26 avril 2010

Le Vilain (2009) d'Albert Dupontel

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Si l'on garde une réelle sympathie pour le personnage, faut reconnaître que les passages de Dupontel derrière la caméra laissent quand même un goût bien amer. Il se plaît ici à jouer les Amélie Poulain en négatif - mais il garde malheureusement la même "imagerie" clinquante -, en endossant le rôle de ce personnage qui prend plaisir à faire le mal... Ca démarre en trombe avec deux trois cascades, histoire de montrer que le gars n'est pas complètement rouillé (dans ses postures de grand-méchant), ça continue avec un petit dialogue avec sa mère, une Catherine Frot vieillie mais alerte, où on reconnaît la patte du gars pour écrire une ou deux blagouilles (- Ca fait vingt ans qu'on ne s'est pas vus ! dit-elle - Attends, je suis parti un lundi... lundi, mardi, mercredi... ah ouais vingt ans... fait-il) et puis ensuite on enquille les situations dont on devine toujours dix minutes à l'avance la chute... C'est bien gentil le comique de répétition - la tortue chafouine qui se fait un malin plaisir de tomber de haut sur sa tronche, le docteur qui a perdu son doigté et passe son temps à extraire des balles de son corps, cette bande de vieux qui parlent très fort... - encore faut-il que, dès la première fois, le gag fasse vraiment rire. Dupontel n'est pas rat en grimace et en grimage, mais on finit par avoir "méchamment" l'impression qu'il est le seul à encore trouver cela drôle. A force de vouloir tout faire - réaliser, écrire, jouer -, l'Albert gaspille un peu son énergie, ses flèches caustiques n'atteignant jamais vraiment la cible. On aurait envie que le gars se pose un peu, s'entoure de collaborateurs capables de lui faire prendre un peu de recul sur ses histoires sans queue ni tête, et écrive enfin une vraie comédie qui déchire - quitte à ce que cela se fasse parfois à coups de pelle.   

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09 novembre 2006

Enfermés Dehors (2006) d'Albert Dupontel

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Il est bon parfois de se rassurer en se disant que nous aussi finalement un jour on pourra être réalisateur. La curiosité étant néanmoins un vilain défaut comme me le rappelait ma grand-mère... (Camping peut tout de même se vanter de rentrer dans mon top 10 des plus grosses bouses) J'aime bien le Dupontel, ça tombe plutôt pas mal remarquez même s'il faut avouer que son scénario abracadabrant (un SDF déguisé en flic qui recherche un bébé par amour pour une ex-star du porno - je passe les détails) devient rapidement lassant... D'autant qu'on n'a pas vraiment l'impression que les problèmes de société (chaque SDF mérite son sandwich, les flics sont plus cons que cons...) soient ce qui préoccupe l'Albert. C'est plutôt dans la forme (au pire des petits clips avec des effets de caméra genre sketch Canal -accélérés, caméra attachée à un élastique, courte focale... - au mieux du Tex Avery avec moultes gamelles et pains dans ta gueule) qu'il tente d'innover, avec un résultat mitigé donc. Si les malheurs de l'Albert -version Pierre Richard  hardos- font souvent sourire, voire provoquent un rire contagieux (La palme revenant à l'immense Yolande MOREAU dans la scène où l'homme d'affaire s'échappe -série de catastrophes vraiment poilantes avec agglo qui volent dans la tronche  et la Yolande qui joue au rugbyman (c'est moins léger que Chaplin, on est d'accord)- Yolande, si tu passes à Shanghai....) parfois on tombe dans un ridicule douceâtre (les gens qui font la queue avec les bébés, le patron dans son lit d'hôpital... et j'en passe) se demandant bien ce que Dupontel peut trouver d'amusant là-dedans ???!!!!...

S'il s'impose définitivement en tant que cinéaste des zones en ruines, avec un humour iconoclaste (de 7 à 777 ans), il a encore de la marge pour réussir une vraie grande et belle comédie.

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