The Brasher Doubloon (1947) de John Brahm
On est sûrement un ton en-dessous, par rapport à The Lodger, Hangover Square ou The Locket (qui ressort aujourd'hui en France), mais cette version des aventures de Phillip Marlowe (adaptée de The High Window de Chandler - pas vu encore l'adaptation de Leeds, Time to Kill, qui date de 1942) demeure totalement "réjouissante". Robert Montgomery incarne le célèbre privé, et même s'il n'a pas un charisme de folaille (on a un peu peur qu'il vole en l'air en cas de fight), ses petits airs finauds et son petit sourire de dragueur rusé apportent du sang neuf au personnage. Ce que j'aime chez Marlowe, c'est qu'il bosse pour une paille (25 $ la journée, c'est que dalle) et qu'une fois qu'il est sur un coup, même si entre-temps son propre client lui demande de lâcher l'affaire, il se fait un devoir d'aller jusqu'au bout. Il est fier le Philip et... aussi porté sur la gente féminine. Faut reconnaître que la petite secrétaire de sa cliente (Nancy Guild) vaut particulièrement le détour. Même si l'affiche américaine nous met gentiment en garde ("Certaines femmes ne peuvent supporter les chats... Moi, c'est les hommes" - eheh) et que cette Merle Davis joue au départ les Sainte-Nitouche ("Nan Philip, je n'aime point qu'on me touche"...), notre privé préféré ne va point s'en laisser conter et va lui proposer, en six leçons, de la "dérider". C'est à mes yeux - même si on sort pour le coup complétement de cette enquête un poil tarabiscotée - les meilleurs moments du film : Marlowe se fait un devoir et surtout une joie de l'initier à l'art du baiser et possède sa propre technique pour la mettre à l'aise (j'adore lorsque, assis sur le sofa, il la prend par la taille et la secoue dans tous les sens comme pour "l'échauffer"...) Ah oui, sinon venons-en à l'intrigue, vraiment ?
Oh ben il est question d'une pièce de collection (le fameux "Brasher Doubloon" - cette chronique vous aura au moins permis de comprendre le titre) dérobée chez une vieille ; cette dernière fait donc appelle à notre gars Philip pour qu'il remette la main dessus et celui-ci va se retrouver à suivre un jeu de piste jonché de cadavres... Si la police se montrait un poil plus suspicieuse, Marlowe pourrait se retrouver une
demi-douzaine de fois en prison, mais celui-ci sait toujours malicieusement mener sa barque pour, comme Hercule Poirot, attendre la conclusion du récit pour tout éclaircir. Des morts brutales, des chantages en veux-tu en voilà, des problèmes d'héritage, d'anciens meurtres irrésolus qui refont surface... Pour ce qui est des rebondissements, on n'est point déçu et notre Marlowe, qui rentre en possession de cette pièce maudite, de passer son temps à se faire braquer (ma "préférence" allant au type au regard torve, on dirait Zemmour en plus sournois - si tant est que cela soit possible) ou tabasser (faut toujours qu'il prenne une chiquenaude dans la tronche, à croire qu'il y prend plaisir). L'un des éléments de l'enquête le plus intéressant réside dans un film tourné par un obscur caméraman allemand émigré à Hollywood (un ptit parallèle avec le parcours de Brahm himself est possible, si, si)... La preuve par l'image, mais une image qu'il faut savoir "analyser" - enfin, un simple "agrandissement" suffit à dissiper le doute, c'est pas non plus ultra-compliqué - pour ne pas faire fausse route. Petit coup de théâtre final pour lever le voile (qui est vraiment fou, qui est vraiment un assassin ?) et notre Marlowe de gagner sur le coup une dévouée et fidèle secrétaire (quel veinard !)... Dommage qu'on assiste point in extenso aux trois dernières leçons... Un Brahm taquin qui en soixante-dix-minutes suit parfaitement son cahier des charges. Bien belle Nancy Guild euh, pardon, enquête.
