12 mai 2011

Racket (The Racket) (1951) de John Cromwell

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Un vrai plaisir que ce polar avec une confrontation au sommet entre Mitchum, the flic incorruptible, et Robert Ryan, the pourriture de la pègre qui se croit tout permis, ayant un vieux fumier de juge corrompu dans son camp. Les flics, la mafia, les politiques, les hommes de lois, ça fuse dès le départ dans tous les coins et on aurait presque un peu de mal à suivre cet imbroglio : Cromwell nous présente en quelques séquences rondement menées une foultitude de personnages et, si on a parfois un peu de mal à faire le lien entre tous ces hommes, on comprend bien qu'il y a quelque chose de pourri au royaume américain. On est, qui plus est, en période d'élection et un Haut Comité décide de faire le ménage : les pleins pouvoirs sont donnés à la police sous réserve, of course, qu'elle trouve des preuves ; pour l'occase, on sort du placard un type honnête et droit, mon gars Mitchum. Il n'est pas du genre à faire dans la dentelle et il est bien décidé à se faire, une bonne fois pour toutes, l'homme fort de la ville, le gars Ryan. Combat d'homme à homme avec, dans les coulisses, de louches tractations, on se lèche les babines d'avance.

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Ambiance très noire au niveau du contraste de l'image qui sied parfaitement à ce sombre récit qui file tambour battant ; les amateurs d'action en ont pour leur argent (fight viril, bombe artisanale, course poursuite et accident de bagnoles, chute de toit et échange nourri de coups de feu...) mais Cromwell n'en n'oublie point pour autant de traiter ses personnages principaux et les multiples seconds couteaux. Mitchum est comme un poisson dans l'eau en flic à qui on ne la fait pas, et qui n'hésite jamais à mettre la main à la pâte ou les pieds dans le plat : sa première rencontre avec Ryan est un véritable duel, chacun mettant ses cojones sur le tapis. Il y a des étincelles dans l'air et quand, dans la foulée, Ryan envoie deux de ses hommes poser une bombe au domicile de Mitchum (on prie pour sa femme), on sent que la guerre est plus que jamais déclarée. Mitchum peut compter dans son équipe sur un jeune flic couillu (belle prestation de William Talman qu'on aurait bien vu dans The Wire) qui n'est pas du genre à tergiverser pour faire respecter la loi. Ryan, de son côté, se la pète au maximum, traitant ses hommes de main comme des croquettes pour hamster, pouvant compter sur une organisation solidement établie et sur des juges corruptibles à loisir... jusqu'à ce que la roue tourne.

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Cromwell trouve le temps au passage de traiter des histoires et des personnages secondaires (Lizbett Scott, la chanteuse de charme obligée dans le film de genre, qui a une histoire avec le frérot de Ryan puis avec un bien tendre journaleux, le sergent Turck (rondouillard William Conrad, parfaite gueule de l'emploi) qui tente de mener judicieusement sa barque des deux côté de la barrière, la femme de Talman qui se fait un sang d'encre pour son mari, les tueurs taillés dans des fûts de bière...) toujours intimement liés à la trame principale. Le final se joue dans le commissariat (l'histoire est adaptée d'une pièce de Bartlett Cormack) avec un Mitchum qui reste volontairement dans l'ombre pour laisser ces crabes se bouffer entre eux. Une intrigue joliment pliée et un vivat pour conclure pour les éternels Mitchum et Ryan - sans oublier le gars Cromwell (Caged, Dead Reckoning...) aidé apparemment sur l'action par Nicholas Ray et Mel Ferrer.

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Noir c'est noir, c'est

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16 février 2011

En Marge de l’Enquête (Dead Reckoning) (1947) de John Cromwell

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Un film noir qui se plaît à brouiller sans cesse les pistes mais, parfois, "qui trop embrasse mal étreint" et, malgré le plaisir indéniable que l'on prend à suivre cette intrigue, les multiples rebondissements tendent parfois à avoir un petit côté artificiel. Comme c'est tout de même Bogart qui prend "en charge cette enquête", on est dans nos petits souliers, le type se parodiant presque lui-même dans ce rôle de macho dur à cuire. Face à lui, Lizabeth Scott fait ce qu'elle peut (...) pour jouer les trouble-fête féminins et pour faire, avec son joli minois et ses mots doux, craquer notre homme... C'est d'ailleurs dans ce petit jeu de séduction que réside l'intérêt principal de ce film (Bogart craquera, craquera pas... ad lib) même si Cromwell nous donne au passage notre petit lot de séquences propres au genre (la petite chanson féminine susurrée lors d'une soirée (pauvre Scott qui devrait prendre des leçons de play-back), les bons vieux règlements de compte mâles qui charclent (Bogart en prend pour son grade même si, quand il se retrouve avec deux grenades dans la main face aux durs du coin, plus personne fait le malin), les cadavres dans le coffre et les flics dans le placard, etc...)

