17 février 2011

L'Assassin habite au 21 de Henri-Georges Clouzot - 1942

Ah le charme surranné des comédies policières des années 40, avec ces dialogues si fins, ces acteurs si drôles et ces... Non, je déconne. L'Assassin habite au 21 est LE film qualité française tel qu'on n'en fait plus, et franchement c'est pas dommage. Non pas qu'il y ait quoi que ce soit de honteux là-dedans : acteurs à tronche et à gouaille, scénario à tiroirs, tirades travaillées en usine, atmosphères de studio soignées. C'est juste que c'est d'un lisse abominable, que tout semble manufacturé dans cet univers jamais crédible,... [Lire la suite]
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09 février 2011

Quai des Orfèvres de Henri-Georges Clouzot - 1947

Gentil film de divertissement, ce Quai des Orfèvres, ce qui forcément déçoit un tantinet de la part d'un cinéaste souvent pas avare en expérimentations et en scénarios ambigüs. C'est la grande école du "cinéma français de qualité", celui avec des acteurs précis et drôles, quelques lignes de dialogues finaudes et un savoir-faire irréprochable à tous les postes techniques. Celui qui savait faire chavirer le coeur de Ginette quand Julot la sortait avant d'aller guincher le dimanche après-midi, quoi. Sorti de ça, c'est vrai... [Lire la suite]
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07 février 2010

Les Diaboliques de Henri-Georges Clouzot - 1955

Un petit retour en arrière vers un de ces films qui ont marqué ma jeunesse. J'avais été terrifié à l'époque par ce thriller à la limite du fantastique, par ce final glaçant et par la sorte de nihilisme amoral instillé par cette histoire. Eh bien, le film n'a pas vieilli (ou peu), et fait toujours son effet aujourd'hui. On a beau connaître cette histoire par coeur, y compris certains plans désormais classiques, on continue à être admiratif de cette très prenante ambiance que Clouzot arrive à instaurer, de cette façon de faire monter la... [Lire la suite]
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01 décembre 2007

Le Mystère Picasso (1956) d'Henri-Georges Clouzot

Montrer un artiste exerçant son art, c'est le projet ambitieux d'un Clouzot filmant Picasso en temps réel. Il faut bien dire que dans la première partie du film, on est relativement déçu : certes, Picasso a un trait de génie (comme je dessine comme ma grand-mère, pas difficile non plus de m'épater), certes, le sens de la composition apparaît en live mais on est un peu frustré de voir que c'est finalement presque aussi facile... Clouzot pousse même le vice à lui demander de faire un truc en 5 minutes et le Picasso de s'exécuter... [Lire la suite]
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22 septembre 2007

Le Corbeau (1942) d'Henri-Georges Clouzot

Tourné pendant la seconde guerre mondiale, le film de Clouzot parvient non seulement à capter l’atmosphère d’une époque –celle de l’oppression et de la délation- tout en réalisant ce qui peut être considéré comme le premier « film noir » français. Le film fit scandale à sa sortie et fut critiqué à la fois par le régime de Vichy, la Résistance et l’Eglise Catholique (c'est de bonne guerre et bon signe, hein Louis Ferdinand, non je déconne).  Interdit après la Libération, il faudra l’intervention active de Jean Cocteau et de... [Lire la suite]
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30 août 2007

Les Espions (1957) d'Henri-Georges Clouzot

Avant Rivette, Clouzot peuple une maison psychiatrique d'espions en tout genre, entre mélodrame et comédie. La guerre froide est bien partie et cette vision hallucinée d'espionnage et contre-espionnage, chacun des personnages finissant même parfois par se demander par qui il est réellement envoyé, est une mécanique diabolique du chef Clouzot. Le Docteur Malic (Gérard Séty, impeccable) vivait bien pépère avec ses deux seuls clients, accumulant certes les dettes mais se remontant toujours avec un ptit coup de blanc. Et pis... [Lire la suite]
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25 avril 2006

La Prisonnière (1968) d'Henri-Georges Clouzot

Pendant que d'autres critiquent mon manque de curiosité pour un genre qui m'intéresse guère plus que les étiquettes de bières, parlons 2 minutes de ce dernier film de Clouzot où l'on notera la présence incongrue dans l'un de ses premiers rôles de Pierre Richard (Quand ça part comme ça, c'est souvent que j'ai pas grand-chose à dire...) Si les premières scènes du film nous baladent dans l'esthétique 68 (Rah la honte le mélange de couleur... la cravate verte de Fresson sur sa chemise mauve.... limite mauvais goût), la caméra se... [Lire la suite]
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