Le Médaillon (The Locket) (1946) de John Brahm
Bien bel exemple de complexité narrative (le flash-back dans le flash-back du flash-back, toujours un plaisir) pour rendre compte des différentes "couches" (actes conscients et inconscients) d'un cerveau. On est dans le freudisme cinématographique pur avec cette femme, Nancy (excellente Larraine Day aussi crédible en ingénue qu'en femme "responsable") littéralement enfermée / "locked" (la relation avec le titre s'impose) dans son passé, et ce bien qu'elle s'en défende. Kleptomane voire tueuse au besoin (un petit degré de gravité en plus, certes), menteuse comme pas deux ou simplement "amnésique", tout le problème est de savoir comment lui reprocher certaines choses vu qu'elle se place constamment dans le déni... (même lorsqu'on exhibe sous ses yeux les preuves de ses larcins, rien ne permet d'"unlocker" sa mémoire). Sous cette apparente complexité dans la construction, se cache un film finalement très facile à suivre (une fois que l'on atteint la couche "- 4", on remonte chaque couche progressivement) à l'image de cette héroïne à la personnalité apparemment complexe, torturée mais dont le problème est assez "basique" - un traumatisme vécu dans son enfance (une accusation de vol non fondée) la pousse à commettre certains actes à chacune de ses relations amoureuses.
On sent que Brahm se plaît à remonter dans le temps (le fil(m) qui se débobine) avant de revenir au présent narratif, à "la surface" - et par là-même à la résolution de l'énigme Nancy. Première couche avec son futur mari (Gene Raymond) mis en garde sur la folie de Nancy par son précédent époux (Brian Aherne) - deuxième couche - lui-même prévenu des problèmes de sa Belle par son premier grand flirt - Robert Mitchum, la troisième couche, auquel elle avait raconté un incident qui avait eu lieu dans son enfance (la fameuse quatrième couche, à l'image de ces gros gâteaux d'anniversaire à la crème de cette séquence). Le passage entre Larraine Day et Robert Mitchum est sans doute le plus réussi avec ces multiples scènes jouant sur les clairs-obscurs : Nancy est un véritable "bonheur de femme" - souriante, enjouée, dynamique, qui ne peut malgré tout s'empêcher de commettre des actes graves...; après avoir raconté au Bob son histoire d'enfance traumatisante (sa "petite amie", une jeune fille issue d'une famille riche (alors que Nancy était la fille de la bonne), lui a offert un médaillon avec un diamant : ce cadeau qui est pour elle le plus précieux va lui être repris par la mère de la fille qui va ensuite - après la disparition du médaillon - l'accuser, à tort, de l'avoir volé), et reconnu le vol du bijou que le Bob a trouvé dans son sac, on pense que cette double confession va permettre de la guérir. Mais le problème est en fait beaucoup plus profondément ancré en elle : elle va non seulement continuer de voler, mais aussi se montrer de plus en plus distante avec son passé - reniant chacun des actes qu'on lui reproche (elle semble ainsi se mettre volontairement un "voile sur les yeux", à l'image de ces différentes voilettes couvrant son visage sur la fin du film). Seul un "événement" aussi fort (remettant en scène plusieurs éléments de cet acte "originel") peut lui faire ouvrir les yeux sur ses problèmes... ou la faire "s'emmurer" un peu plus en elle, la replongeant en enfance...
