19 janvier 2009

La Vie est un long Fleuve tranquille (1988) d'Etienne Chatiliez

la_vie_est_un_long_fleuve_tranquille_1987_referencePuisqu'il faut parler de tout ce qu'on a vu, allez, fendons-nous d'une petite chronique sur le père Etienne. Chatiliez fait débarquer la pub dans le cinéma français et dresse le portrait de deux familles françaises "typiques" à la truelle : il y a d'un côté les gros, moches, pauvres, cons et racistes, et de l'autre les serrés du cul qui vivent dans le meilleur des mondes. Mais une méchante sage-femme a inversé 12 ans plus tôt deux bébés entre les deux familles, et révèle le scandale pour flinguer la carrière de son amant de docteur (Daniel Gélin et son fameux "la salope" ad lib, le summum du film). C'est la panique à Catholand. Bon il y a bien sûr le fameux père Auberger qui s'emballe lors d'une chansonnette sur Jésus, André Wilms, un balai dans le cul, qui finit par "bander" pour sa femme dépressive,... on fait décidément pas toujours dans la dentelle car, chez Chatiliez, quand il s'agit par exemple de montrer qu'il y a un grand silence, on entend littéralement les mouches voler - histoire d'enfoncer bien le clou pour ceux du fond qui n'auraient pas tout suivi. 20 ans plus tard on constate que les Groseille et les Le Quesnois ont tous les deux fini par voter Sarkozy et on se dit que la France, caricaturée à l'excès par l'Etienne, va bien mal. Lundi, c'est Sarko..., mardi, c'est... Blurp. Ma parenthèse d'"easy watching" est cette fois-ci bien close, revenons au cinéma.   

Posté par Shangols à 05:19 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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