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Bogart de retour de la guerre avec son pote Johnny s'apprête à recevoir à Washington une chtite médaille. Seulement en cours de route le gars Johnny se fait la malle, et Bogart est bien décidé à comprendre quelle mouche l'a piqué. Il ne peine pas à apprendre que John, avant de s'engager dans l'armée, a trempé dans une sombre affaire de meurtre. Il n'aura point le temps d'entendre de sa bouche sa version des faits, le Johnny étant retrouvé calciné dans une bagnole... Bogart qui avait toute confiance en son buddy est bien décidé à disculper le gars, coûte que coûte... Il remonte progressivement la piste, croise au passage l'ancienne dulcinée de Johnny dont il est bien difficile de savoir à quel petit jeu elle joue. Séductrice, câline, manipulatrice, maline, elle tente de charmer notre ami Bogart, un type auquel on la fait po... Il livre d'ailleurs au passage un petit topo sur les femmes qui rendrait hystérique n'importe quelle féministe digne de ce nom. Je ne résiste point à vous donner un petit extrait d'un dialogue entre Bogart et Scott, bien que ces propos me choquent au plus haut point (quoi ?):

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- Les femmes parlent trop. Elles devraient se contenter d'être belles.
- Et d'obéir ?
- Les femmes devraient être minuscules... On les mettrait dans notre poche... et on saurait exactement où elles sont! Au restaurant, on les mettrait sur la table... et on pourrait rigoler avec les copains sans être dérangé ! Quand arrive le soir et qu'on la veut grandeur nature... on secoue la main et le tour est joué !
- Vous êtes un vrai macho !
- Et si elle l'interrompt, il la remet dans sa poche !
- Les femmes sont donc faites pour être aimées.
- J'ai dit ça ?
- Oui. C'était une confession. Vous vous méfiez d'elles... Car vous ne pouvez les mettre dans votre poche !

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Il fait le mariole avec ses belles paroles mais aura bien du mal à ne pas se laisser tenter par les doux baisers de la Belle. Se fourvoie-t-il, a-t-il raison de se laisser aller à son petit coeur qui bat, ne vous en faites pas pour lui, Bogie n'est pas tombé de la dernière pluie... Empoisonné, assommé, battu à mort, Bogart tombe souvent mais se relève toujours. Il se retrouve avec tout le monde à ses trousses - malfrats et policiers -, trouve le temps de confier son histoire à un prêtre (long flash-back d'une heure qui n'apporte pas grand-chose à l'histoire si ce n'est qu'elle permet à Bogart de livrer au passage ses petits commentaires acerbes en voix-off) et, seul contre tous, continue de faire le forcing en mémoire du gars Johnny. On écoute tellement de versions différentes du meurtre initial qu'on finit par s'y perdre un peu (on sent que Bogart, la mine constamment blasée, est, lui-même, un peu saoulé à force) mais on se régale dès lors que notre héros fait n'importe quoi pour arriver à ses fins (mettre à genou un commissaire avant de l'enfermer dans un placard, c'est cool, menacer deux hommes avec des grenades allemandes pour qu'ils avouent, c'est un peu déconner quand même). Un final sur un lit d'hôpital qui a dû faire plaisir à Borzage et Bogart (eternal lonesome guy or hooked ?, that is the question), satisfait de sa prestation, d'attendre gentiment qu'on lui propose encore et toujours le même rôle. Il demeure, de toute façon, indiscutablement, le meilleur dans son genre [spéciale dédicace à l'ami Bastie*: celui-là, je te le mets de côté mon bonhomme !]         

