23 mars 2014

Donnez-nous aujourd'hui (Give us this Day) (1949) d'Edward Dmytryk

Il ne s'agit pas d'un film italien mais bien d'une oeuvre - tournée en Angleterre - de ce bon Dmytryk sur la communauté italienne aux States dans les années 2O (ça sent la crise de 29, "brr" comme dirait ce trublion de Gols). Dès le départ, on a l'impression que notre héros Geremio (Sam Wanamaker qui porte bien la moustache) porte le poids du monde sur ses épaules... pour ne pas dire qu'il porte sa croix, la blessure qu'il se fait à la main (il se la transperce, littéralement) au début du film renforçant forcément l'envie de la... [Lire la suite]
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14 mars 2014

Les Enfants d'Hitler (Hitler's Children) (1943) d'Edward Dmytryk

"It is too late, it was too late when it began." Si la jeunesse hitlérienne avait indéniablement le sens du rythme, force est de reconnaître qu'elle fut tout de même bien obtuse envers les libertés individuelles. Dès 43, Dmytryk se fait un devoir de nous montrer que derrière ces chants entraînants (je déconne, hein) et ce bras négligemment levé à 99 degrés se cache une génération de petits blonds teigneux entièrement sacrifiée. A moins qu'il y en ait un qui finisse par échapper au lot ? Rien n'est moins sûr lorsqu'on fait la... [Lire la suite]
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08 septembre 2013

Mirage (1965) d'Edward Dmytryk

"There's no place to go, David" J’adore les films où les héros sont amnésiques. Rien de mieux pour permettre de se projeter sur leur écran blanc. Dmytryk, in the mid-sixties, nous sert ce petit thriller relativement prenant, avec un Gregory Peck qui perd la boule en plein New-York (Un New-York où je me suis baladé de long en large - certes, uniquement dans les films… - magnifiquement mis en valeur et qui bénéficie qui plus est d’une belle photo noir et blanc superbement contrastée). Une panne de courant (pas besoin de faire un... [Lire la suite]
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01 septembre 2013

L'Homme aux Colts d'or (Warlock) (1959) d'Edward Dmytryk

Fonda, Quinn et Widmark donnent l’étrange impression dans ce western de Dmytryk d’avoir de la sciure dans les chaussures, pour ne pas dire de sortir du musée de cire de la Mère Tussaud. Serait-ce dû à la mise en scène guère dynamique (le cadre est là, vous n’en sortez pas les gars… Je ne ferai qu’un ou deux travellings, et encore, si je veux) du gars Dmytryk qui tendrait à momiser quelque peu ses personnages ? On ne pourrait guère, sur ce sujet-là, ne pas donner raison à l’un de nos fidèles lecteurs actuels : Warlock sent... [Lire la suite]
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02 août 2013

La Lance brisée (Broken Lance) (1954) d'Edward Dmytryk

Dmytryk prouve en effet avec ce premier “western familial” (histoire classique de l’enfant chéri issu d’un second mariage - indien - et de l’enfant mal aimé (voire des enfants mal aimés même si les deux autres sont vraiment des abrutis) avec un père ultra-dominateur) que son cinéma manque parfois un peu de souffle, de lyrisme, d’envolée, de passion, de feeling… (on n’osera pas comparer cette histoire-là et son traitement au sublime House of Strangers de Mankiewicz pour lequel j’ai vraiment un gros faible). C’est vrai qu’il s’agit... [Lire la suite]
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01 août 2013

L’Obsédé (Obsession / The hidden Room) (1949) d’Edward Dmytryk

Quelques années avant Wyler (The Collector), Dmytryk signe cet excellent Obsession, deux films que nos amis français ont eu la bonne idée d’appeler L’Obsédé... Faut dire que dans les deux cas, il est question de kidnapping et de détention forcée. Si pour Wyler, il s’agissait d’enfermer l’objet de ses désirs, chez Dmytryk, il est plutôt question de vengeance, avec cet homme qui décide de punir, à petit feu et avec la plus grande des méticulosités, l’amant de sa femme. Il s’agit bien sûr, en bon Anglais, de réussir le meurtre parfait…... [Lire la suite]
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16 juin 2013

La Rue chaude (Walk on a wild side) (1962) d'Edward Dmytryk

La filmo de Dmytryk recèle quelques perles à côté desquelles il sera bêta de passer… Ce titre loureedien bénéficie au scénar de la contribution du grand John Fante et à la partition musicale d’Elmer Bernstein - la musique est tellement belle et romantique qu’on dirait parfois du Delerue (sauf votre respect Elmer) c’est dire. L’histoire va donc nous mener des routes ensablées du Texas au quartier chic de la New Orleans : un jeune type a décidé coûte de coûte de retrouver sa belle. Avant de pouvoir avoir la chance de recroiser... [Lire la suite]
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18 janvier 2012

Adieu, ma Belle (Murder my Sweet) (1944) d'Edward Dmytryk

Edward Dmytryk signe une solide adaptation de Chandler avec le coolos Dick Powell dans le rôle de Marlowe. A partir de la disparition d'un simple collier de jade, notre détective se retrouve mêler à une intrigue complexissime avec son lot de personnages retors : un drôle de psychologue amateur de pierres précieuses, un vieux monsieur acoquiné avec une blonde (Claire Trevor) bien trop belle et trop jeune pour lui qui cache un sombre passé, la fille (Anne Shirley) d'icelui qui voue une certaine haine envers sa belle-mère, une poignée... [Lire la suite]
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01 juin 2011

Cornered (1945) d'Edward Dmytryk

Edward Dmytryk n'a pas pour habitude de me décevoir mais je dois reconnaître que ce film fut loin de me captiver. L'intrigue est inutilement compliquée, les personnages guère attachant (Dick Powell, plus Bruce Willis que jamais, paraît bien monolithique dans le rôle de ce héros obsédé par la vengeance : buté et fonceur tel un taureau aveugle, le pauvre gars tombe bêtement dans tous les pièges qu'on lui tend ; le rondouillard Walter Slezak, magouilleur et aussi franc qu'une belette alcoolique, apporte certes un peu de fantaisie mais... [Lire la suite]
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19 mars 2011

Feux Croisés (Crossfire) (1947) d'Edward Dmytryk

"Monty's kind of hate is like a gun. If you carry it around with you, it can go off and kill somebody." "Ignorant men always laugh at things that are different." Un film avec trois Robert ne peut forcément pas être mauvais, surtout au vu des Robert : Robert Young dans le rôle de l'inspecteur finaud (le type qui paye pas de mine mais qui sait non seulement travailler du citron, mais aussi conduire avec art un interrogatoire tout en cachant parfaitement son jeu - bien aimé, dès les premières séquences, quand l'inspecteur s'efface... [Lire la suite]
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