30 janvier 2013

Celui qui doit mourir (1957) de Jules Dassin

Voici bel et bien ce qu’on serait en droit d’appeler d’après la typologie gionesque (Jean Dgiono, notre maître à tous), un film de village. Dans le film du village, il y a toujours la pourriture en chef (ici un Turc pédophile automatiquement sympathique… enfin, voyez…) et des sous-sbires (grecs) à sa botte (Un enfoiré de Pope qu’on appellere le Pope Cornis, un patriarche tout barbu et un petit enculé à lunettes qui ressemble bizarrement à Jean Bouise jeune s’il fut jeune). Ce petit village grec vit donc, vous l’aurez compris, sous... [Lire la suite]
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09 mai 2012

Les Bas-Fonds de Frisco (Thieves’ Highway) (1949) de Jules Dassin

On est en terrain connu et sur du solide avec l'ami Jules Dassin à la réalisation et le franc du collier Richard Conte en tête d'affiche ; pour compléter le casting, ajoutez un Lee J. Cobb en primeur rital véreux (l'expression comporte des redondances) et une Valentina Cortese (aux faux-airs de Stanwyck) dans le rôle de la gentille prostipute au cœur d'or et voilà, c'est parti pour l'un des meilleurs films noirs sur les pommes (récompensé par un Chirac d'or). Conte se rend de Fresno à Frisco avec une bien jolie cargaison de pommes :... [Lire la suite]
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20 novembre 2010

The Affairs of Martha (1942) de Jules Dassin

Screwball comedy sur fond de lutte des classes signée par notre ami Jules Dassin, qui se fait apparemment la main. Dans une rue plus que paisible au demeurant, le scandale est retentissant : d'après les journaux, une domestique aurait l'intention de sortir un livre sur ses boss ; comme chacun a l'air d'avoir quelque chose à se reprocher, c'est rapidement la panique au sein de cette petite communauté bourgeoise. On apprend rapidement que la chtite servante Marsha Hunt, mariée en secret à un fils de bonne famille (les Sommerfield) qui... [Lire la suite]
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15 août 2010

10h30 du soir en Eté (10:30 P.M. Summer) (1966) de Jules Dassin

Adaptation par l'ami Jules Dassin d'une oeuvre de Marguerite Duras mettant en scène une étrange relation à trois. Melina Mercouri en alcoolo semi-lucide, Romy Schneider en amante sensuelle à mort, Peter Finch en mâle prédateur, la mâchoire serrée : un drôle de trio dominé par des passions sulfureuses (l'attraction évidente et passionnée entre Romy et Peter, l'attirance de Melina pour le corps de Romy et son trouble désir (pour revivre son passé ou pour l'enterrer...?) de voir/d'imaginer son mari et la Romy copuler). Des rapports... [Lire la suite]
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30 avril 2010

La Cité sans Voiles (The Naked City) de Jules Dassin - 1948

Encore une fois de la part de Dassin, voilà un film en bois dont on fait les bûches, solide, hyper-pro, irréprochable à tous les postes. Il y a toujours chez ce cinéaste un mélange de classicisme très respectueux des genres et d'une précieuse touche de modernité conceptuelle. Ici, l'option est de montrer le travail de la police au jour le jour, en suivant une enquête relativement banale et en filmant tous les moments de l'investigation, depuis les fausses pistes jusqu'aux scènes d'action. Surtout, le choix formel est audacieux :... [Lire la suite]
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28 septembre 2008

Du Rififi chez les Hommes (1955) de Jules Dassin

Voilà du polar, du vrai, du brutal, qui sent la sueur, qui traite les gonzesses comme des accessoires (oui le polar romantique c'est rare quand même... "Allez pose ton grille-pain ici ma poule", "Enlève ta pelure"...) qui finit en réglement de compte total - po un survivant faut voir, punis les mâaaales... Rien qu'à voir la tronche de Jean Servais en Tony le Stéphanois on est déjà dans l'ambiance - on imagine mal d'ailleurs Jean Servais dans la vraie vie, il n'a d'existence réelle qu'en truand, à mon avis.... [Lire la suite]
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15 septembre 2008

Les Forbans de la nuit (Night and the City) de Jules Dassin - 1950

On continue ce mini-cycle de films mis en musique par Franz Waxman (avec Jane Eyre, dont la musique est de Herrman, vous suivez ?), avec ce film noir de très belle tenue signé du discret Jules Dassin. C'est l'histoire d'un "homme qui fuit", comme le résume très bien l'homme en question (Widmark, éclatant de photogénie même si on n'arrête pas de penser que James Dean aurait été parfait là-dedans) : petit escroc du dimanche, très futé pour escroquer le chaland, il passe son temps à cavaler pour échapper à ses victimes, aux... [Lire la suite]
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25 mai 2008

Les Démons de la Liberté (Brute Force) de Jules Dassin - 1949

Un très grand film que ce Brute Force, tout en puissance et en noblesse de caractère. Dassin se montre là-dedans totalement génial au point de vue de l'écriture et de la construction de scénario, et ajoute à ce talent une grande force de metteur en scène à l'ancienne. C'est l'histoire habituelle du groupe de taulards qui rêvent de s'évader : brimades des gardiens, solidarité entre bagnards, petites trahisons et représailles sévères, etc. Sauf que Dassin s'occupe avec beaucoup de tendresse de chaque personnage de son film, du directeur... [Lire la suite]
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