A la voir, tout petite, embrasser ce médaillon, le caresser et ce après que sa petite amie lui a parlé entre "deux portes", difficile de ne pas faire le lien entre ce bijou et l'éveil de la sexualité. Vu la façon dont elle se retrouve "grondée" pour ne pas dire "accusée" à propos de ce médaillon qu'on l'accuse ouvertement d'avoir volé - comme des baisers... -, on comprend que l'histoire aurait de quoi faire jouir Freud himself. Chaque fois qu'elle rencontre plus tard un mâle, elle éprouvera le besoin de s'emparer d'un bijou, le vol étant sans nul doute associé dans son esprit, inconsciemment, à la découverte du plaisir. L'autre aspect des plus intéressants de ce film est l'utilisation de l'image de Cassandre auquel elle se retrouve associée via l'une des peintures de Mitchum. Ce dernier a fait de cette figure mythologique une représentation où elle a les yeux clos, comme s'il était impossible de lire dans son regard son éventuelle "folie", ou encore comme si cette figure s'aveuglait volontairement sur ses problèmes. Il peindra plus tard sa douce en train de marcher - les yeux ouverts -, rien ne semblant pouvoir l'arrêter dans "sa quête" (malheureuse) de l'amour (l'ironie de l'histoire - comme si la malédiction de Cassandre avait finalement dépeint sur les partenaires de Nancy -, c'est qu'à chaque fois qu'un homme va tenter de mettre en garde le suivant sur les "problèmes" de Nancy, il ne sera pas cru - l'amour est lui aussi aveugle...). Une résolution sans doute un peu lapidaire pour ne pas dire simpliste mais, au delà de ce final un poil décevant, on se laisse facilement prendre au jeu de ce film savamment et intelligemment agencé.
Noir c'est noir, c'est là
Hangover Square (1945) de John Brahm
Dur destin que celui de ce bon Laird Cregar. Alors que je venais tout juste de faire sa connaissance et notais son impressionnante perte de poids d'une année sur l'autre - Hangover Square ayant été réalisé un an après The Lodger (il a perdu en route pas moins de 50 kg, le bougre, en ayant marre d'être cantonné au rôle de type mastoc), j'apprenais dans la foulée que cette excellente oeuvre de John Brahm fut sa dernière (il est mort à 31 ans, diable) : son régime s'est en effet révélé fatal (Mediator? Nan). Cette histoire me laisse comme deux ronds de flan - un ami d'un jour ! -, d'autant que l'acteur est encore, ici, tout à fait remarquable dans ce rôle de compositeur qui a de graves absences... Le film démarre une nouvelle fois avec un meurtre, et l'on découvre notre Laird déambulant comme un pauvre hère dans les rues londoniennes. Se sachant victime de trous noirs (suis-je l'assassin ?) chaque fois qu'il écoute des bruits discordants ou Florent Pagny, il prend son courage à deux mains et se rend avec sa douce amie (Faye Marlowe) chez un docteur de Scotland Yard (on est en terrain connu puisqu'on retrouve mon autre grand pote George Sanders - j'adore, en passant, le plan, qui dure juste un quart de seconde en trop, durant lequel Sanders fixe Faye qui a pris la parole : va-t-il encore piquer la donzelle de Laird ? Cela deviendrait une sale habitude... ce bref instant instaure forcément, automatiquement, une certaine complicité avec le spectateur qui a vu The Lodger). Laird est totalement blanchi dans l'histoire mais on sent bien qu'il ne tourne quand même pas bien rond... Brahm dispose d'un casting aux petits oignons (outre Sanders, Cregar et Marlowe en jeune femme pure, il faut noter la présence de la troublante Linda Darnell en chanteuse vénale), d'un grand directeur de la photo, Joseph LaShelle, l'image étant nouvelle fois éblouissante et enfin - et surtout -, de l'incontournable Bernard Herrmann qui donne à la conclusion, au dernier mouvement (on assiste au concerto composé par Cregar) une dimension incroyable - la musique "in" et la musique "off" ne faisant plus qu'une.
Si on voulait résumer l'histoire un tant soit peu, on pourrait dire que notre compositeur est écartelé entre deux femmes : la douce et rassurante Faye Marlowe qui l'encourage à composer de la musique classique, et la vénéneuse et profiteuse Linda Darnell qui le charme pour que le Laird lui écrive des chansons de variétoche. On sent bien qu'il devrait directement envoyer paître cette dernière - l'hypocrisie de Linda se lit sur son visage - et la jouer sécure auprès de Faye mais, les hommes étant ce qu'ils sont, il préfère forcément la vénéneuse Linda à la doucereuse Faye... Ce pourrait être simplement l'histoire d'un compositeur qui se fait méchamment abuser par une donzelle (excellente séquence dans la calèche quand, pour charmer ce pauvre Laird boudeur, la Linda lui susurre un "Make me comfortable" et se love dans ses bras - notre héros mort à l'hameçon comme une carpe affamée) si notre homme n'avait point justement ces crises violentes : des conduites de gaz transportées à cheval qui se renversent, des violons subitement renversés par un chat et hop, notre Laird entre en transe prêt à décaniller la dernière personne qui l'a vexé...
