11 décembre 2009

Cargo 200 (Gruz 200) (2007) d'Aleksey Balabanov

Cargo_087

Dès que la vodka coule à flot, on peut s'attendre au pire dans l'humour noir et le côté déjanté chez nos amis les Russes. Situé au début des années 80 (en 84 pour être précis), adapté (!?) soi-disant d'événements réels, Cargo 200 est une plongée dans le côté sombre et glauque d'une petite ville de province soviétique. Si on commence plutôt doucement entre discothèque vintage et bistro de campagne où il faut prier pour ne pas tomber en panne de bagnole (ne JAMAIS accepter un verre en rase campagne russe, jamais, surtout quand les autochtones semblent descendre en droite lignée de la famille Frankenstein - des Frankenstroff ou un truc dans le genre), on dérape rapidement dans le meurtre, le kidnapping, le viol et encore le meurtre... Quand je dis on dérape, ce n'est pas un euphémisme puisqu'un type qui bosse dans la police (c'est les pires, je l'ai toujours dit) dézingue un pauvre émigré viet, introduit une bouteille vide dans l'intimité d'une jeune fille vierge (il faut bien appeler un chat un chat), l'attachera à un lit en compagnie de plusieurs cadavres (olé!) avant de se prendre lui-même une bonne charge de plomb... Malgré la musique rock ultra pimpante qui s'invite à la moindre image, nos premiers petits rires grinçants laissent rapidement la place à de petits grincements de dents désabusés. La société russe est starbée à ce point ou c'est seulement ce réalisateur qui finirait presque par se repaître de ces situations certes totalement farfelues mais franchement peu ragoutantes ? Je ne suis pas le dernier des clients dans le caustique mais franchement il y a des limites dans cette complaisance à vouloir épater la galerie... (parce que Balabanov, on sent bien que, quelque part, cela doit l'amuser de mettre en scène cette violence de bas étage - sinon...). Je relis ma chronique lapidaire sur l'un de ses précédents films et le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne compte pas vraiment parmi ses fans. Un méchant petit arrière goût de vodka frelaté, tout ça tout ça.    

gruz200   

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02 juin 2007

Des Monstres et des Hommes (Pro urodov i lyudey) (1998) d'Aleksei Balabanov

t13983o3cs3Au début du siècle, des hommes louches photographient dans des décombres ou filment dans des apparts des jeunes filles fessues se faisant fouetter par une grand-mère, ou encore des enfants siamois nus (je vois pas trop le rapport sinon que ce n'est po commun?!); un film aux couleurs sépia pour faire genre "super vieux" mais qui tourne à vide de bout en bout: l'image est plate et sans relief, les histoires d'amour contrarié ou les meurtres sont sans aucune substance, bref un truc chromo, à peigne digne d'un téléfilm de France Picardie, durant lequel on s'ennuie terriblement - la chair, même celle de fesses féminines, peut être triste... Les Russes aussi peuvent faire des bouses, comme quoi... Je retourne à Jack Bauer qui t'aurait fessé tout ça! 

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