22 février 2021

Arrangiatevi (1959) de Mauro Bolognini

Ils sont forts ces Italiens ! ce sont les seuls, à ma connaissance, à "l'époque" bien sûr, à pouvoir, sur un sujet somme toute bénin (un déménagement), réussir le portrait d'une famille in extenso (le grand-père, le père, la mère, les deux filles, les deux fils), tout en donnant une image de la société romaine de la fin des années 50, tout en mêlant le sexe (la famille déménage dans un ancien bordel, che vergogna), la religion, la boxe, les problèmes d'habitation et de cohabitation etc... Bref, sur un point de départ somme toute... [Lire la suite]
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08 février 2021

Bubu (Bubù) (1971) de Mauro Bolognini

Mauro Bolognini adapte Bubu de Montparnasse dans les rues de... Turin et livre un nouveau portrait de femme qui oscille dangereusement entre pugnacité et dépendance. C'est en effet à Berta (Ottavia Piccolo, et son regard d'effrontée comme tout juste sortie de l'adolescence) que revient le rôle principal : elle s'échappe de cette famille de 28 enfants pour suivre son amoureux Bubu ; ce dernier a tôt fait d'organiser les choses ; il quitte son taff de boulanger et décide de mettre la donzelle sur le trottoir - sa sœur avait donné... [Lire la suite]
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05 février 2021

La Veine d'or (La vena d'oro) (1955) de Mauro Bolognini

On reprend la veine Bolognini avec cette histoire typically ritale : une mère, veuve, et son fils, droit comme un cierge de Pâques ; ils sont forcément tout l'un pour l'autre, elle le couve, elle est à lui, rien qu'à lui. Le pauvre ado ne se doute pas qu'en lui présentant un ami, l'homme en charge des fouilles au contrebas de leur jardin (la classe d'être à Pompéi), il risque bien de voir ces deux adultes vaccinés tomber l'un pour l'autre. Et ça ne manque pas, forcément... Alors même qu'une Comtesse aguerri aimerait tant le... [Lire la suite]
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12 décembre 2020

La Vénitienne (La Venexiana) (1986) de Mauro Bolognini

Bolognini nous a tant charmés dans les sixties... Cette réalisation pseudo-érotique qui tente indéniablement de mettre en valeur les seins lourds des héroïnes sent méchamment une certaine décadence... Nous voilà donc face à une adaptation d'un bouquin anonyme qui date de Mathusalem. L'histoire est bougrement simpliste : un étranger (Jason Connery, fils de), au look terriblement proche de celui de Depardieu dans Le Retour de Martin Guerre (déjà on se gausse et toute crédibilité se barre), passe une ultime nuit à Venise (beau dépliant... [Lire la suite]
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25 février 2017

Libera mon Amour (Libera, amore mio !) (1975) de Mauro Bolognini

On va finir par comprendre que j'ai une indéniable petite faiblesse pour Mauro Bolognini même si certains de ses films de la décennie seventies m'ont un peu moins charmé. Ici, on est dans du grand classique mélodramatique : une femme, fille d'anarchiste, qui n'a pas sa langue dans sa poche, va traverser la seconde guerre mondiale (ou pas) sans jamais vouloir renier ses convictions ; on serre dès le départ des fesses au niveau de la "reconstitution historique" et de la leçon de moral à venir. On a tort, parce qu'on a sans doute... [Lire la suite]
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05 novembre 2016

Les jeunes Maris (Giovani Mariti) (1958) de Mauro Bolognini

De l'influence de la gent féminine sur l'esprit festif des hommes. Ils sont cinq, ils sont jeunes, ils sont plus ou moins beaux (du classieux Antonio Cifiarello ou petit blanc bec Gérard Blain), ils font la fête jusqu'au bout de la nuit, pètent des bouteilles dans la rue, mangent des omelettes à point d'heure, prennent des bains de minuit dans la rivière du coin... Ils sont insouciants et n'ont qu'un principe : "ne pas tomber amoureux". Et puis ils rencontrent des femmes, se marient et font moins les malins. Mauro Bolognini ne... [Lire la suite]
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02 novembre 2016

Une Fille formidable (Ci troviamo in galleria) (1953) de Mauro Bolognini

Voici donc le tout premier film de Mauro Bolognini et comme on dit coup d'essai et... coup d'épée dans l'eau. Voilà ce qu'on pourrait définir comme une œuvre absolument insipide, ennuyante au possible (ouh la, tous les numéros musicaux de cette Nilla Pizzi sont à mourir... le genre de passage durant lequel tu peux tranquillement te taper une choucroute en te concentrant uniquement sur ton assiette). Puisqu'il faut y passer, résumons l'intrigue en deux lignes : un comédien raté (Ignazio Panizza et ses numéros comiques qui flirtent... [Lire la suite]
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23 octobre 2016

L'Héritage (L'Eridita Ferramonti) (1976) de Mauro Bolognini

Un bon vieux film historique familial de Mauro Bolognini porté par un casting de choix (Sanda, Quinn, Fabio Testi), une musique morriconienne sirupeuse et bénéficiant d'images saturées de filtres. On est dans la bonne vieille reconstitution (fin du XIXème avec costumes et tout) et les règlements de compte intra-familiaux qui charclent (Quinn, retraité millionnaire, conchie ses trois enfants : une opportuniste qui s'est maquée avec un fonctionnaire haut placé, un gigolo-joueur malin en business, et le petit dernier qui l'a pourtant... [Lire la suite]
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11 octobre 2016

Quand la Chair succombe (Senilitá) (1962) de Mauro Bolognini

On est encore tout retourné par ce drame romantique sans amour et par le regard de braise de la sublime Claudia Cardinale qui, même avec une coupe Playmobil (ou à la garçonne puisque l'histoire se déroule dans les années 20), est à se dammmmner. C'est d'ailleurs le sort qui attend ce pauvre Anthony Franciosa (as Emilio Brentani) qui incarne à la perfection, avec ses traits mous et son manque de verve, ce vieux garçon en mal d'aventures amoureuses. A quarante ans, ce petit employé croit tenir la chance de sa vie lorsqu'il croise le... [Lire la suite]
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30 août 2016

Les Amoureux (Gli innamorati) (1955) de Mauro Bolognini

Un Bolognini de début de carrière qui met en scène des jeunes gens qui se connaissent depuis tout petit et qui, arrivés à l'âge des amours, ont toutes les peines du monde à se dire "je t'aime"... Parce que les hommes ont toujours tendance à aller voir ailleurs et qu'ils ne retournent vers l'élue que lorsque celle-ci fait les yeux doux à un autre, parce que les femmes ont toujours tendance à vouloir se faire désirer et qu'elles ont le chic pour rendre l'élu jaloux. Bolognini parvient avec une certaine allégresse à nous transporter... [Lire la suite]
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