04 juin 2010

La P... respectueuse (1952) de Charles Brabant et Marcello Pagliero

la_pToujours à l'affût d'un subtil subterfuge pour amener mes étudiants à la littérature sans qu'ils s'endorment au bout de trente secondes, je me suis laissé tenter par cette adaptation de la pièce de Jean-Paul S..... Brabant et Pagliero ne sont pas passés à la postérité, et franchement, on ne va pas s'en plaindre. On ne parlera donc guère  de la "mise en scène" (bien grand mot - le grand moment demeurant peut-être l'instant où le sénateur (Marcel Herrand, petit patapon - j'aurais pas dû finir le whisky, hier soir...) tente de persuader la p.... d'accuser le black - les subtils roulements tambours en fond sonore - l'heure est grave, ah! - sont à l'image de la finesse générale du bazar), et à peine oserons-nous dire un mot sur le jeu des acteurs : Barbara Laage en p.... vulgos passe son temps à se mettre du rouge à lèvres et joue cette cruchasse (oui mais attention respectueuse... on sait) avec un naturel qui fait peur; face à elle, Ivan Desny (le fils du sénateur) semble sortir tout droit de l'actor's Studio (enfin, plus le magazine que le cours) et joue la colère (prenons l'air renfrogné) ou la nervosité (manipulons une cigarette, hum hum c'est original) avec un immense talent (on peut y voir une pointe d'ironie) - histoire de charger la charrette, on pourrait ajouter que c'est sûrement l'un des pires "embrasseurs" du cinéma (rarement vu des baisers aussi "secs"... et j'en ai vu pourtant). Quant aux pauv.es acteu.s noi.s qui pa.lent tous comme Michel Leeb, leurs roulements d'yeux pour exprimer... oui, la peur, et les grosses gouttes de sueur pour exprimer... oui, c'est ça, l'effroi, frôlent le tewwible stéwéotype, ce qui est un peu dommage vu le fond de la pièce... Heureusement, on est récompensé de nos efforts avec la présence, en 32ème rôle ,de Louis De Funès en petit type énervé et raciste (du haut de ses 1m08, il disparaît souvent derrière les épaules des autres acteurs mais c'est pas grave, il fera son trou par la suite). Reste tout de même la morale de la pièce - touche pas à mon pote, p..... - qui demeure forcément louable mais en tant qu'objet cinématographique, on dira que c'est uniquement un objet collector : plus utile sur une étagère pour capter la poussière que dans la platine (seule l'affiche vaut peut-être vraiment le coup d'oeil avec les deux tétons ultra saillants de notre héroïne - on s'accroche vraiment à ce qu'on peut en cas de disette...).    

resp5

Posté par Shangols à 09:34 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]


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