14 avril 2009

Danses espagnoles (1928) de Germaine Dulac

La célèbre danseuse (ah si, c'est écrit) Carmencita Garcia se donne en spectacle rien que pour vous. La première partie s'intitule Cordoba d'Albeniz et notre amie, avec 28 peignes dans les cheveux (à Madagascar, en brousse, dans le Menabe tout du moins, cela signifie qu'on est célibataire... Aucun rapport? Je me disais bien aussi) danse sous les yeux de spectateurs avides; pour preuve l'un mange goulûment une pastèque et un autre finit par lancer sa casquette, c'est dire. Plan décadré légèrement en contre-plongée sur la figure... [Lire la suite]
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14 avril 2009

Celles qui s'en font (1928) de Germaine Dulac

Deux petits clips musicaux - Germaine appelle cela des impressions cinégraphiques, elle a le droit - l'un ayant pour titre Toute Seule et l'autre A la Dérive : dans le premier Lilian Costantini, édentée, broie du noir à la terrasse d'un café. Le monde s'agite autour d'elle, des enfants traversent la rue, une jeune femme se pavane à la table à côté mais elle, elle a que dalle. Elle erre dans les rues, marmonne toute seule et le dernier plan nous la montre de dos disparaissant au loin. Alternant des plans légèrement décadrés et de gros... [Lire la suite]
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19 mars 2009

La Coquille et le Clergyman (1927) de Germaine Dulac

Vous prenez un scénario d'Antonin Artaud (voyez Lelouch, ben l'inverse), vous le découpez en morceaux, vous prenez un prêtre tout azimuté et un poil obsédé, un général bardé de médailles et une femme que convoite notre prêtre, vous mélangez le tout, vous saupoudrez d'avant-gardisme et de surréalisme (cela s'annule pas forcément), vous décidez de mettre tout cela en rythme au hasard de vos visions mais en soignant le montage, et vous obtenez ce bidule qui ferait passer Un Chien Andalou pour un devoir d'écolier de Lynch. Je vous... [Lire la suite]
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12 mars 2009

La souriante Madame Beudet (1923) de Germaine Dulac

Je sentais que le titre valait des points. Un titre tout de même bien trompeur vu que la pauvre Madame Beudet tire la tronche du matin au soir, mais quand on fait la connaissance de son mari on compatit. On est dans une petite ville anonyme et le moins qu'on puisse dire c'est que la critique de ces moeurs et de ces personnages provinciaux est digne d'un roman de Flaubert. Madame Beudet s'emmerde à mourir et ne parvient à esquisser un soupçon de sourire que lorsqu'elle joue du piano, feuillette un magazine (aaah!!! une bagnole pour... [Lire la suite]
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