19 mars 2009

Le Septième Sceau (Det Sjunde Inseglet) d'Ingmar Bergman - 1957

Là, c'est comme pour 8 1/2 : difficile de résumer en quelques lignes la prodigieuse profondeur de ce chef-d'oeuvre total. A chaque scène, on se dit qu'on est au summum du film, et Ingmar se dépêche de surenchérir aussitôt. Splendide visuellement, vertigineux dans son propos, parfait à tous les postes techniques (acteurs, musique, décors, montage), Le Septième Sceau est définitivement à la hauteur de sa réputation. Ce qui se joue ici, c'est la posture à adopter face à la mort. Ca se passe au Moyen-Age, en pleine épidémie de... [Lire la suite]
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01 février 2009

Face-à-face (Ansikte mot ansikte) (1976) d'Ingmar Bergman

Femme au bord de la crise de nerf, version suédoise et, qui plus est, bergmanesque : c'est pas le genre de truc à vous arracher un sourire ou à vous tordre de rire. Vous n'avez pas la patate, vous gardez un sale souvenir de votre enfance, votre mari et vos enfants vous ennuient, vous regardez l'armoire à pharmacie de travers? Ce film n'est définitivement pas pour vous et vous ferez mieux de passer votre chemin en courant. Bergman a le don pour vous plomber une journée, c'est ce qui fait résolument toute sa force. La chtite Liv... [Lire la suite]
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12 janvier 2009

Une Passion (En Passion) d'Ingmar Bergman - 1969

C'est toujours pas la fête chez Ingmar en 1969. Une Passion déborde d'une sorte de désespoir morbide, qui mélange allègrement solitude, suicide, folie, incapacité de vivre avec les autres, et animaux assassinés. Ambiance délétère et parfaitement close sur elle-même pour cet essai assez abscons sur l'impossibilité d'oublier son passé, paysages glauquissimes d'île en plein hiver, opacité troublante des personnages : on a envie après ça d'un bon vieux De Funès. C'est pourtant bien intéressant, en tout cas pendant une heure. Le jeu... [Lire la suite]
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09 janvier 2009

Bildmakarna (2000) d'Ingmar Bergman

Bien que les sous-titres anglais soient loin d'être d'une pureté cristalline, on parvient à comprendre l'essentiel de cette adaptation bergmanienne de la pièce de Per Olov Enquist (pas de lien avec un joueur de tennis, non, hein?). C'est loin de n'être "que" du théâtre filmé, tant la mise en scène est réglée comme du papier à musique, tant la caméra traque parfaitement ces personnages coincés dans une seule pièce - une mini-salle de projection. On assiste essentiellement à la confrontation entre deux femmes - une écrivaine... [Lire la suite]
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08 janvier 2009

L'Œil du diable (Djävulens öga) d'Ingmar Bergman - 1960

Projet assez bancal sur le papier, mais qui se révèle être un Bergman plaisant, L'Œil du diable n'est qu'en partie réussi. Ce qui convainc, c'est cette légère promenade dans les sentiers peu rebattus de la comédie. Ingmar sait être très léger quand il le veut, et ce film-là n'est ni plus ni moins qu'un vaudeville sophistiqué, qui se pique en plus de mettre en place une imagerie folklorique vraiment jolie. Un peu comme Le Septième Sceau, si vous voulez, mais drôle... moui... Ca se passe en enfer, avec ce qu'il faut de flammes... [Lire la suite]
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01 janvier 2009

L'éternel Mirage (Skepp till India land) (1947) d'Ingmar Bergman

Un petit Bergman de derrière les fagots pour commencer l'année. Des relations père/fils ultra tendues - c'est clair que lorsqu'on se dispute la même meuf, cela crée des anicroches au sein de la famille -, une petite envolée lyrique pleine d'amour et d'eau fraîche, un vieux navire qui s'enfonce et qui s'amuse à jouer les métaphores, il ne fait décidément pas bon rester à quai : seul le voyage est peut-être capable d'apporter un petit vent de liberté et d'espoir... On retrouve Birger Malmsten (Richard Virenque pour les amis du... [Lire la suite]
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30 décembre 2008

Il Pleut sur notre Amour (Det Regnar på vår Kärlek) d'Ingmar Bergman - 1946

Un titre joli comme une poésie de Brautigan, un ange gardien à la Capra, quelques belles scènes de baisers ou de farniente entre les amants, un noir et blanc soigné... pour un film un peu trop démonstratif pour provoquer une réelle satisfaction. C'est le second film du tout jeune Bergman qui nous conduit de faubourgs kaurismakiens à un petit cottage en bordure d'une ville où les gens sont vraiment trop méchants... Pas facile d'avoir une seconde chance, de prendre un nouveau départ pour nos deux amants gentils comme tout, sous les... [Lire la suite]
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29 décembre 2008

Le Lien (Beröringen) (1971) d'Ingmar Bergman

Pas évident au premier abord de rentrer dans ce film de Bergman tourné en anglais. On découvre pourtant rapidement qu'il s'agit d'une histoire on ne peut plus classique d'une relation triangulaire avec la Bibi au sommet du triangle, Max von Sydow dans celui du mari contrit et Elliot Gould dans celui de l'amant barbu. On s'attend au départ à une vision bergmanienne torturée et complexe du bazar, et on est finalement assez surpris de la linéarité de l'histoire. Si la fin nous laisse un peu comme deux ronds de flan (mais y-a-t-il... [Lire la suite]
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26 décembre 2008

En Présence d'un Clown (Larmar och gör sig till) (1997) d'Ingmar Bergman

Un drôle de clown blanc qui rôde dans les couloirs de cet asile et qui prend des allures de mort... Un film qui fleure l'odeur du testament... mais le clown, sodomisé, prouve que le Bergman est encore vert. Pas évident comme cela de se fondre totalement dans cet univers limité à deux décors où s'agitent l'oncle Carl avec sa jeune femme, Pauline (magnifique Marie Richardson), et un vieux professeur un peu secoué du bocal. C'est on ne peut plus dénudé, on est d'accord, mais surgissent toujours quelques petites "étincelles" de... [Lire la suite]
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24 décembre 2008

Cela ne se produirait pas ici (Sånt händer inte här) d'Ingmar Bergman - 1950

Il paraît que Bergman a interdit à quiconque de voir ce film, qu'il voyait comme une tâche impardonnable dans sa carrière. On comprendra donc l'importance de se précipiter dessus. Eh bien, ma foi, Ingmar n'a pas tort, mais pas complètement raison non plus. Cela ne se produirait pas ici n'est certes pas très glorieux, et en tout cas ne ressemble pas du tout à un Bergman movie : c'est un film de propagande déguisé sous des habits de thriller/polar/espionnage, résolument sans intérêt au niveau des personnages il et vrai, et très fade... [Lire la suite]
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