d'un cinéma esthétique et clinquant, Ferreri nous adresse un gros fuck sous la forme... [Lire la suite]
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04 mars 2020

Rêve de Singe (Ciao Maschio) de Marco Ferreri - 1978

Grave crise dépressive, semble-t-il, chez le Ferreri de la fin des années 70, en tout cas si on en croit ce film étrange et assez beau. Le bougre n'a jamais été un joyeux drille, malgré l'aspect farcesque de ses films, mais avec Rêve de Singe, il se livre à une douloureuse variation sur la perte des valeurs masculines, et le fait en utilisant un style quasi-morbide qui vous pénètre comme une pluie crasseuse. Dès le départ, quand on découvre notre Gérard se réveillant au milieu d'une ville déshumanisée envahie par des gens en... [Lire la suite]
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13 janvier 2017

La dernière Femme (1976) de Marco Ferreri

Mais qu'est-ce qu'il nous reste ? Les lendemains qui chantent, le grand marché européen... Non, cela fait longtemps que Gégé a tranché (...) : il nous reste que notre queue, voilà tout. Et s'il ne peut plus s'en servir au lit, eh ben autant s'en débarrasser définitivement - ce qu'il fait avec un certain panache, un panache faut-il le dire affreusement douloureux... Mais La dernière Femme du gars Marco se résumerait-elle à l'histoire d'une homme avec sa bite et son couteau ? Il y a de cela, mais pas que. Le premier véritable... [Lire la suite]
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13 octobre 2016

Le Lit conjugal (Una Storia moderna : L'Ape regina) (1963) de Marco Ferreri

Si l'homme italien n'hésite pas à se la péter à l’occasion, le moins qu'on puisse dire c'est qu'il n'est pas toujours à la fête à l'écran... Marco Ferreri met en scène l'ami Ugo Tognazzi, un quadra vendeur de voitures et séducteur à la petite semaine - bref, un pur -, et la reine Marina Vlady - popopoh, elle envoie, la bougresse. Ugo Tognazzi n'a qu'une hâte, qu'arrive la soirée du mariage pour pouvoir posséder la belle - il parvient à garder ses nerfs alors que sa promise se balade chez elle en maillot de bain, ça mériterait... [Lire la suite]
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31 octobre 2014

Liza (La Cagna) (1971) de Marco Ferreri

Marco Ferreri fait parfois des films-concepts intéressants (Dillinger est mort, réalisé en 1969, constitue sûrement un des sommets de la carrière du gars). Il part ici d’une idée que toute féministe qui se respecte un poil devrait trouver des plus amusantes : Catherine C. débarque sur une île - Yves Saint Laurent a cousu des vêtements sur sa peau : elle est rayonnante, belle comme le jour, fine comme un grain de sable -  et croise Marcello M. Celui-ci a un chien, elle en est jalouse, elle le supprime. Catherine... [Lire la suite]
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09 juillet 2014

I Love you de Marco Ferreri - 1986

15 ans après Dillinger est mort, Ferreri tente le diptyque avec ce film qui lui répond point par point. C'est pas moi qui le dis, c'est le film lui-même, qui vient dans son dernier quart d'heure nous replonger dans le chef-d'oeuvre d'antan et du coup éclairer tout ce qu'on vient de voir. Un film à clé, quoi, dont la solution serait à chercher dans la filmographie même du garçon. Du coup, on se repasse I Love you avec un autre oeil, pardonnant les nombreux défauts pour découvrir un sens caché bien émouvant. Il s'agit encore une... [Lire la suite]
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30 juin 2014

L'Appartement (El Pisito) de Marco Ferreri - 1959

Premier film de Ferreri, ce sera à peu près la seule chose intéressante à dire de ce film absolument terne et sans saveur. Depuis la lointaine Espagne, le Marco voudrait bien nous trousser une comédie à l'italienne pur beurre, et s'adjoint pour ce faire un scénario complètement dans cette veine-là : l'histoire d'un pauvre type qui, pour pouvoir se marier avec sa fiancée et obtenir un statut social élevé, est contraint d'épouser en premières noces une petite vieille, histoire de récupérer l'appartement qui lui appartient. On devine... [Lire la suite]
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01 mai 2012

Dillinger est mort (Dillinger è morto) (1969) de Marco Ferreri

A la croisée des chemins entre un Godard des années soixante où la société de consommation étouffe l'homme (notre héros crée des masques à gaz et s'ennuie comme un rat mort chez lui, bien qu'ayant tout à portée de la main), un Buñuel des années 70 où il met en scène cette molle bourgeoisie en distillant des séquences hallucinées dont il a le secret, et un Haneke des années 90 où une mécanique silencieuse se met peu à peu en place (Dillinger è morto est en effet quasiment muet et laisse couver un drame), c'est ainsi qu'on pourrait... [Lire la suite]
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