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26 janvier 2011

Femmes en Cage (Caged) (1950) de John Cromwell

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Voilà un film de John Cromwell de belle tenue et d'une terrible sobriété qui dit finalement tout ce qu'il y a à dire sur le monde carcéral, sans même avoir besoin de jouer au prophète : plus tu es fragile et innocent en y rentrant, plus tu as des chances d'en ressortir sec comme un coup de trique. Lorsque la pauvre Marie Allen (impeccable composition d'Eleanor Parker dont le visage se tend au fil des séquences) entre dans ce zoo pour êtres humains, c'est Bambi dans une réserve de chasseurs, un mouton dans une "louverie". Elle se retrouve emprisonnée à 19 ans après avoir été jugée comme "complice dans une attaque à main armée" : elle attendait en fait patiemment dans une bagnole pendant que son con de mari braquait une station service ; il est mort après avoir reçu un coup sur la tête lors de ce braquage foireux (40 dollars...), elle va avoir droit, pour cette modique somme, à une sacrée "éducation" (sic). Un film de femmes entre elles qui, sans jamais tomber dans les clichés du genre (histoires lesbiennes, petits vols entre amies...), livre un constat implacable : soit tu sombres dans la folie douce, soit tu deviens une hyène.

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A voir la fébrilité de notre gâte Marie Allen quand elle pénètre dans cette prison, on ne lui donne pas plus de 15 jours avant de craquer sa mère. Avec son petit minois de jeunette toute blonde, sa timidité maladive, ses bonnes manières et (pour ajouter à sa nausée) son polichinelle dans le tiroir, on se dit qu'elle devrait se faire déchiqueter au milieu de ces meurtrières qui en sont rarement à leur premier séjour... Elle a néanmoins la chance, contre toute attente, de se faire rapidement accepter par la big boss du lieu : sa petite façon de rétorquer à la gardienne en chef lui a en effet permis de marquer des points. C'est en fait cette dernière qui semble constituer la plus cruelle menace des lieux : environ deux mètres au garrot, des mensurations de cauchemars (120-110-273 à vue de nez) Evelyne Harper (Hope Emerson) est la féminité désincarnée. Même si la chtite Marie Allen est plutôt du genre à se tenir à carreaux, on ne peut point dire que cette conduite finisse vraiment par payer : une Evelyne Harper est toujours à l'affût pour vous faire morfler, si jamais vous ne lui mangez point dans la main...

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Cromwell n'a pas besoin de faire dans la surenchère pour traduire toute la pression mentale affreuse qui résulte de l'enfermement : une femme à laquelle on refuse la liberté sur parole se couche raide comme un piquet dans son lit, et passera de l'horizontale à la verticale absolues en deux temps trois mouvements en décidant de se pendre ; Marie recueille un pauvre petit minou (toutes les prisonnières se retrouvent hypnotisées par cette chtite bête comme un symbole de tout ce à quoi elles n'ont plus droit depuis longtemps (douceur, affection...)) que veut lui confisquer illico cette sale harpie de gardienne : c'est la révolte générale, révolte durant laquelle le pauvre chaton trouvera la mort - plus on cherche à résister entre ces quatre murs, plus on a de chance de s'autodétruire, merci pour la petite leçon ; même la big boss, qu'on pensait moulée dans du plomb, perdra dans un premier temps la face avec l'arrivée d'une matrone friquée puis la boule après une semaine en cellule d'isolement : son visage filmé plein cadre avec cet oeil qui cligne nerveusement vous fait froid dans le dos pendant des heures... On voit mal comment la chtite Marie Allen va en ressortir indemne, surtout lorsque sa première libération sur parole a été refusée (parmi les types qui donnent l'autorisation, s'en trouve un avec un sonotone... - plus sourds que ces trois guignols à la détresse humaine, je vois po).

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Si la directrice de prison tente tant bien que mal de montrer un minimum de compassion envers les détenues, d'améliorer un tant soit peu les conditions de leur détention, chaque tentative lui revient directement en pleine face. Comme lui lance laconiquement Marie Allen vers la fin : il ne sert à rien de tenter quoi que ce soit contre ce "système" carcéral ; ce dernier finira toujours par vaincre les bonnes intentions, par broyer les quelconques "illusions de rédemption" des détenues. Marie peut se permettre de tomber dans le cynisme le plus noir, elle paiera elle-même méchamment les frais de sa petite expérience carcérale. Dur, raide et efficace comme un barreau de prison dans ta tronche.            