Brahm tisse de subtiles "correspondances" dans son scénar qui donnent au récit tout son sel : qu'il s'agisse du chat (Laird a recueilli le chat siamois de Linda : ce dernier attirera l'attention de Laird sur une future "arme du crime" - le cordon des rideaux - et trouvera la mort en lâchant un terrible Miaouhhhhhhh exactement au même instant où son ancienne propriétaire attaquée crie son angoisse), du feu (remplaçant en quelque sorte le motif de l'eau dans The Lodger, le feu dévastateur et "purificateur" (il efface toute trace...) étant présent dans la séquence initiale et finale et lors de l'effroyable scène du bûcher) ou de ce fameux cordon (Sanders évoquant l'arme du crime - le principe du noeud coulant -, pendant que Cregar noue son noeud papillon : terriblement caustique ; on pourrait également noter que les deux femmes se font attaquer par l'étrangleur alors même qu'elles vaquent à des occupations toutes symboliques : Faye jouant du piano, l'instrument censé établir une connexion entre elle et Cregar (instrument source de bonheur mais aussi de malheur - ces crises survenant après des périodes de compositions intenses) et Linda s'attachant un collier autour du cou, collier révélant son souci du paraître, du luxe, au profit des sentiments feints), ce sont autant d'éléments qui donnent au film toute sa cohésion.
Notre compositeur a beau tenter de revenir à la normalité sans rien laisser paraître ni laisser de traces de ses méfaits - plus ou moins inconsciemment -, le gars Sanders est un finaud et va tout de même finir par le soupçonner... Les quinze dernières minutes du film sont un pur bonheur, la musique composée magistralement par Hermann, et interprétée par un Cregar en transe, prenant tout son sens : cette musique jouée "en direct" prend la même valeur qu'une musique ajoutée après coup à la séquence : le montage est en cela nickel - l'arrivée des policiers alors que la musique se fait pianissimo, le final infernal forcément fortissimo - et rarement l'on a senti dans un oeuvre cinématographique une telle synergie au niveau de l'histoire (celle d'un compositeur "fêlé"), de la mise en image (cet impressionnant Cregar devant son piano à queue au milieu des flammes) et la musique (le concerto suivant parfaitement le rythme de cette conclusion tragique). Cet Hangover Square (un décor, d'ailleurs, également magnifiquement filmé tout au long du film, ce fameux Square prenant sa "place" parmi les personnages principaux) n'a peut-être rien de génialissime, mais la performance de Cregar (R.I.P), l'utilisation futée de la musique et le jeu sur certains leitmotive dans le scénar en font une oeuvre délicieusement noire à laquelle il est difficile de résister.
