Shangols

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11 août 2009

Le Coup de Foudre (It) (1927) de Clarence G. Badger (achevé apparemment par Joseph von Sternberg non crédité)

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Film dévoué indubitablement au joli minois de Clara Bow qui endosse ce rôle de Betty Lou avec tout le pétillement qu'on lui connaît - dommage tout de même qu'elle soit affublée d'une grosse moumoutte choucroutée qui laisse à penser que les coiffeurs de l'époque avaient autant de goût qu'une tomate chinoise. C'est l'histoire éternelle de la chtite vendeuse dans un grand magasin qui rêve de sortir avec son richissime vlcsnap_763569patron, le gars Waltham. Ca tombe plutôt bien parce que la Betty a du "it", genre de truc indéfinissable qui fait tomber les hommes comme des mouches. Forcément, au départ, le boss a du mal à la remarquer et notre Betty de charmer le bras droit de son patron, l'excellent William Austin, une tête de poisson-chat avec des yeux plus transparents qu'une bande de cellophane. Un dîner au Ritz avec le William à côté de la table du boss accompagné de sa blonde et quelques oeillades de Betty suffisent pour que Mister Waltham soit prêt à vendre père et mère - et blonde - pour faire sa connaissance. Betty mène bien sa barque et ne tarde point à passer une soirée dans une fête foraine avec son supérieur. Youplaboum, on se goinfre de hot-dogs et on s'amuse comme des ouf avec des jeux interdits dorénavant dans nos foires à cause, sûrement, des sottes blessures qu'ils ont dû occasionner... 

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Le retour à la casa, le baiser qui se prépare et le boss de se manger une claque de sa race : Betty a de la dignité, Monsieur, faut pas la prendre pour une greluche qu'on emballe comme un jambon à la fin d'un concours de belote. Enfin, comme elle est raide dingue du Waltham, elle reviendra vite vers ses croquettes Friskies; malheureusment, un quiproquo un peu bêta monté en épingle par un journaleux - Gary Cooper, 12 ans - va faire croire au boss que la Betty a déjà un bébé et là forcément, ça refroidit. Betty ronge son frein mais repart à l'attaque en se cachant dans le yacht du gars pour tenter de noyer les incompréhensions. Happy end ? J'espère que vous plaisantez.

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On sent bien que le caméraman est aimanté par le regard de la star en route pour la gloire. Quelques scènes un peu olé-olé (la robe de Betty qui passe cul par dessus tête dans un jeu à la con lors de la fête foraine (il y a même une envolée de jupe digne de Marylin lorsqu'elle se redresse mais vite fondu au noir), notre gazelle en soutif lorsqu'elle se "découpe" une robe au sens propre, Betty en secrétaire qui se vautre littéralement sur le bureau du boss - ah, belle époque - ou encore notre star qui fait un concours de robasse et de bas mouillés en s'accrochant à l'ancre du bateau - Freud devrait avoir des tonnes de trucs à dire sur cette image), un William Austin toujours au taquet pour faire des grimaces et apporter du piment à cette légère comédie romantique (la réplique du film, à son sujet : "Lui, le père de cet enfant!!! Il serait même pas capable de donner naissance au moindre soupçon!") et même si la trame est terriblement convenue et un peu plate, le rythme est relativement enlevé et le film de passer comme une lettre à la poste. Clara Bow décoche asurément une des meilleurs flèches de son arc (mais brûlez-moi cette perruque, par pitié!)   

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Posté par Shangols à 07:08 - BADGER Clarence G. - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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