25 février 2017

Libera mon Amour (Libera, amore mio !) (1975) de Mauro Bolognini

On va finir par comprendre que j'ai une indéniable petite faiblesse pour Mauro Bolognini même si certains de ses films de la décennie seventies m'ont un peu moins charmé. Ici, on est dans du grand classique mélodramatique : une femme, fille d'anarchiste, qui n'a pas sa langue dans sa poche, va traverser la seconde guerre mondiale (ou pas) sans jamais vouloir renier ses convictions ; on serre dès le départ des fesses au niveau de la "reconstitution historique" et de la leçon de moral à venir. On a tort, parce qu'on a sans doute... [Lire la suite]
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05 novembre 2016

Les jeunes Maris (Giovani Mariti) (1958) de Mauro Bolognini

De l'influence de la gent féminine sur l'esprit festif des hommes. Ils sont cinq, ils sont jeunes, ils sont plus ou moins beaux (du classieux Antonio Cifiarello ou petit blanc bec Gérard Blain), ils font la fête jusqu'au bout de la nuit, pètent des bouteilles dans la rue, mangent des omelettes à point d'heure, prennent des bains de minuit dans la rivière du coin... Ils sont insouciants et n'ont qu'un principe : "ne pas tomber amoureux". Et puis ils rencontrent des femmes, se marient et font moins les malins. Mauro Bolognini ne... [Lire la suite]
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02 novembre 2016

Une Fille formidable (Ci troviamo in galleria) (1953) de Mauro Bolognini

Voici donc le tout premier film de Mauro Bolognini et comme on dit coup d'essai et... coup d'épée dans l'eau. Voilà ce qu'on pourrait définir comme une œuvre absolument insipide, ennuyante au possible (ouh la, tous les numéros musicaux de cette Nilla Pizzi sont à mourir... le genre de passage durant lequel tu peux tranquillement te taper une choucroute en te concentrant uniquement sur ton assiette). Puisqu'il faut y passer, résumons l'intrigue en deux lignes : un comédien raté (Ignazio Panizza et ses numéros comiques qui flirtent... [Lire la suite]
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23 octobre 2016

L'Héritage (L'Eridita Ferramonti) (1976) de Mauro Bolognini

Un bon vieux film historique familial de Mauro Bolognini porté par un casting de choix (Sanda, Quinn, Fabio Testi), une musique morriconienne sirupeuse et bénéficiant d'images saturées de filtres. On est dans la bonne vieille reconstitution (fin du XIXème avec costumes et tout) et les règlements de compte intra-familiaux qui charclent (Quinn, retraité millionnaire, conchie ses trois enfants : une opportuniste qui s'est maquée avec un fonctionnaire haut placé, un gigolo-joueur malin en business, et le petit dernier qui l'a pourtant... [Lire la suite]
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11 octobre 2016

Quand la Chair succombe (Senilitá) (1962) de Mauro Bolognini

On est encore tout retourné par ce drame romantique sans amour et par le regard de braise de la sublime Claudia Cardinale qui, même avec une coupe Playmobil (ou à la garçonne puisque l'histoire se déroule dans les années 20), est à se dammmmner. C'est d'ailleurs le sort qui attend ce pauvre Anthony Franciosa (as Emilio Brentani) qui incarne à la perfection, avec ses traits mous et son manque de verve, ce vieux garçon en mal d'aventures amoureuses. A quarante ans, ce petit employé croit tenir la chance de sa vie lorsqu'il croise le... [Lire la suite]
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30 août 2016

Les Amoureux (Gli innamorati) (1955) de Mauro Bolognini

Un Bolognini de début de carrière qui met en scène des jeunes gens qui se connaissent depuis tout petit et qui, arrivés à l'âge des amours, ont toutes les peines du monde à se dire "je t'aime"... Parce que les hommes ont toujours tendance à aller voir ailleurs et qu'ils ne retournent vers l'élue que lorsque celle-ci fait les yeux doux à un autre, parce que les femmes ont toujours tendance à vouloir se faire désirer et qu'elles ont le chic pour rendre l'élu jaloux. Bolognini parvient avec une certaine allégresse à nous transporter... [Lire la suite]
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22 août 2016

Chronique d'un Homicide (Imputazione di omicidio per uno studente) (1972) de Mauro Bolognini

Nous voilà donc dans la veine "sociale" de Bolognini et le moins qu'on puisse dire c'est que ce n'est pas vraiment le domaine où il excelle. Son film s'inscrit dans cette mouvance seventies qui met aux prises la police avec une certaine jeunesse communiste. Deux mondes, hein. Suite à une manif qui dégénère, un flic tue d'une balle un étudiant puis un autre étudiant déglingue un flic avec un poing américain. Le juge (l'incontournable Martin Balsam qui porte sur son visage le poids des ans et de la sagesse molle) se doit d'enquêter... [Lire la suite]
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20 juillet 2016

Metello (1970) de Mauro Bolognini

Bolognini tente une nouvelle fois d'allier revendication syndicale (du mouvement des anarchistes aux grèves générales en début du siècle dernier) et éducation sentimentale par le biais de la figure de son héros, Metello - Massimo Ranieri et ses faux airs de Richard Virenque. La lutte se transmet de père en fils et le film s'ouvre et se clôt sur des sorties de prison : entretemps, il y aura eu toute une période de lutte, lutte qui donnera un brin d'espoir à la petite famille de Metello (alors que le film s'ouvrait sur une note... [Lire la suite]
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11 juillet 2016

La Corruption (La Corruzione) (1963) de Mauro Bolognini

Dès le début des années 60, Bolognini avait tout compris à la simplicité et au manichéisme de notre triste et pauvre société : d'un côté Jacques Perrin, 17 ans, venant tout juste de finir ses études avec brio ; jeune idéaliste bourgeois, il rêve de rentrer dans les ordres pour élever en quelque sorte son esprit ; de l'autre, son pater, Alain Cuny, boss d'une grande maison d'édition, fier de sa réussite, de sa thune, de son pouvoir ; il ne souhaite qu'une chose, laisser les rênes de la boîte à son fils. La confrontation... [Lire la suite]
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09 juillet 2016

Ce merveilleux Automne (Un Bellissimo Novembre) (1969) de Mauro Bolognini

Emois adolescents, sensualité et… réalisme, voilà en quelques mots ce que l'on retrouve dans cette œuvre de la fin des années 60 de Bolognini, oeuvre qui s'inscrirait parfaitement dans le cycle "vacances en famille" en Italie. Nino, dix-sept ans, s'apprête donc à passer quelques jours de vacances dans la demeure familiale ; les oncles, tantes, cousins, cousines sont au rendez-vous mais le Nino n'a d'yeux que pour la Lollo (Gina Lollobrigida scandaleusement sexy). Il a gardé en mémoire cette nuit passée deux ans plus tôt entre sa... [Lire la suite]
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