26 novembre 2021

Murder a la Mod de Brian de Palma - 1968

En plein trip Nouvelle Vague, De Palma fait ses débuts en se fendant d'un film tout ce qu'il y a de plus foutraque et moche, mais en même temps tout ce qu'il y a de libre et de personnel. Sans un sou en poche, mais armé d'une belle confiance en lui et d'une bonne dose, déjà, de talent, le voilà donc marchant, déjà, sur les traces de son maître Hitchcock (8000 détails formels jalonnent le film, depuis la bonde de la douche jusqu'à la filature excessivement longue), en inventant une histoire de meurtre sordide observée par trois... [Lire la suite]
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02 décembre 2020

Snake Eyes de Brian de Palma - 1998

Entre 1989 et 2000, de Palma enchaîne les chefs-d'oeuvre, au top du top de la maîtrise et de l'équilibre entre profondeur du scénario et fulgurances visuelles. Snake Eyes ne faillit pas à la règle : c'est une pure merveille si vous vous intéressez un peu aux théories du cinéma, et c'est en plus un brillant divertissement, malgré une fin assez catastrophique et un Nicolas Cage qui était là au début de la pente qui le mènerait en enfer. De Palma reprend ses réflexions entamées avec son plus grand film (Blow out), sur les pouvoirs du... [Lire la suite]
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23 avril 2020

L'Impasse (Carlito's Way) de Brian de Palma - 1993

Les années 90 ont constitué pour Brian de Palma un tournant dans sa spectaculaire carrière : des films clinquants et hyper formels, il est passé à une veine plus mélancolique, la cinquantaine aidant, et L'Impasse est sûrement celui de ses films dont on peut considérer qu'il est le plus amer (avec Outrages). Le gars revient sur un de ses gros succès, le mal compris Scarface, pour en creuser la veine la plus désabusée, et revenir de façon extrêmement triste sur les motifs éternels de son cinéma. On reprend donc le même, Al Pacino (as... [Lire la suite]
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30 novembre 2019

Phantom of the Paradise de Brian de Palma - 1974

Le cinéma a beau être passé par des tas d'états bien barrés depuis 1975, avoir exploré maintes drogues et forces inspirations psychédélico-surréalistes, il faut bien reconnaître que ce Phantom of the Paradise, en tant que matrice (plus ou moins) des expérimentations qui ont suivi, n'a rien perdu de son aspect sidérant. En tout cas, en 1974, de Palma trouve enfin son style, qui est de n'en pas avoir, et nous sert ce prodigieux OVNI entre film d'horreur, comédie musicale, comédie, thriller, drame romantique et théâtre expérimental. Il... [Lire la suite]
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25 octobre 2019

Carrie au Bal du Diable (Carrie) (1976) de Brian de Palma

Une histoire de chair et de sang, on voit bien ce qui dès le départ a pu fasciner De Palma dans cette histoire qui lorgne plus du côté du drame psychologique que du film d'horreur stricto sensu. Si l'enfer c'est les autres, on peut dire qu'il s'agit véritablement d'un bal diabolique car la chtite Carrie a tendance à se déchaîner pour peu qu'on lui titille les hormones. On est en plein dans le teenage movie et l'esthétique de toutes ces scènes de College américain est sûrement celle qui a le plus vieilli et le plus morflé 30 ans... [Lire la suite]
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19 juin 2019

Domino de Brian de Palma - 2019

Tiens, de Palma fait encore des films ? Oui, enfin, ne nous emballons pas : de Palma ESSAYE encore de faire des films, mais de plus en plus fauché comme les blés, de plus en plus lâché par les financeurs, de plus en plus boudeur aussi sûrement face aux obligations du tournage, l'ancien génie nous sert maintenant, depuis deux ou trois films, des kouglofs assez indigestes, vagues réminiscences de son talent de jadis, éternelles figures de style qui ont du mal avec aussi peu de moyens à trouver leur éclat. Et Domino est sûrement le... [Lire la suite]
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20 avril 2019

Scarface de Brian de Palma - 1983

Shangols fait dans les standards en ce moment, mais pour ma part je ré-explore les films qui ne m'ont qu'à moitié convaincu, pour voir si des fois ils ne révéleraient pas aujourd'hui leur beauté à l'homme mûr et apaisé que je suis. Retour donc sur Scarface qui m'a toujours un peu embêté dans la carrière mirobolante du bon Brian. Non pas que je le trouve raté, non, non pas que je passe à côté de son aspect parodique (ce que les gangsters du dimanche, qui ont pris Tony Montana comme icône, ont allègrement fait de leur côté), non pas... [Lire la suite]
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31 mars 2017

Obsession de Brian de Palma - 1976

Voilà certainement le film le plus "sobre" de De Palma, entendez qu'il n'y a que 12500 mouvements de caméra par plan au lieu des 178544 habituels. Le gars se pique de réaliser un mélodrame romantique mâtiné de suspense et de thriller, il lui faut donc de la simplicité, d'autant qu'il rend ici hommage à Vertigo d'Hitchcock, le plus épuré de ses films. Du coup, je suis incorrigible, je n'ai pas adhéré à ce film, moi je préfère quand il colle quatre split-screens sur des travellings en louma dans des plans-séquences en zoomant comme un... [Lire la suite]
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04 février 2017

Pulsions (Dressed to Kill) (1981) de Brian de Palma

On ne va pas se plaire à relever tous les clins d'oeil à Bouddha, Pulsions est un film sans aucun doute sous l'emprise du maître, qui illustre assez bien les propres fantasmes cinématographiques du Brian. Une femme se balade dans un musée et perd son gant (champs/contre champs dans une longue scène remarquablement bien filmée entre celle-ci et un homme mystérieux, superbe jeu du chat et de la souris sur le thème de l'attraction/ré-pulsion), elle le rejoint dans un taxi et perd son slip, dans son lit elle perd la tête avant de... [Lire la suite]
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01 octobre 2016

Les Incorruptibles (The Untouchables) de Brian de Palma - 1987

Une des rares incursions de De Palma dans le cinéma mainstream et commercial, et j'avoue que le résultat est assez décevant. Ecrasé sous le poids de la commande, et sous l'obligation de montrer le bon profil de sa poignée de stars, le maître assagit franchement son style et livre un objet pas vraiment honteux, mais simplement efficace et correct. On le sent bien se débattre pour imposer ses plans tordus, et on constate avec peine que, derrière le cahier des charges, il essaye encore et toujours de multiplier screen-shots, montage... [Lire la suite]
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