Shangols

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23 novembre 2009

Funny People (2009) de Judd Apatow

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Comédie douce-amère à la sauce américaine ? Les films de Judd Apatow, et j'en suis navré, ne me font non seulement pas rire (du régressif bien lourd à la vanne vulgaire), mais surtout ne me parlent guère... Même quand il se lance ici dans l'histoire d'une grande star comique (Adam Sandler, 25 divisions sous Desproges) qui apprend soudainement qu'il va mourir (humour noir, attention prends garde à toi !), l'émotion reste au placard. Faut dire qu'on reste finalement dans du mélodrame ultra-convenu : la star se rend compte que, dans son merveilleux royaume, elle est toute seule. Elle va donc se louer un ami (Seth Rogen) et tenter de renouer les liens avec sa famille, ses connaissances du passé, son ex... Eh oui, l'argent ne fait pas le bonheur et Apatow découvre bien naïvement cet adage. Sandler aura une seconde chance avec son ex tant aimée, mais comme elle est mariée, avec deux enfants, c'est mal de briser un ménage (on peut rire de tout sauf de la morale bien pensante...). En plus, bien que guéri, Adam continue d'être super égocentrique et lourde son compagnon de route comme un chien... C'est jamais drôle, jamais touchant, diablement long (2h30!!!!!) ultra téléphoné et, à l'image des personnages qui passent leur temps libre à se regarder eux-mêmes dans leur propres films, ça se regarde méchamment le nombril. Adam Sandler et Seth Rogen font rire aux larmes leur public avec des blagues à deux balles qui volent le plus souvent au niveau des couilles (quitte à faire dans le graveleux, autant essayer d'être un peu créatif...) - voilà pour le côté comédie qui me laisse de marbre -; Adam Sandler n'a po d'amis et Seth Rogen po de copine, ce qui n'est pas vraiment étonnant tant le monde alentour semble exister uniquement pour admirer leur génie comique - Apatow compris, forcément. Leur crise existentielle n'est pas vraiment surprenante quand on se comporte à quarante ans comme à douze... C'est toujours le même principe (depuis 20 ans maintenant ?) de ces jeunes adultes qui peuvent po grandir, et comme Apatow n'a rien de nouveau à nous apprendre, le film tourne terriblement en rond - le petit côté "profond" qui me laisse pantois. Admettons-le, cette "nouvelle comédie américaine" avec Apatow en chef de file me passe totalement au dessus - ou en dessous, juste sous les couilles, lol (oups...).      

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Posté par Shangols à 04:31 - APATOW Judd - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 janvier 2009

En Cloque, Mode d'emploi (Knocked Up) de Judd Apatow - 2007

en_cloque_6Je découvre enfin ce fameux Judd Apatow qu'il est visiblement de bon ton de considérer comme un génie, et du coup je continue mon exploration récente de la comédie américaine du XXIème siècle. En Cloque, Mode d'emploi : sous ce titre français d'une poésie toute rimbaldienne se cache donc une petite chose sans conséquence sur la responsabilité et les affres de la procréation. Contrairement à ses homologues, qui cherchent quand même à pondre des scénarios élaborés, Apatow se contente d'une non-histoire : lors d'une soirée trop arrosée, Ben, ado attardé, met enceinte Alison. Et après ? ben rien, juste ça. On va suivre pendant plus de 2 heures (oui, il y a 45 minutes de trop) le difficile apprentissage du gusse pour devenir respectable, et de la donzelle pour reconnaître son amour envers ce nounours aux goûts douteux. Heureusement, au bout du compte, ces deux-là finiront par devenir un couple de WASP moyen, avec lit à barreaux à 1400 dollars et responsabilité parentale au taquet.

D'après ce qu'on m'avait dit de Judd Apatow, je m'attendais pour le moins à ce que le résultat soit plus trash. Là, on a bien droit à de bonnes vannes douteuses, à base de pets surtout, on a droit à une bande de copains régressifs assez marrante, on a droit à une peinture du couple contemporain parfois décalée, mais on a surtout droit à une vision hyper-coen_cloque_8nventionnelle de la société, où l'homme est forcément inconscient de sa charge et la femme forcément hystérique, mais où tout se finit dans le sourire béat du bébé trognon. Apatow serait un bon vieux petit-bourgeois que ça ne m'étonnerait pas ; c'est en tout cas l'impression qu'il donne en ne laissant jamais la part de mauvais goût de son film prendre sa place : toutes les tentatives en ce sens sont étouffées dans l'oeuf, pour développer une sorte d'esthétique romantico-mièvre des rapports amoureux. Quant aux vrais sujets qui fâchent (l'avortement, le refus de la parentalité), ils sont bien cachés dans l'ombre pour ne pas choquer l'adolescent béat vers lequel ce film est visiblement dirigé. On rigole souvent, c'est vrai, grâce surtout aux dialogues qui ne s'embarrassent pas de second degré, mais la layette du bébé reste immaculée jusqu'au bout. Ca, contemporain ? Ca, régressif ?

Posté par Shangols à 22:51 - APATOW Judd - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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