21 juillet 2015

Finis Terrae (1929) de Jean Epstein

En cette période estivale, je ne vois personne en mesure de s’opposer à un film sur l’exploitation du goémon en Bretagne - le goémon est riche en soude, il faut le savoir. Ces fiers marins, bravant l’isolement, se retrouvent trois mois par an sur une île avec une miche de pain dur et quelques litres d’eau de pluie... Dit comme cela, c’est vrai que vous risquez d’avoir envie de zapper la séance. Eh bien vous auriez tort : parce que tout d’abord, il s’agit d’un document en soi, montrant très joliment les conditions de vie de ces... [Lire la suite]
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10 mai 2015

Le Lion des Mogols (1924) de Jean Epstein

Il y a de la qualité, comme dirait Aimé Jacquet, dans ce film d’Epstein. Des séquences des grands temps du muet avec une foule de figurants non payés, des décors grandioses réalisés avec des ptits bouts d’allumettes collés l’un à l’autre avec des toiles de fond michelangeliennes, des morceaux de bravoure qui marquent les esprits (cette foule en délire à la vision du Khan, cette danse enfiévrée en boîte de nuit vintage, ce bal masqué dantesque), on en a indéniablement pour son argent. L’histoire en elle-même est plutôt originale en... [Lire la suite]
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15 juillet 2014

La Chute de la maison Usher de Jean Epstein - 1928

La sobriété n'étouffera certes pas Jean Epstein, mais ma foi, quand on se retrouve face à un film aussi inventif, on veut bien envoyer paître la discrétion et l'effacement. La Chute de la maison Usher est un véritable festival de trouvailles et d'expérimentations, mais qui en plus ne se contente pas de sa brillante forme : Epstein adapte avec beaucoup d'intelligence ces deux nouvelles de Poe et parvient à restituer génialement les atmosphères morbides, érotiques et gothiques du maître. Le film a vieilli à quelques endroits (le jeu... [Lire la suite]
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01 août 2011

Coeur fidèle (1923) de Jean Epstein

Ah c'est pas le genre d'histoire qui provoque la poilade à tout bout de champ : une orpheline (Marie) adoptée par des Thénardier marseillais, une pauvre gâte qui se retrouve à la colle avec un caïd violent et alcoolique pendant que son amoureux est en prison, son gamin qui est, forcément, malade, une infirme qui pète sa béquille (parfois le malheur s'acharne) et se retrouve à ramper - une séquence digne d'un Tod Browning -... et tout est l'avenant ; même dans le QG du Modem en plein mois d'août, il doit y avoir une ambiance plus... [Lire la suite]
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