26 septembre 2020

Que le Diable nous emporte (2018) de Jean-Claude Brisseau

Film testament du gars Brisseau, pourrait-on dire, qui s'ouvre (pratiquement) avec une masturbation (féminine) et se referme avec une lévitation. Classique. L'érotisme (entre sensualité et kitsch) et le spirituel (entre anges gardiens tombés des cieux et morale relativement proprette) voilà le programme de cette ultime œuvre de Brisseau. Il y sera question d'une jeune femme vendant son corps (ou pas) à des inconnus, se filmant au besoin sur son téléphone, une femme jeune et jolie, Suzy, un peu à la recherche d'elle-même... Elle fera... [Lire la suite]
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23 septembre 2020

Choses secrètes (2002) de Jean-Claude Brisseau

Revoilà l'ami Brisseau avec ses gros sabots et ses scènes érotiques qui font parfois, étrangement, un peu froid dans le dos… Une première scène masturbatoire en public pour ouvrir le film histoire de mettre, comme qui dirait, l'eau à la bouche ; parmi les personnages féminins, il y a celle, nouvelle employée, qui regarde (et fantasme un brin) et celle qui danse et se masturbe, sans gêne apparente, sans tabou... Les deux jeunes femmes sont rapidement éjectées de cette boîte pour avoir refusé de vendre leur appâts (il ne manque que la... [Lire la suite]
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10 septembre 2020

L'Ange noir (1994) de Jean-Claude Brisseau

Alors oui, tiens, Brisseau se pique de faire dans le film noir en parsemant son film de petits clins d'oeil obligés qui partent un peu tous azimuts : un chignon à la Hitch, un jeu de piste à la Rivette, une critique sociale de la bourgeoisie de province à la Chabrol (ah l'argent), un érotisme de bon aloi à la... Brisseau (on peut se faire des clins d'oeil à soi-même, c'est possible)… Et au final une œuvre relativement étrange, bizarrement désincarnée malgré les quelques scènes de nu, un peu froide malgré des couleurs chaudes,... [Lire la suite]
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24 août 2020

Les Ombres (in Télévision de Chambre) (1982) de Jean-Claude Brisseau

Jean-Claude Brisseau, ce chantre de l’optimisme, cet aède du « fleur bleue », ce troubadour de la joie de vivre nous livre une nouvelle œuvre télévisuelle qui donnerait des envies de suicide à toute personne qui croit encore en l’avenir sur terre. Oui, la vie est rugueuse, et notre ami Pierre n’a pas fini d’en faire la douloureuse expérience dans son putain d’HLM. Au mariage de sa fille, sa chère femme lui annonce que, dorénavant, elle ne se consacrera plus aux tâches ménagères, ne s’occupera même tout bonnement plus de... [Lire la suite]
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18 août 2020

L'Echangeur (in Contes modernes : au sujet de l'Enfance) (1982) de Jean-Claude Brisseau

Film (moyen métrage) de Brisseau aux allures de préparation et d'introduction à Un Jeu brutal : la banlieue parisienne, la curie d'une classe de sixième, les petits trafics d'un ado ; c'est comme souvent plein de liesse, de joie et de rires... On se comprend. Des élèves de sixième qui savent à peine lire (on dit que le niveau baisse, la génération Mitterrand n'avait rien de glorieux...), des parents absents, des gamins qui lisent des livres de cul (la jeunesse n'a guère évoluée) et qui fantasment dans le marasme. Le constat... [Lire la suite]
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23 juillet 2020

Médiumnité (1978) de Jean-Claude Brisseau

Ah oui une œuvre un peu moins aimable de Brisseau même si on retrouve quelques-uns des thèmes de ces futurs films plus "pro" : l'éducation, l'amour déçu et le spiritualisme... Brisseau himself, prof, vit avec Maria Luisa Garcia, prof, et elle s'emmerde. Il a beau lui faire l'amour dans les prés, non, rien ne se passe, rien ne vibre en elle. Elle décide donc de faire chambre à part, de quitter l'éducation et de se concentrer sur ses dons de médium : discussion avec les morts, cuiller qui bouge, table qui vole... Elle s'enferme de... [Lire la suite]
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13 juillet 2020

La Croisée des Chemins (1976) de Jean-Claude Brisseau

Premier long-métrage d'un Brisseau déjà en pleine forme : désir, radicalité (des idées), jeunesse, sexe, solitude, désespoir, fantasme, mort. Tout y est, même si le style est encore un peu hésitant, les acteurs au diapason et l'utilisation systématique de la musique un peu gonflante (une ou deux fois le thème du Mépris pourquoi pas : mais à chaque monologue pseudo-lyrique ça gave, ça devient même très lourd, à la limite du surlignage, du manque de confiance en ce qui est écrit et montré). Soit donc deux jeunes filles de 18 ans... [Lire la suite]
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07 juillet 2020

Des jeunes Femmes disparaissent (1972-2018) de Jean-Claude Brisseau

Trois versions d'un même court (du super 8 noir et blanc à la version couleur en 3 D en passant par la version couleur parlante) et en bonus les secrets de fabrication de Brisseau lui-même. Brisseau qui disserte sur ses influences hitchcockiennes totalement assumées, on prend forcément.   Des jeunes Femmes disparaissent (1972) La même histoire sera déclinée par trois fois alors autant commencer par-là : deux individus assassinent une femme et son enfant ; on les retrouve en train d'épier deux jeunes femmes ; l'une a... [Lire la suite]
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25 juin 2020

Mort dans l'Après-midi (1968) de Jean-Claude Brisseau

Troisième opus "amateur" de l'ami Brisseau qui nous offre tout de même ici, sur une musique herrmannesque (on a le droit de pomper ce qu’on veut quand on débute) une histoire au montage syncopé d'une tenue un peu supérieure aux deux précédents essais. Alors certes, c'est toujours pas la fête à Neuneu dans l'esprit de Jean-Claude qui se met cette fois-ci lui-même en scène (Et à la fin, il meurt ? Je vous sens caustique, c'était facile) : il est question de viol, d'amours saphiques, de meurtres, et, éventuellement, sur le mode... [Lire la suite]
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23 juin 2020

L'Après-midi d'un jeune Homme qui s'ennuie (1968) de Jean-Claude Brisseau

Second film amateur de Brisseau qui en dit une fois de plus beaucoup sur le bonhomme. Pendant que Mai 68 met face à face policiers et étudiants, le jeune homme de Brisseau s'emmerde dans sa chambre en fantasmant... Rien de mieux que de faire marcher l'imaginaire plutôt que d'agir et d'essayer de croire qu'on peut changer la société ? Pourquoi pas, cela placerait Brisseau parmi les grands romantiques et cela lui va assez bien au teint. Enfin, quand je dis romantique, c'est pas non plus pour tomber dans le platonisme. Le jeune... [Lire la suite]
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