20 janvier 2023

Les Grandes Manœuvres de René Clair - 1955

René Clair est un cinéaste capable de vous sortir quelques brillants trésors et d'enchainer avec un truc tout mollasson qui appartient au pire du cinéma de papa. On situera Les Grandes Manœuvres dans la deuxième catégorie, mais on avouera en rougissant quelque peu qu'on a pris un certain plaisir à se laisser aller à la bêtise de ce film de divertissement. Il y a dans cette petite variation inoffensive sur le mythe de Don Juan des choses délicieuses, dans les seconds rôles, dans les couleurs sépia (c'est le premier de Clair), dans... [Lire la suite]
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23 juin 2022

Le Fantôme du Moulin-Rouge de René Clair - 1925

Il n'y a pas que des grands chefs-d’œuvre dans la période muette du 7ème art, il y a aussi des centaines de petits films pas déplaisants, distrayants, bon enfant, qui se regardent avec plaisir et s’oublient dans les deux minutes. C'est le cas de ce petit René Clair, qui contient suffisamment d'éléments fun pour supporter la vision, mais aucune vraie scène notable. L'essentiel de l'intérêt est contenu dans son dernier tiers. Le reste paraît en effet bien fadasse, même si on aime les ambiances désuètes et les amourettes vintage :... [Lire la suite]
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06 août 2021

Porte des Lilas de René Clair - 1957

Voici une curiosité puisque Porte des Lilas est le seul film dans lequel joue Brassens. Centenaire du bougre oblige, me voilà donc aujourd'hui face à cette petite chose gentiment désuète et légère qui a au moins le mérite de vous faire écouter quelques morceaux de Tonton Georges, ce qui devrait suffire à votre bonheur (d'autant qu'on a carrément des versions alternatives de A l'ombre du cœur de ma mie ou du Vin et même une version instrumentale de Embrasse-les tous, collector donc). Jolis moments déconnectés de toute histoire que... [Lire la suite]
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03 septembre 2019

Dix petits Indiens (And then there were none) (1945) de René Clair

Oui, tiens, encore une drôle d'idée que celle, un peu clair-obscur, de choisir un film du gars René, période américaine. On connaît le bouquin d'Agatha Christie par coeur (autant dire qu'on l'a complément oublié - pourquoi on ne se souvient jamais des trois dernières pages ? C'est là que réside, à mes yeux, tout le mystère des œuvres de la dame), on sait que les dix petits indiens risquent bien d'y passer un à un selon la joyeuse comptine annonciatrice, mais on se dit, tiens, pourquoi pas, cela risque peut-être de donner lieu à... [Lire la suite]
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03 janvier 2019

C'est arrivé demain (It Happened Tomorrow) de René Clair - 1944

Voilà un délicieux film de Noël (un poil en retard), un truc à la Capra plein de suspense et d'optimisme, pouvant éventuellement conjurer le mauvais sort qui frappait le monde à cette époque. Scénario qui joue des prophéties et du "ça ira mieux demain", d'ailleurs, puisque le truc raconte les mésaventures d'un journaliste qui, chaque matin, se voit livrer le journal du lendemain par un petit vieux taquin. Autrement dit, il a sous les yeux tous les événements devant se dérouler dans la journée. Si, dans un premier temps, il profite... [Lire la suite]
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03 juillet 2018

À nous la Liberté (1931) de René Clair

Chaplin aurait-il donc tout piqué à René Clair ? En mieux alors, et en drôle… Alors oui, c’est vrai, sans être d’une mauvaise foi coutumière, il y a ces plans sur ces chaînes de fabrication (des phonographes…), sur des prisonniers filmés en rang d’oignon, on a droit aussi à une petite pointe de romance et puis un discours de fond sur l’aliénation, hein : « de la prison à l’usine » où est la différence ?...  Mais sinon, quand l’une des œuvres est un sommet du burlesque, pour ne pas dire un sommet du... [Lire la suite]
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26 juin 2018

Sous les Toits de Paris (1930) de René Clair

Ah René Clair, ce bon vieux cinéma de Studio où l'on recrée toute une rue parisienne filmée à la grue, ses chanteurs de rue, ses bagarres à la lumière des réverbères, ses petites donzelles roumaines dont le cœur chavire au moindre coup de vent... Le héros de notre histoire est Albert Préjean qui vend de petits fascicules chansonniers dans les rues, fait chanter les gens sous le regard de pickpockets (non roumains, eux, pour le coup) et vit dans une chambre de bonne sous les toits. L'héroïne de notre histoire est Pola Illéry qui... [Lire la suite]
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29 septembre 2013

Les Belles de Nuit (1952) de René Clair

Un ptit tour dans le cinéma de grand-papa avec Gérard Philipe en lover de ces dames (une belle brochette : Martine Carol, Lollobridgiderazade, Magali Vendeuil, Marilyn Buferd... ce furent elles qui me motivèrent au départ... avec l'affiche. C'est vrai qu'après je ne m'attendais à découvrir une oeuvre cinématographique révolutionnaire...). Aah cette ambiance amicale dans ces petites villes de province où tout le monde se connaît, aah ce doux rêveur de Gérard Philipe qui compose des mélodies claydermanesques malgré le bruit des... [Lire la suite]
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04 août 2013

Ma Femme est une Sorcière (I married a Witch) (1942) de René Clair

Ne serait-on pas prêt à vendre son âme au diable pour chaque apparition de Veronika Lake ? Je ne suis guère blonde (je suis un homme, je le rappelle, la phrase peut être confusante…), mais là, c’est tout de même la blonde ultime (attention, Monroe était la blonde platine, rien à voir). Faut croire d’ailleurs que les gars de Criterion sont également dingues de la dame puisqu’une réédition du film est prévue sous peu dans ce qui constitue la plus célèbre des collections de DVD. Bien. René Clair est donc aux manettes de cette très... [Lire la suite]
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19 avril 2011

La Beauté du Diable (1950) de René Clair

"Ne m'accable pas, Lucifer, les hommes sont plus cruels que l'Enfer." Sacré Michel Simon qui pensait se jouer du jeune, beau et talentueux Gérard Philipe et s'est pris un méchant retour de bâton. C'est peu de dire que le Michel se démène comme un beau diable (après, j'arrête, promis) pour marquer de sa griffe cette version de Faust : roulant des yeux, jouant de sa voix de fausset grinçante puis allant chercher au fond de lui les accents les plus graves et caverneux, gesticulant à l'envi, ricanant comme Jean-Pierre Pernaut après la... [Lire la suite]
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