25 septembre 2012
38 Témoins de Lucas Belvaux - 2012
Notre camarade Lucas Belvaux se fouge avec entrain, et ça fait mal quand on a, comme nous, apprécié ses derniers films secs et forts. Ici, il s'érige en moralisateur sévère, en choisissant d'adopter un style Dossiers de l'Ecran pour dénoncer la lâcheté ordinaire de nos contemporains. C'est mal d'être lâche, donc : c'est ce que nous démontre et nous enfonce dans le crâne cette histoire polardière et sociale. 38 personnes assistent à un meurtre en face de leur fenêtre, et pas un seul ne réagit, n’intervient ou n'appelle la police ;... [Lire la suite]07 avril 2010
Rapt de Lucas Belvaux - 2009
Voilà un cinéma qu'on ne peut qualifier que de droit, à défaut d'autres mots. La rigueur et la simplicité légendaires de Belvaux jouent ici en plein, et le film force franchement le respect par ce mélange de modestie totale et de radicalité tenue absolument de bout en bout. Le gars filme sec, sans une once de gras, avec une honnêteté totale vis-vis de son sujet et de ses personnages, sans aucune tentation auteuriste. Belvaux, c'est l'os privé de viande, et on cherchera en vain toute trace d'ego dans cette mise en scène qui s'efface... [Lire la suite]18 février 2007
La Raison du plus Faible de Lucas Belvaux - 2006
La Raison du plus Faible est un film à l'ancienne sans être du cinéma de papa, ce qui est assez rare pour le remarquer. Tout comme dans le très réussi Cavale (le seul bon film de sa trilogie, dirais-je), Belvaux va faire un tour du côté du cinéma de genre, en l'occurence le polar, mais un polar genre Melville, dans son radicalisme froid et sa rigueur. C'est un film de "casse", genre à lui seul, mais ici on est à 10000 bornes du côté glamour de Mélodie en Sous-sol. Belvaux filme la Belgique dans sa grisaille, dans son... [Lire la suite]