Jack l’Eventreur (The Lodger) (1944) de John Brahm
Tout commence sous les meilleurs auspices avec ces petites rues londoniennes envahies par le brouillard, ces flaques d'eau disséminées ça et là, ces cohortes de policemen anglais à pied ou à cheval, et ces citoyens armés prêts à bondir au moindre cri : ils quadrillent la ville, mais on sent bien que le Jack va commettre un nouveau crime et leur filer entre les doigts comme une ombre mouvante... Tiens, je l'avais justement parié. On fait la connaissance alors de la grande attraction du film, ce fameux "lodger" incarné par la masse Laird Cregar : un menhir qui a des allures de dolmen quand Brahm le filme en contre-plongée, un regard d'hypnotiseur et surtout une façon incroyable de se mouvoir comme s'il était sur coussin d'air - tient-on déjà notre meurtrier, hum, hum, toujours est-il que notre gars est terriblement suspect... Merle Oberon, en actrice à succès, et George Sanders (que je n'arrête pas de croiser ces derniers temps...) en détective de Scotland Yard forment un petit couple bien mignon en regard de ce grand gaillard inquiétant qui leur fait indubitablement de l'ombre au niveau de la performance d'acteur. Ils auront droit tout de même à une petite séquence assez audacieuse lorsque George fera visiter à Merle le musée du crime : dans cette atmosphère morbide, ils marivaudent comme deux ados insouciants, comme s'il y avait finalement presque quelque chose d'excitant dans ces divers événements criminels - il faut voir d'ailleurs comment chacun se jette sur sa feuille de chou après chaque meurtre. Des seconds rôles qui tiennent la route, une photo signée Lucien Ballard qui tient ses promesses, quelques séquences judicieusement mises en scènes et un final, dans les coulisses d'un théâtre impeccable, pour clore le "spectacle" : une oeuvre de John Brahm qui tient son rang parmi les films noirs.
A la suite d'un nouveau meurtre, un étranger surgit dans une maison tenue par un vieux couple guère méfiant. Rapidement le comportement de ce fameux "Mr Slade" (rien à voir avec la famille de Pierre) devient suspicieux : il sort la nuit et rentre à point d'heure, il retourne dans sa chambre les portraits d'anciennes actrices (ah tiens, toutes les femmes assassinées étaient justement des comédiennes, tsst, tsst), il brûle sa petite sacoche noire quand le meurtrier a été aperçu portant la même et jette aux flammes son manteau maculé de sang - euh ouais, comme je suis docteur, voyez, j'avais peur des infections (ouais, c'est ça...); la vieille logeuse sent bien que c'est po clair ces histoires, mais à chaque fois qu'elle fait preuve de son malaise son mari et sa fille trouvent des explications pointues pour tenter de justifier de tels actes - sont tolérants, c'est tout à leur honneur me direz-vous... Brahm soigne parfaitement ses cadres et utilise la profondeur de champ pour faire monter la tension : Cregar et Sanders, côte à côte, faisant face à Merle... lequel va la croquer le premier...; le dos massif de Cregar, au premier plan, pendant que la petite silhouette de Merle, victime bien insouciante et sans défense, apparaît au loin -; Cregar se reflétant en triple dans le miroir (Welles prend des notes pour The Lady from Shanghai) devant lequel est assise Merle après un échange qui devrait la faire tiquer... (Elle : "You can not love and hate at the same time" / Lui : "You can, and that's the problem") et on voit mal comment ce Mr Slade pourrait finir par parvenir à se dédouaner... Faut dire que Cregar est malin : il la joue ultra soft et fait tout son possible pour charmer son petit monde avec ses bonnes manières... Il multiplie notamment les références à la Bible qui constitue son livre de chevet mais on sent bien, en tant que spectateur athée à qui on la fait po, que le type n'a pas "les mains vraiment propres"...
Jack osera-t-il se fourrer dans la gueule du loup quand il a tout Londres à ses trousses... Faut avouer que les flics sont plutôt manches - celui effrayé par des poules lors d'une chasse à l'homme... - et que la foule toute émoussée quand il s'agit de découvrir un cadavre ou d'évoquer le criminel cède rapidement à la panique dès lors que le Jack est dans les parages - il faut crier généralement quatre fois comme un cochon qu'on égorge (oui, bon) pour que les gens s'inquiètent et réagissent, c'est bon à savoir. Brahm nous concocte un final où il soigne ses jeux de lumière - le meurtrier se baladant parmi les cintres au théâtre - et ses plongées inquiétantes - les flics partant à l'assaut des échelles pour pister le tueur - et clôt son film de façon tonitruante avec coups de feu qui charclent et une ultime cascade du meilleur effet - le Jack (monstre véritablement obsédé par la "pureté") finira sa course... à l'eau... Une adaptation du célèbre tueur londonien qui passe très honnêtement la barre, sans aucun doute.
























