07 février 2013
L’Homme au Masque de Cire (The House of Wax) (1953) d’André de Toth
On est dans la série B, oui, avec un Vincent Price qui va se voir affublé d’une tronche (le type a brûlé lors de l’incendie de son musée de cire) à côté de laquelle celle de John Hurt dans Elephant Man pourrait paraître juste gentiment enflée. Pas de bol, notre ami Vince est devenu tout bleu-mauve avec des veines saillantes sur tout le visage qui ne sont pas vraiment du meilleur effet ; il s’habille comme Dark Man pour faire genre, mais ce n’est tout de même pas facile de passer inaperçu et d’attirer l’affection quand on a la... [Lire la suite]02 octobre 2012
La Furie des Tropiques (Slattery’s Hurricane) (1949) d’André de Toth
Film pluvieux, film heureux ? Mouarf… Lorsqu’on découvre la présence au générique, aux côtés de Richard Widmark (éternel habitué au rôle de sale gosse : il faut d’ailleurs attendre à peine la seconde minute de jeu pour le voir filer un pain à un type apparemment dans son droit), de la brune Linda Darnell et de la blonde Véronika Lake, on a hâte d’être pris dans l’œil du cyclone. On se met même à rougir de plaisir lorsqu’on découvre ce que l’on pense être le fond de l’histoire : Richard vit avec Veronika et croise... [Lire la suite]27 octobre 2011
Pitfall (1948) d'André de Toth
"- Daddy, what makes you dream ?- The mind, mostly. Mind is like a very wonderful camera. You know how cameras work?- Sure, it take pictures.-That's right. That's the way the mind works. From the day we are born the mind takes pictures and stores them away. Now and then, one of those pictures come lose in our sleep and that becomes a dream. So the trick is : take only good pictures and have only good dreams."
"You better call the police. I just killed a man."
Voilà une série B signée du gars de Toth réalisée avec une belle... [Lire la suite]04 avril 2011
Dark Waters (1944) d'André de Toth
La Louisiane, son ambiance envoûtante, son bayou aux eaux sombres et ses terribles sables mouvants, servent d'écrin à ce bien joli film noir signé André de Toth. Merle Oberon est la pauvre petite victime qui accumule les malheurs (de retour des Indes, son bateau fut coulé par les Allemands décimant père et mère : sa tante et son oncle sont les seuls parents qui lui restent mais ces derniers se comportent de façon pour le moins étrange quand elle débarque chez eux...) et passe une bonne partie du film à avoir l'air méchamment hagard... [Lire la suite]16 mars 2011
Chasse au Gang (Crime Wave) (1954) d'André de Toth
André de Toth aime les westerns neigeux mais montre qu'il n'est pas non plus un manchot dans le bon vieux film noir racé. Dès la première séquence, on est ex abrupto dans l'action avec ce gang de trois gaziers (le froid Ned Young, l'expérimenté Ted de Corsia, et ce couillon de Bronson, gros bras rigolard, que je n'avais même pas reconnu - normal, il ne s'appelait pas encore Bronson et n'avait point de moustache...) qui attaque une station-service. Un flic qui faisait sa ronde intervient, pas de bol, il est abattu froidement. Il... [Lire la suite]02 août 2010
La Chevauchée des Bannis (Day of the Outlaw) d'André de Toth - 1959
Andre de Toth n'est pas un rigolo, si on en croit ce western âpre qui cultive un jansénisme du meilleur effet. Déjà, un western qui se déroule entièrement sous la neige, c'est pas banal, et ça donne visuellement des plans épurés absolument désespérants ; mais en plus le réalisateur met son point d'honneur à "appauvrir" encore plus ses ambiances, en ôtant à ses personnages et à ses décors tout la patine glamour de ce type de productions. Day of the Outlaw est finalement beaucoup plus proche du western façon Monte Hellman que... [Lire la suite]
