07 octobre 2009

Trois Places pour le 26 de Jacques Demy - 1988

C'est vraiment terrible, à la sortie de Trois places pour le 26, de se dire que, ça y est, on a vu tout Demy, que jamais plus on n'aura le bonheur d'être happé par surprise dans ce cinéma si proche de l'enfance et de la vie. Ultime oeuvre donc de cette carrière inégale mais précieuse, ce film fait sortir Demy par la grande porte : il renoue avec tendresse avec les principales aspirations du bon Jacques, et si on est loin du chef-d'oeuvre, on est obligé de reconnaître qu'il dégage de bout en bout cette toute petite musique douce et... [Lire la suite]
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10 juillet 2009

Parking de Jacques Demy - 1985

Il faut bien reconnaître la triste vérité : Parking est une petite bouse. C'est bien simple, on dirait parfois du Lelouch, dans cette naïveté absolument infâme de cucuterie, dans cette méconnaissance complète des rythmes de montage et de scènes, dans cette direction d'acteurs insâne. Où est le bon Demy dans ce sous-produit kitchissime dont Gold ne voudrait pas pour un de ses clips ? Il n'est à chercher que du côté du projet lui-même, le mythe d'Orphée ayant jalonné sa carrière. Cette fois, il s'y attaque frontalement, adaptant... [Lire la suite]
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30 mai 2009

Une Chambre en Ville de Jacques Demy - 1982

Que ça fait du bien de voir le bon Jacques sortir la tête de l'eau, après une suite de films au mieux sympathiques (Lady Oscar), au pire ratés (La Naissance du Jour) : Une Chambre en Ville renoue avec les plus grands films du compère, revenant mélancoliquement sur les traces de ses anciennes amours (Nantes, l'enfance, le film musical, le romantisme noir) et confrontant cet univers connu avec une actualité politique forte. Le film est sublime, doté d'un ton éminemment personnel, se moquant de toute mode pour tracer sa route. Comme... [Lire la suite]
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17 mai 2009

La Naissance du Jour de Jacques Demy - 1980

Sérieux plantage cette fois-ci dans la carrière attachante du grand Jacques. En adaptant un livre poussiéreux de Colette, qui n'est pas la plus grande écrivain du monde reconnaissons-le, Demy perd toute fantaisie et toute légèreté, et livre même un film presque mortifère et assoupi, ce qui est bien le comble pour l'auteur de Peau d'Ane. Engoncé dans un costume qui ne lui va pas, celui de l'adaptateur littéraire et sage, Demy avance sur des oeufs, en faisant bien attention de ne rien casser. Il tourne dans la maison même de Colette,... [Lire la suite]
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11 avril 2009

Lady Oscar de Jacques Demy - 1978

La filmographie de Demy ressemble parfois à des montagnes russes : après l'esprit légèrement franchouillard de L'évènement le plus important..., le voilà plongé au coeur d'une production japonaise, avec des acteurs anglais, le tout sur fond de Révolution française. Ca n'a pas l'air de la déranger pour autant : Lady Oscar donne une impression de sérénité et de simplicité totales, alors que c'est tout de même un énorme barnum de figurants, de décors chatoyants et de duels à l'aube. Comme un poisson dans l'eau, le Jacques vous mène... [Lire la suite]
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28 mars 2009

L'Evénement le plus important depuis que l'homme a marché sur la Lune de Jacques Demy - 1973

Si L'Evénement le plus important depuis que l'homme a marché sur la Lune ne mérite pas sa réputation désastreuse, il faut reconnaître aussi que c'est une minuscule comédie bien platounette. Ca part d'un début de commencement d'idée qu'on a du mal quand même à imaginer sur la longueur : un homme tombe "enceint". Il est vrai qu'en 1973, ça devait avoir plus de résonnance qu'aujourd'hui, avortement, contraception ou féminisme étant encore à cette époque des mots tabous. On attend donc Demy au tournant de la politique : il a... [Lire la suite]
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16 mars 2009

Le Joueur de Flûte (The Pied Piper) de Jacques Demy - 1972

The Pied Piper est un film très attachant qui donne presque l'impression que Peau d'Ane n'était qu'un brouillon des possibilités de Demy à rendre puissant un simple conte pour enfants. Ce film est privé de toutes les niaiseries de son prédécesseur (j'exagère : Peau d'Ane est intéressant), et prend même des allures de pamphlet politique assez étonnant. Dès le début, on sent le resserrage de vis de Demy : une photo beaucoup plus réaliste, malgré des costumes pleins de fantaisie (respect aux chapeliers, qui ne sont pas avares en... [Lire la suite]
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03 mars 2009

Model Shop de Jacques Demy (1969)

Varda, dans Les Plages d'Agnès, regrettait qu'elle et Demy soient passés à côté de mai 68, étant occupés aux States. Je veux pas être méchant, mais il semblerait bien que Demy soit également passé à côté du cinéma cette année-la. Model Shop est d'une fâdeur d'autant plus cruelle que le film vient juste après l'émerveillement des Demoiselles de Rochefort. Comme timoré, Demy approche du bout des lèvres le cinéma américain qu'il lorgnait depuis tant d'années, affadissant ses couleurs, son scénario, ses personnages jusqu'à... [Lire la suite]
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25 février 2009

Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy - 1967

Immortel, bien sûr. Comment parler de ce film qui ne peut absolument pas se décrire par les mots, qui est un bonheur purement cinématographique, où chaque émotion ne naît que de la puissance de la mise en scène et de la musique, où chaque moment paraît magique, comme arraché à l'éphémère ? Fort de son succès, Demy se permet enfin le film qu'il a toujours voulu faire, et le moins qu'on puisse dire est qu'il réussit génialement toutes ses idées : Les Demoiselles de Rochefort est immense, et n'a rien à envier aux grandes comédies... [Lire la suite]
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19 février 2009

Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy - 1964

Incontestablement un de mes cinq ou six films préférés de tous les temps, Les Parapluies de Cherbourg déclenche à chaque vision (et je dois en être au moins à une douzaine) des torrents de larmes. Phénomène qui se déclenche chez moi, puisque j’en suis aux confidences intimes, à chaque fois que la note juste est là, à chaque fois que la Beauté apparaît toute nue (même effet par exemple, quand je lis Andromaque de Racine ou que j’écoute le concert à Köln de Keith Jarrett). Depuis la première jusqu’à la dernière image, le film... [Lire la suite]
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