31 août 2012

La belle Equipe de Julien Duvivier - 1936

Le Woodstock français, sauf que c'est en noir et blanc. Et qu'il y a pas Hendrix. Enfin, disons qu'il est question dans La Belle Equipe aussi d'utopie et de communauté, mais que le constat est assez nettement plus amer (quoique ça dépend des fins : le film en comporte deux, une optimiste, l'autre pas, c'est donc à vous de voir). Gabin, Vanel et leurs trois poteaux à casquette gagnent à la loterie et investissent dans l'achat d'une guinguette au bord de l'eau, là où tout est beau quel renouveau, comme dit le Jeannot dans une... [Lire la suite]
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19 avril 2011

Pépé le Moko de Julien Duvivier - 1937

On fait dans le Grand Cinéma Français Labellisé avec mon camarade aujourd’hui, mais il semble qu’il ait eu plus de chance avec La Beauté du Diable que moi avec Pépé le Moko. J’avais un bon souvenir de cette chose, pourtant ; eh ben non, c’est vraiment mauvais, l’archétype du cinéma fabriqué, insincère et artificiel de ces années-là. Le visage de Gabin en gros plan sur lumière rasante qui cabotine en balançant des répliques de Jeanson, vous avouerez que c’est pas tout à fait la définition de la félicité suprême : eh bien... [Lire la suite]
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25 mai 2010

Marie-Octobre de Julien Duvivier - 1958

On ne peut pas dire que Marie-Octobre soit un film éclatant de génie, mais comme il n'a aucune prétention à l'être, on passe un moment pas trop mauvais avec lui. C'est toujours un plaisir de retrouver la fine fleur des gueules de l'époque (Blier en éternel torve, Meurisse en éternel grand-bourgeois, Ventura en éternel marlou, Frankeur en éternel beaufichon, Roquevert en éternel papy de droite ou Reggiani en éternel écorché vif au regard mouillant), même quand, comme ici, elle est dirigée avec paresse et au plus pressé. Duvivier et... [Lire la suite]
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26 avril 2010

Poil de Carotte de Julien Duvivier - 1925

Voilà une magnifique adaptation du troublant roman de Jules Renard, qui en respecte les grandes lignes tout en le pervertissant sans complexe, notament en le faisant verser dans une noirceur de bon aloi. Le savoir-faire de Duvivier force le respect : il semble au fait de toute la grammaire du cinéma muet, jouant des rythmes, du montage, des trucages, des acteurs avec une virtuosité qui n'étouffe jamais le sujet. La mise en scène est spectaculaire avec discrétion, ménageant ses effets avec énormément de modestie. Et les effets, il y en... [Lire la suite]
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