25 mai 2022

Rois et Reine d'Arnaud Desplechin - 2004

Le chef-d’œuvre de Desplechin ? Je dis oui, tant, avec ce film, le garçon a trouvé son acmé, le parfait équilibre entre burlesque et mélodrame, entre psychologie à la française et irréalisme, tant il peut sans limites laisser s'exprimer son goût pour le symbolique et son sens du contrepoint, tant ses acteurs sont au diapason, tant le film vous entraîne dans 3500 émotions diverses et variées. Tout est réussi là-dedans, autant que tout est raté dans Frère et Sœur, pourtant assez proche dans la construction. C'est en tout cas la même... [Lire la suite]
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24 mai 2022

Frère et Soeur d'Arnaud Desplechin - 2022

Desplechin ne cessera jamais de passer de cimes en abysses. Quelques mois seulement après sa merveille intimiste et sensuelle (Tromperie), le voilà de retour avec un film complètement raté, ennuyeux et caricatural : Frère et Sœur, l'histoire jamais crédible de la haine totale et inexplicable née entre Alice, comédienne célèbre mariée avec un grand metteur en scène, et son frangin Louis, écrivain misanthrope rongé par la mort de son fils. Au départ, une relation basée sur l'admiration du garçon pour sa sœur, puis, subitement, au... [Lire la suite]
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02 mai 2022

Tromperie d'Arnaud Desplechin - 2021

Le pouvoir érotique du verbe ne trouve pas seulement de belles illustrations dans les films d'Hamaguchi ; Desplechin aussi peut être génial pour ça, et le prouve avec ce film magnifique et très discret (sorti le jour de l'an, sans bruit) qui m'avait échappé. Je ressors bouleversé de cette projection qui montre l'étendue de l'intelligence du cinéaste, en passe décidément de devenir le Truffaut du XXIème siècle. En l’occurrence, c'est plutôt à Rohmer qu'il fait penser, par la profusion de mots qui envahissent littéralement le film,... [Lire la suite]
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04 janvier 2020

Roubaix, une Lumière d'Arnaud Desplechin - 2019

Je vais toujours voir les films de Desplechin avec un peu d'hésitation, je l'avoue, tant le garçon est capable parfois de nous servir des purges. Là, sur le papier, Roubaix, Léa Seydoux, l'hiver, un polar, bof bof, on se dit qu'on va pas passer le moment le plus délicieux de l'année. Eh bien, les amis, c'est tout le contraire : Roubaix, une Lumière est un des films les plus simples et les plus beaux du bougre, et un très beau moment intense comme il n'en a pas réussi tant que ça. Le voilà donc sur la piste du polar urbain, avec... [Lire la suite]
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31 mai 2017

Les Fantômes d'Ismaël d'Arnaud Desplechin - 2017

Il en va du cinéma de Desplechin comme de la vie, dirais-je pour commencer sur une note paolocoelesque : il y a des hauts, et il y a des bas. Il est vrai que j'ai vu la version courte de ce nouvel opus, mais ça suffit pour se rendre compte de la ruine du projet : Les Fantômes d'Ismaël est complètement en roue libre, pas maîtrisé et à peu près incompréhensible. Comme à son habitude, Desplechin veut tout mettre dans un seul film, ses références cinéphiles, ses tourments d'homme, son goût pour la psychologie, son attirance pour le... [Lire la suite]
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14 février 2017

La Forêt (2014) d'Arnaud Desplechin

Desplechin adapte pour la télévision une pièce d'Ostrovski et livre une petite chose absolument délicieuse qui permet aux acteurs de se régaler. Il est donc question d'une tante radine (Martine Chevallier as Raissa) qui se targue de vouloir marier sa nièce (Adeline d'Hermy as Axioucha) à un aristocrate sans le sou, le fils d'une amie. Pour ce faire, elle veut vendre une partie de sa propriété à un Moujik pour lui fournir un dot... Balivernes, car l'histoire est beaucoup plus complexe que les apparences le laissaient supposer au... [Lire la suite]
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07 novembre 2016

La Sentinelle (1992) d'Arnaud Desplechin

Intrigante oeuvre post guerre froide avec un Desplechin qui met en scène d'éternelles histoires de filles et de garçons en milieu parisien privilégié (amicalement, amoureusement, familialement) et qui parvient, parallèlement, à évoquer les nouveaux enjeux de ce monde - où les stratégies de notre petit territoire occidental ne sont guère plus brillantes, plus enviables, plus louables... Soit donc l'ami Salinger qui lors d'un voyage d'Allemagne en France se retrouve avec une tête dans ses malles. Etonnement et consternation chez notre... [Lire la suite]
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24 septembre 2016

La Vie des Morts (1991) d'Arnaud Desplechin

Première œuvre de l'ami Desplechin un peu brouillonne et éclairée à la lampe torche qui paraît comme une esquisse du transcendant Un Conte de Noël. Dès la séquence d'ouverture il est question de couper la branche d'un arbre (généalogique, c’estle symbole) : il ne saura presque pas question d'autre chose, dans ce film, où les morts semblent venir ponctuer les rencontres familiales. C'est l'un des plus jeunes qui, cette-fois ci, s'est mis un coup de fusil et les discussions vont bon train autour des raisons d'un tel acte... ou de... [Lire la suite]
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04 octobre 2015

Trois Souvenirs de ma Jeunesse - Nos Arcadies d'Arnaud Desplechin - 2015

Ça faisait longtemps que Desplechin ne nous avait pas estomaqués, et on avait plus ou moins fait une croix sur la veine sentimentale de son cinéma. C'était mal le connaître : le voilà de retour avec un film bouleversant et d'autant plus important qu'il semble être une sorte de somme, de bilan de tous ses films, comme s'il voulait d'ores et déjà en faire un jalon dans sa carrière. En trois souvenirs, parties disparates et hétéroclites, il refait un tour dans tout ce qui fait qu'il est un grand cinéaste, mettant un point (qu'on espère... [Lire la suite]
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19 septembre 2013

Jimmy P. - Psychothérapie d'un Indien des plaines (Jimmy P. - Psychotherapy of a Plains Indian) d'Arnaud Desplechin - 2013

C'est pas mal, Jimmy P., mais franchement on attend un peu plus de la part de Desplechin qu'un film pas mal. Pour une fois, le gars Arnaud déçoit un peu et livre un film pas vraiment nécessaire, et relativement loin de ce qu'on aime chez lui. C'est même un peu le "film de trop", pour ainsi dire, celui qui concentrerait ses défauts (trop de verbe), sans avoir ses qualités (l'aspect physique du verbe). Je suis un peu dur : c'est très plaisant à regarder, plutôt intéressant dans le sujet et l'écriture des dialogues. Mais Desplechin se... [Lire la suite]
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