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25 mars 2010

Le Chevalier de la Vengeance (Son of Fury : The Story of Benjamin Blake) (1942) de John Cromwell

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Derrière ce titre français un peu pompier se cache une petite perle des années 40 produite par Zanuck, servie par un magnifique noir et blanc signé Arthur Miller (Man Hunt, Tobacco Road,...) et une bien jolie musique d'Alfred Newman, portée par un Tyrone Power héroïquissime, et enluminée par la présence de Gene Tierney en sirène des Mers du Sud. Le combat d'un homme pour reconquérir sa légitimité et son titre, mais surtout une histoire d'amouuuur romantique et "paradisiaque" à souhait (Gene Tierney est surnommée Eve par cet aventurier de Tyron : facile mais po mieux) avec en fond une petite leçon sur les rapports maître/servants absolument bienvenue. On pourrait reprocher au scénar d'être un poil prévisible, mais cette petite réserve est facilement oblitérée par ce bel esprit d'aventures qui anime cette oeuvre tout du long. Une belle échappée en "territoire inconnu" doublée d'une recherche salvatrice de la liberté qui apporte sa petite bouffée d'oxygène avant même que la guerre, tintintin, éclate.

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Benjamin Blake (photogénie diabolique du gamin) est orphelin et se retrouve aux bons soins de son grand-père fabricant d'armes à feu. Il pourrait couler des jours paisibles dans cette petite boutique, mais voilà que débarque son oncle, gentleman-fighter (excellent George Sanders qui nous fait apprécier sa musculature et son air arrogant), homme richissime qui décide de s'occuper de son neveu - l'histoire court que Benjamin se devrait d'être l'héritier du domaine familial, mais en l'absence de toute preuve du mariage de son père (parti et mort aux Indes) et donc des droits du gamin, aucun recours ne semble possible. On pense que son oncle va éduquer le gamin en bonne et due forme, que dalle, sitôt arrivé Ben prend le chemin de écuries et ne tarde point à mordre la poussière sous les coups du jeune chef palefrenier. Le temps passe, Ben a grandi, est amoureux de... sa cousine germaine Isabel (Frances Farmer, joli minois de blonde sophistiquée) et va forcément subir à nouveau le courroux de son oncle. Les deux hommes sont à deux doigts de s'entretuer et Ben décide de mettre les bouts pour partir sur les traces de son père aux Indes...

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Il rencontre sur le navire un certain Caleb Green (John Carradine et son physique décharné) qui lui parle d'une île où l'on peut trouver des perles grosses comme celles de la tour de Shanghai. Ben et Caleb, arrivés en vue de cette terre, se font la malle en catimini, et après un petit rituel pour être pacifiquement acceptés (Ben montre ses coups de fouets dans le dos, ce qui marque des points, nos habitants ayant auparavant croisé la route de conquérants espagnols...) s'installent dans l'île... Outre les perles des fonds marins, s'en trouve une autre en surface, Gene Tierney. Même si elle parle po un mot d'anglais et se dit volontiers "stweupid", Ben la prend sous son aile, décide de lui apprendre la langue avec une méthode dont je doute du bien fondé mais qui marche, ou de lui apprendre à se servir d'un couteau et d'une fourchette : la belle est maladroite et Ben voit bien que, nom de Dieu, manger avec la main demeure tout de même plus pratique. Vie idyllique, ouais, jusqu'à ce qu'un navire pointe à l'horizon : Ben décide alors d'abandonner sa conquête; reste à savoir si la vie de château lui conviendra mieux que celle sur le sable...

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De la noirceur d'une Angleterre sclérosée et fondamentalement injuste, on passe à l'univers du paradis blanc polynésien, et même si les "figurants" de cette île sont bien pâles pour nous faire croire qu'ils en viennent, on ferme les yeux sur ce fait en prenant volontiers les sunlights des studios pour des rayons de soleil des antipodes. Gene Tierney, j'en conviens, joue un peu les potiches de luxe, a bien du mal à ouvrir les yeux sous l'eau (tentons de rester un poil lucide...) mais son sourire, d'une innocence d'avant la création du monde et même des lézards, fait aisément avaler tout le reste, les huîtres avec les perles. Tyrone, le sourcil sombre mais l'âme pure comme ces eaux claires, n'oubliera pas de "libérer" les siens (je vous raconte po tout quand même) sans jamais tomber dans l'appât du gain. C'est bien emballé, les décors ne trompent jamais sur la marchandise, et ce récit possède un tel parfum d'aventures qu'il est difficile de ne point y prendre un plaisir nacré. Sympathique petite découverte que me vaut l'exploration de la filmographie de Gene.   

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