20 novembre 2009
L'Homme de Fer (Iron Man) (1931) de Tod Browning
Petite incursion de Browning dans le monde de la boxe, avec un scénar terriblement attendu et des acteurs, les bras ballants, qui ne sont pas toujours au top de leur forme. A noter la présence tout de même de Jean Harlow, qui est non seulement infidèle mais également diablement vulgos... Enfin bon, elle n'était point encore une star et pouvait laisser totalement libre court à sa gouaille canaille. Pour le reste c'est du classique : un tout jeune boxeur est comme une chique depuis qu'il est avec Rose (notre Jean). Son manager le... [Lire la suite]27 octobre 2009
Le Club des trois (The Unholy three) (1925) de Tod Browning
Intéressant de voir à quel point on retrouve dans cette histoire une foule de situations, de personnages, de rebondissements que Browning réutilisera ou recyclera dans les oeuvres à venir - ou qui a déjà servi par le passé. Un concentré de Tod en quelque sorte. La trame de base demeure basique : une association de malfaiteurs qui monte tout un bazar pour dérober un riche bourgeois. Après le coup, qui ne se passe pas super bien - le vol est émaillé d'un meurtre -, nos compères se cachent dans une cabane... L'heure des règlements... [Lire la suite]16 octobre 2009
Gentleman Gangster / Les Révoltés (Outside the Law) (1930) de Tod Browning
Remake donc de Browning, en parlant, de son propre film éponyme réalisé en 1920 avec le méchant microbe Edward G. Robinson à la place de Lon Chaney (et pourquoi, me direz-vous, il avait pas une bonne voix ? Ah non, il est tout simplement mort cette année même). Au niveau de l'intrigue, c'est encore presque plus épuré que la première mouture : un type qui s'amuse à faire l'automate, de jour, dans une banque, est contacté par Cobra (Robinson (rires), je l'aurais plutôt surnommé Orvet mais passons); le type préfère faire le coup en... [Lire la suite]04 octobre 2009
Fast Workers (1933) de Tod Browning
Tod Browning laisse de côté l'exotisme et l'étrange pour la comédie de moeurs contemporaine et le résultat est... dramatique. Franchement, malgré trois acteurs qui tentent d'y croire (charmeur et bagarreur John Gilbert, bourru et naïf Robert Armstrong qui ne s'est pas encore remis de sa rencontre avec King-Kong, mignonnette Mae Clarke en fille "légère") et une première séquence relativement bien faite et impressionnante puisque nos deux gars travaillent en haut de gratte-ciel, le reste demeure d'un plan-plan terrible.... [Lire la suite]02 octobre 2009
La treizième Chaise (The thirteenth Chair) (1929) de Tod Browning
Nous sommes au tout début du parlant et c'est bien la seule excuse de ce drame ultra théâtral (au pire sens du terme) qui se déroule autour d'une seule idée : une séance de spiritisme durant laquelle une vieille medium est censée permettre la révélation du nom de la criminelle - premier contretemps, il y a sa propre fille dans la pièce et la vieille est fébrile; deuxième contretemps, la personne qui a monté la séance et doit donner le nom du meurtrier est assassinée à ce moment-là... Argh. Comme on est dans le noir, ça complique... [Lire la suite]19 septembre 2009
Miracles à Vendre (Miracles for Sale) (1939) de Tod Browning
Ultime film du Tod avec cette gentillette histoire de magiciens sur fond d'intrigue policière (ou vice versa). Un héros (Robert Young, un gars qui ne peut s'empêcher de sourire) qui est maître dans l'art de l'illusion (un parallèle à faire avec Tod... Bah, si vous voulez) se fait un devoir de tirer au clair des meurtres plutôt étranges et mise en scène de façon po très catholique... Comment se fait-il que le type soit mort alors que la chaîne de la porte était tirée à l'intérieur ? (énigme pour 5-6 ans); comment cet homme que l'on a... [Lire la suite]18 septembre 2009
La Marque du Vampire (Mark of the Vampire) (1935) de Tod Browning
Browning se remake himself, puisqu'il s'agit de la version parlante de London after Midnight. Bien qu'il ne subsiste que des petits bouts de ce dernier, les décors gothiques et la présence de Lon Chaney plongeaient l'ensemble dans une bien troublante atmosphère fantastique. Je dois avouer que j'ai eu par contre beaucoup de mal à rentrer dans cette version : il y a certes la présence (assez fugace) de Bela Lugosi avec un bel impact de balle à la tempe, de Luna son assistante qui sort direct de la maison Adams, aussi en forme... [Lire la suite]11 septembre 2009
Révoltée (Outside the Law) (1920) de Tod Browning
Lon Chaney nous fait comme d'hab son numéro double (son spécial) en interprétant le saloupiot de bandit Black Mike Sylva - super vicieux avec sa mèche rebelle sur la fin - et le gentil coolie Ah Wing, Lan n'ayant point hésité pour l'occase à se brider les yeux comme un malade (c'est un peu grotesque mais cela ajoute un nouveau personnage à son palmarès). On retrouve une intrigue relativement commune chez Tod : un couple de voleurs se cache après son larcin et décide de faire ensuite son mea culpa. Si les règlements de compte... [Lire la suite]07 septembre 2009
L'Oiseau noir (The Blackbird) (1926) de Tod Browning
Lon Chaney au top de sa forme avec ce film qui lui donne l'occase de jouer deux rôles : celui d'un voleur gouailleur antipathique (et raciste, sus au Chinois...) au possible (Lon dit "Dan"), et celui d'un prêtre au bon coeur plus handicapé qu'une béquille cassée. La cerise sur le gâteau c'est qu'il s'agit bien dans le film du même homme, ce qui va nous donner certaines séquences relativement savoureuses (lorsque, derrière une porte, il joue un dialogue entre les deux frères pour tromper son monde, s'en donnant,... [Lire la suite]04 septembre 2009
Dracula (1931) de Tod Browning
Difficile de ne pas reconnaître à quel point Browning a inspiré le film de genre en signant cette première version parlante du comte Dracula. Outre l'interprétation mythique, pour ne pas dire vampirique, de Bela Lugosi - bien aimé les deux petits points de lumière éternellement dirigé sur son regard (effet garanti dans le noirrrrrr); beau concours également de roulements de "r" avec Van Helsing (Edward van Sloan - aucun lien de parenté avec Peter) -, Browning gère à merveille l'atmosphère dans le château du comte en... [Lire la suite]
