01 décembre 2009
L'Aimée (2007) d'Arnaud Desplechin
Un documentaire intime à savourer avant ou après Un Conte de Noël. Après avoir apprécié de subtiles parts d'intimité dans la fiction mise en scène par A. Desplechin, il nous est donné à voir ici la part de romanesque dans la vie intime et familiale d'Arnaud D. Après avoir évoqué une mystérieuse personne décédée quelques mois plus tôt, le cinéaste se rend dans la maison familiale que son père s'apprête à vendre. C'est pour lui l'occasion de le questionner sur les différentes histoires de famille, et notamment sur la figure de... [Lire la suite]29 décembre 2008
Un Conte de Noël d'Arnaud Desplechin - 2008
Que demander de plus au cinéma que ce film bouleversant, aussi génial dans son écriture que dans sa mise en scène ? Un Conte de Noël est plus que maîtrisé : on dirait une de ces grandes comédies américaines parfaites, avec en plus ici une amertume et un humour sarcastique qui renversent. L'audace du sujet, alliée à une finesse de construction et de regard, c'est l'alchimie totale.
Ce film devrait enfin mettre un terme à l'image de cinéaste intello de Desplechin. S'il est brillant dans son élaboration, il ne cesse jamais... [Lire la suite]28 juin 2007
Comment je me suis disputé... (Ma Vie sexuelle) d'Arnaud Desplechin - 1996
Voilà typiquement le genre de film qui pourrait être absolument détestable : à l'heure où le terme "bobo" n'était pas encore en vogue, Desplechin signe un film "Rive Gauche" à mort, parisianissime, dans la tradition du cinéma français branchouille. On suit en effet pendant 3 heures, à grands renforts de longs dialogues, les affres amoureuses et métaphysiques de Paul Dedalus (eheh), dont les seuls soucis sont ses rapports avec les femmes et avec lui-même, ses amours systématiques pour les petites amies de ses... [Lire la suite]21 mars 2006
Léo en jouant "dans la compagnie des hommes" (2003) d'Arnaud Despléchin
Dans cette tragédie shakespearienne (puisque l'on peut se noyer dans les yeux d'Ophélie Mouglalis), où le besoin du pouvoir éclate dans la confrontation entre le fils adoptif (énergique Sami Bouajila) et le père (péchu Jean-Paul Roussillon), on a droit à toutes les passes d'armes, trahison, secrets, mensonges, envie, désespoir. L'une des forces de Despléchin c'est de savoir marier aisément la version ciné aux répétitions théâtrales, ces dernières devenant de plus en plus présentes à mesure que le film avance: comme si tout décorum... [Lire la suite]

