The Mystery of the Leaping Fish (1916) de Christy Cabanne et John Emerson
Voilà un court-métrage totalement déjanté, co-écrit par Tod Browning et D.W. Griffith, et qui met en scène Douglas Fairbanks dans le rôle de... Coke Enniday. Un détective qui porte bien son nom et surtout son prénom, car le gars a pour habitude de se faire piquouse sur piquouse - cela lui redonnant la patate pendant au moins trente secondes. Quand il ne se drogue pas il picole, ou alors il dort (il a une pendule au fond de son bureau qui indique ses quatre activités principales : manger, dormir, se droguer, boire). La police fait, bien entendu, appel à lui quand il soupçonne un type litigieux - genre le gars pété de thune mais sans travail déclaré. Coke enfile sa tenue d'apparat et saute dans sa bagnole - il semble affectionner le gros carré Vichy ou le damier... - pour filer le train, jusqu'au bord de la mer, à cet individu louche. On découvre alors les fameux "leaping fish" qui sont, en fait, des matelas gonflables pour surfer. Coke mène avec une grande subtilité son enquête (rencontre au passage la chtite Bessie Love qui sera ensuite kidnappée - le méchant veut se marier avec) et découvre que les matelas servent au trafic d'opium (le film est interdit au moins de 176 ans à Singapour). Coke s'en avale une boîte et part, tout frétillant (Douglas Fairbanks complètement jeté) sur les traces des trafiquants et de Bessie. Il parviendra à Chinatown où, en sautillant comme un dingue et en piquant ses adversaires avec ses seringues, il parviendra a triompher...
Un scénario de ouf assumé jusqu'au bout par le Douglas (l'ultime séquence en bonus): diable, la déconnade était de mise à l'époque ! Ca file comme un rail de coke, Douglas semblant prendre un pied immense autant dans la comédie burlesque que dans les scènes d'action (souvent les acteurs sont filmés dans le sens inverse du montage final (je suis po clair? Bon, ben par exemple le type est filmé en train de marcher en arrière et, dans la version finale, il marche en avant, voyez mieux?)) et on apprécie la poilade à sa juste valeur. Politiquement incorrect jusqu'à l'overdose : forcément appréciable.
By the Sun's Rays (1914) de ben, on ne sait pas qui, finalement
Une oeuvre attribuée ici ou là à Tod Browning, alors que celui-ci n'aurait, en fait, absolument rien à voir avec la réalisation de ce court (ses premiers courts datant de 1915), "notable" tout de même grâce à la présence de Lon Chaney. Lon est, déjà, forcément, le méchant (on a ou non la tête de l'emploi) puisqu'il trahit sa compagnie : il avertit subtilement (le seul truc du film à découvrir, je garde le suspense - tant celui-ci est bien maigre) des bandits à chaque fois qu'une cargaison d'or est transportée. Un détective, détaché par la compagnie, découvre rapidement le traître. Pendant qu'on arrête les bandits avec deux trois coups de feu et beaucoup de poussière, une chtite, que le Lon a dragouillée auparavant, retient celui-ci à son bureau : elle résiste gentiment à ses avances jusqu'à ce qu'il se jette sauvagement sur elle - belle finesse Lon! Cela ne lui portera pas chance. Qui fait le gros lourd tombe comme une masse. Ouais, donc pas un film de Tod, hein, mais bien avec Lon, voilà : le petit rayon de cinoche (assez pâle) en supplément de séance.





