13 février 2018

La Tête d'un Homme (1933) de Julien Duvivier

Les enquêtes de l'Inspecteur Maigret m'ont toujours copieusement ennuyé (moins d'a priori sur Simenon en tant que tel, ni de post priori d'ailleurs) ; je donnais toutefois sa chance au gars Harry-Baur dans le rôle étant dans une bonne dynamique duvivieresque (l'andropause, sûrement). Eh ben, bing, le truc m'est tombé des mains et des yeux... Dès le départ, on connaît le coupable (celui qui va programmer le meurtre de sa tante pour hériter, trop original), on connaît l'assassin (Inkijinoff, un russe aussi crédible que Poutine en... [Lire la suite]
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29 janvier 2018

Les cinq Gentlemen maudits (1931) de Julien Duvivier

On continue notre petite veine Duvivier avec cette agathachristien cinq Gentlemen maudits. Cinq jeunes gens (plus Harry Baur en colon vintage : regardez ma moissonneuse-batteuse manuelle - ahah, pauvre con) se retrouvent au centre d'une terrible malédiction (tout est dans le titre) : l'un d'eux, après avoir voulu enlever le châle d'une autochtone (intelligence quand tu nous tiens) se retrouve pris à part par un sorcier local ; "avant la prochaine lune ronde" lui et ses quatre amis trouveront la mort... Ça rit à pleines dents... [Lire la suite]
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27 janvier 2018

Panique (1946) de Julien Duvivier

Adaptation des Fiançailles de Mr Hire par Duvivier avec un Michel Simon barbu et en grande forme dans le rôle de l'ennemi public numéro 1 : seul contre tous, le Michel devra tenter d'échapper à un lynchage populaire... Mais revenons au départ de l'histoire même si tout le monde en connaît les grandes lignes : Viviane Romance (dangereusement fatale, fatalement dangereuse sous ses petits airs de sainte-Nitouche) sort de prison pour rejoindre celui qu'elle a couvert pour une sombre histoire de vol : Paul Bernard as Alfred - un... [Lire la suite]
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23 janvier 2018

David Golder (1931) de Julien Duvivier

Me laissant quelque peu aller aux pages de l'encinoclopédie du gars Vecchiali, je décidai, entre autres réalisateurs, de me laisser tenter par Duvivier, moi le fan insoumis de la Nouvelle Vague (et puis vous pouvez pleurer, j'ai peur que ce ne soit pas le dernier). Me voici donc aux prises avec le gars David Golder interprété crânement par Harry Baur. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'on ne va pas avoir affaire à une galerie de personnages des plus sympathiques (je vous entends ricaner) : Harry as David, tout d'abord, homme... [Lire la suite]
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16 décembre 2017

Toute la ville danse (The Great Waltz) (1938) de Julien Duvivier (et de Victor Fleming et Josef von Sternberg, non crédités)

Une œuvre musicale de Duvivier qui ne manque pas, osons l'admettre, de quelques jolis morceaux de bravoure (sûrement dus aux deux autres réalisateurs diront les mauvaises langues !!! Fleming a apparemment dirigé quelques séquences de valse - impressionnantes pour le coup - et von Sternberg la fin du film avec les adieux sur le quai et toute la séquence de la composition du Danube bleue). Franchement, on sentait la chose partir un peu mollement (les difficultés de Strauss (Fernand Gravey) à se faire connaître et sa relation avec... [Lire la suite]
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07 novembre 2017

Marie-Octobre de Julien Duvivier - 1958

On ne peut pas dire que Marie-Octobre soit un film éclatant de génie, mais comme il n'a aucune prétention à l'être, on passe un moment pas trop mauvais avec lui. C'est toujours un plaisir de retrouver la fine fleur des gueules de l'époque (Blier en éternel torve, Meurisse en éternel grand-bourgeois, Ventura en éternel marlou, Frankeur en éternel beaufichon, Roquevert en éternel papy de droite ou Reggiani en éternel écorché vif au regard mouillant), même quand, comme ici, elle est dirigée avec paresse et au plus pressé. Duvivier et... [Lire la suite]
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20 octobre 2016

La Fin du Jour de Julien Duvivier - 1938

Alors là, les enfants, je ne donnais pas très cher de Duvivier, mais j'avoue que La Fin du Jour, ressorti sur grand écran à la faveur d'une restauration, est une pure merveille. Le film allie comédie et tragédie, vieillesse des artères et jeunesse du coeur, ambiances pépères à la française et atmosphères gothiques, bons mots et profondeur, et réussit un parfait mélange entre tout ça. Il est en plus interprété à la perfection, ce qui n'enlève rien, et on ressort de ce film ému et tout chose. Le postulat de base est en lui-même... [Lire la suite]
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31 août 2012

La belle Equipe de Julien Duvivier - 1936

Le Woodstock français, sauf que c'est en noir et blanc. Et qu'il y a pas Hendrix. Enfin, disons qu'il est question dans La Belle Equipe aussi d'utopie et de communauté, mais que le constat est assez nettement plus amer (quoique ça dépend des fins : le film en comporte deux, une optimiste, l'autre pas, c'est donc à vous de voir). Gabin, Vanel et leurs trois poteaux à casquette gagnent à la loterie et investissent dans l'achat d'une guinguette au bord de l'eau, là où tout est beau quel renouveau, comme dit le Jeannot dans une... [Lire la suite]
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19 avril 2011

Pépé le Moko de Julien Duvivier - 1937

On fait dans le Grand Cinéma Français Labellisé avec mon camarade aujourd’hui, mais il semble qu’il ait eu plus de chance avec La Beauté du Diable que moi avec Pépé le Moko. J’avais un bon souvenir de cette chose, pourtant ; eh ben non, c’est vraiment mauvais, l’archétype du cinéma fabriqué, insincère et artificiel de ces années-là. Le visage de Gabin en gros plan sur lumière rasante qui cabotine en balançant des répliques de Jeanson, vous avouerez que c’est pas tout à fait la définition de la félicité suprême : eh bien... [Lire la suite]
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26 avril 2010

Poil de Carotte de Julien Duvivier - 1925

Voilà une magnifique adaptation du troublant roman de Jules Renard, qui en respecte les grandes lignes tout en le pervertissant sans complexe, notament en le faisant verser dans une noirceur de bon aloi. Le savoir-faire de Duvivier force le respect : il semble au fait de toute la grammaire du cinéma muet, jouant des rythmes, du montage, des trucages, des acteurs avec une virtuosité qui n'étouffe jamais le sujet. La mise en scène est spectaculaire avec discrétion, ménageant ses effets avec énormément de modestie. Et les effets, il y en... [Lire la suite]
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