03 septembre 2018

Gertrud (1964) de Carl Theodor Dreyer

Je me faisais réellement une joie de revoir Gertrud du père Dreyer gardant de cette histoire d'amour à quatre un souvenir très lumineux et plein de vie (…). Je ne sais pas trop sous quelle drogue j'étais à l'époque mais j'aurais dû en garder une caisse. Attention, là on s'attaque à du Danois taillé du palissandre, du très lourd. Forcément, on ne peut qu'être assez soufflé par cette mise en scène au millimètre, ces plans-séquences sans un poil qui dépasse, ces éclairages qui tombent pile-poil sur le visage ou le regard des... [Lire la suite]
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03 juillet 2018

La Passion de Jeanne d'Arc (1928) de Carl Theodor Dreyer

Jour saint sur Shangols : après la vision de la version apaisante de Rossellini sur St François d'Assise, un autre chef-d’œuvre de la chrétienté, le Jeanne d'Arc de Dreyer. Portée par une Renée Falconetti littéralement en état de grâce (les constants gros plans  sur son visage permettent de montrer son auréole - j'invente rien), cette parodie de procès (disponible, nous rappelle le pré-générique, dans la chambre des députés : sacré document authentique !) est véritablement hypnotique. Pourtant, il ne se passe que peu de... [Lire la suite]
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22 décembre 2007

Vampyr de Carl Theodor Dreyer - 1932

Un film en noir et blanc pratiquement muet (un peu d'allemand tout de même et une musique qui fout les chocottes) avec que des effets spéciaux faits à la main. Allan Gray n'aurait jamais dû se mettre à suivre les ombres. Il y a dans ce film une scène absolument magnifique où notre héros (rêvant) assiste à sa propre mort et à sa mise en bière. Les scènes où on le voit derrière son petit écran de verre dans son cercueil enchaînés avec des vues subjectives (en contre-plongée donc...) sur une cathédrale, le ciel et des morts vivants tout... [Lire la suite]
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18 novembre 2007

Il était une Fois (Der var engang) (1922) de Carl Theodor Dreyer

Ce conte de fée, dois-je l'avouer, ne m'a point transporté, aussi bien au niveau des images, du décor que de l'histoire, considérant Dreyer comme un anti-manchot dans ce domaine. Bon il était une fois une princesse coiffée comme Marge dans les Simpsons, jolie mouais, mais froide et super dure. Tous ses prétendants, un black à la cool, le sosie de Mr Bean,... non seulement elle les négligeait mais en plus elle les faisait pendre pour la route. Survint alors le prince de Danemark ! Ben pareil, sauf qu'elle ne le fait point... [Lire la suite]
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27 juillet 2007

Le Président (Præsidenten) (1919) de Carl Theodor Dreyer

Lui-même fils illégitime d'un fermier suédois et de sa servante (je potasse, hum), on comprend que Dreyer décline le thème dans son premier long-métrage ("la lutte des classes, c'est pas fait pour les chiens " comme disait l'autre) confrontant les conventions de la société aristo et les choix moraux personnels. "Fallait pas coucher avec la bonne!" - ça j'ai beau le répéter nuit et jour, d'autant qu'elle tombe toujours enceinte, mais personne m'écoute. C'est justement ce qui arrive de père en fils chez les... [Lire la suite]
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18 mai 2007

Le Maître du Logis (Du skal ære din hustru) (1925) de Carl Theodor Dreyer

Voici un film incontournable qu'on devrait projeter lors de toute fête de mariage - mais non, au lieu de cela on préfère la gaudriole et vas-y que je te mets en vente la jarretière sous des yeux avinés - bah, Carl, tout part en live.Victor est un gros branleur de mari qui passe son temps à faire des reproches à toute la maisonnée, sa femme Ida ainsi que les trois bambins. Cette dernière se lève tous les jours à 6h30 du mat pour se taper le linge, la préparation du petit déj et j'en passe, sans parler des nuits à coudre pour... [Lire la suite]
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10 avril 2007

Michael (Mikaël) (1924) de Carl Th. Dreyer

Un grand maître, Claude Zoret, artiste peintre, et ses relations avec son modèle qu'il considère comme son fils adoptif. L'un vit pour sa peinture, l'autre une histoire d'amour, l'éternel dilemme, lequel pourra mourir le plus heureux? Michael, dont les oeuvres ont été jugées par le maître comme sans intérêts, est victime d'une certaine frustration, car, s'il a servi de modèles pour ses plus grands chef-d'oeuvre, son expression artistique est, elle, réduite à néant. Il comble ce manque en jouant de son charme auprès de la... [Lire la suite]
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