20 février 2012

Les Cousins de Claude Chabrol - 1959

C'est un scoop : il fut un temps où Chabrol faisait du cinéma. C'était le cas en 1959, période de ses débuts. Les Cousins est un brillant exercice de style sur la jeunesse branchée, qui est tout à fait dans la veine de ce qu'il fait aujourd'hui, mais le talent en plus. C'est qu'à cette époque, le père Chabrol se souciait de mise en scène, de discours, de subtilité : ses personnages sont ambigus et profonds, son sujet mystérieux et complexe, ses acteurs dirigés en maître. Il est bien sûr ici question de critique de la bourgeoisie.... [Lire la suite]
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10 janvier 2011

Une Affaire de Femmes de Claude Chabrol - 1988

Le film est dédié à "tous ses interprètes", et franchement, c'est bien la moindre des choses que Chabrol pouvait faire pour remercier ses acteurs : ce sont eux et seulement eux qui font la qualité d'Une Affaire de Femmes. Tout le reste est bien poussif. C'est Huppert qui mène le bateau, et encore une fois avec une subtilité totale : à la fois énervante et attachante, elle construit un personnage tout en profondeur. Elle joue une "avorteuse" qui l'est devenue un peu par hasard, sans aucune conviction morale ou désir... [Lire la suite]
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18 décembre 2010

Les Biches de Claude Chabrol - 1968

Erotisme, domination, échange de personnalités sur fond de lutte des classes : Chabrol livre un de ses films les plus troublants, et de fait un de ses meilleurs. Il réussit à merveille à opacifier une trame qui, au premier abord, paraît simplissime, mais s'avère à la longue très riche et pleine de lectures possibles. Frédérique (Stéphane Audran géniale en bourgeoise malheureuse), aristocrate grand crin, capricieuse et superficielle, rencontre Why (Jacqueline Sassard, complètement troublante), jeune artiste de rue sans le sou.... [Lire la suite]
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25 octobre 2010

Juste avant la Nuit de Claude Chabrol - 1971

Chabrol semble avoir relu son petit Dostoïevski illustré avant de s'atteler à ce film, et nous propose une variation attachante sur la culpabilité et le besoin d'être puni pour ses actes. Dans le rôle de notre Raskolnikov national, Michel Bouquet, idéal pour endosser ce personnage obscur et "banal" de petit bourgeois torturé par le remords : lors d'un jeu érotique assez trouble, il a étranglé sa maîtresse, qui se trouve être également la femme de son meilleur ami (François Perrier). Alors même que l'enquête piétine, que rien... [Lire la suite]
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18 octobre 2010

Les Godelureaux de Claude Chabrol - 1961

Dernier film chabrolien vraiment estampillé "Nouvelle Vague", Les Godelureaux, sous son titre délicieusement désuet, est une oeuvre franchement moderne, et qu'on pourrait même qualifier de pré-punk vue sa date de sortie (pondre ça en 1961, c'est une déclaration de guerre). Abandonnant toutes ses pincettes, Chabrol attaque le bourgeois frontalement, et fabrique une chose assez bluffante, maladroite ou bancale parfois, certes, mais en tout cas ravageuse et pétaradante. Brialy est le chef d'orchestre de ce jeu de massacre :... [Lire la suite]
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05 septembre 2010

Les Bonnes Femmes de Claude Chabrol - 1960

Les débuts de Claude Chabrol sont tout de même autrement plus passionnants que ses films récents : preuve en est avec ce subtil et moderne film, portrait très caustique de la poule parisienne, comédie joyeuse qui se teinte très agréablement d'une critique acide de la société. On dirait que Chabrol n'a pas vraiment de scénario ici, qu'il ne souhaite qu'une chose : filmer ces quatre jeunes filles modernes (Lafont et Audran en tête) dans leur liberté, dans leurs petites agaceries et leurs grandeurs. C'est un festival de moues, de cris... [Lire la suite]
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09 octobre 2009

Bellamy (2009) de Claude Chabrol

50ème de Monsieur Claude salué par une bonne partie de la critique. Ben tant mieux parce que personnellement, je me suis bougrement ennuyé. Chabrol tente un parallèle "audacieux" entre les petits problèmes personnels d'un inspecteur en vacances, Bellamy (Gérard Depardieu, une tonne et demie) et ceux d'un homme accusé d'un meurtre (Emile Leulet alias Noël Gentil (!) (Jacques Gamblin, mouarf)): dans les deux cas on retrouve un problème d'adultère (Leulet a tenté de se faire la malle avec la chtite Vahina Giocante pédicure... [Lire la suite]
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11 février 2009

Que la Bête Meure (1969) de Claude Chabrol

Un bon Chabrol n'est pas forcément un bon film (alors qu'un excellent Tavernier restera un mauvais... je suis caustique ce matin) mais faut reconnaître, sans état d'âme, que Que la Bête Meure se situe malgré tout dans le haut du panier. C'est un polar ultra classique (un accident, un homme cherche le coupable pour l'éliminer), une histoire de vengeance qui est un plat, non seulement, qui se mange froid, mais qui est surtout - rien d'étonnant connaissant Chabrol -, affaire de gourmet :" Pendant d'interminables heures, je lui ferai... [Lire la suite]
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10 juin 2008

L'Enfer (1994) de Claude Chabrol

En 1994, Chabrol reprend un scénario original d’Henri-Georges Clouzot. Ce dernier n’a pu achever 30 ans auparavant le tournage de ce film, avec Romy Schneider et Serge Reggiani, étant victime d’une crise cardiaque. L’enfer du titre c’est tout à la fois le cercle vicieux de la jalousie dans lequel s’enferme Paul Prieur (François Cluzet) mais aussi la vie tumultueuse qu’il finit par faire mener à sa compagne, Nelly (Emmanuelle Béart). Chabrol construit son intrigue avec la mécanique d’un film policier et l’on ressent constamment... [Lire la suite]
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13 février 2008

La Fille coupée en deux de Claude Chabrol - 2007

Chabrol est un nom, ça va de soi, ce qui semble l'autoriser depuis maintenant une quinzaine d'années à se vautrer sur ses lauriers et sur son appartenance douteuse à la Nouvelle Vague. Il pond désespérément des films bâclés et paresseux, mais qu'est-ce que vous voulez c'est Chabrol, alors respects... Ben non, j'en ai marre, et je l'affirme haut et fort : Chabrol est mauvais, le sait, mais tant que la critique ne le lui fera pas remarquer, il continuera à s'inscrire au rang des partisans du moindre effort et à nous servir son style... [Lire la suite]
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